L’affaire des « pigeons »

par · 5 octobre 2012

Il fut un temps où les grèves des camionneurs faisaient capoter le gouvernement Allende. Aujourd’hui la mobilisation sur le net des patrons des start-up fait reculer le gouvernement.

Si la mesure préconisée allait à l’encontre de la philosophie gouvernementale, visant à soutenir le secteur productif contre la rente, la méthode et le soubassement démontre parfaitement le rapport de force en jeu.

Nos camionneurs des temps modernes portent la philosophie du patronat et de la droite: non à la taxation des dividendes. On peut augmenter l’impôt, la TVA, la CSG mais pas taxer le capital. Les tenants du capital se sont engouffrés dans la faute pour imposer une correction dont ils espèrent qu’elle fera jurisprudence pour la suite.

Alors nous voilà prévenus ! La grande confrontation sur la taxation du capital a commencé. Le capital ne veut pas le principe de la taxation égale des revenus et du travail. Ce fut le message de ces pigeons voyageurs…

catégorie Ecrits, Expressions

Les commentaires2 Commentaires

  1. topaz dit :

    Si la cote de l’exécutif baisse dans ce premier automne socialiste, c’est aussi quelque part parce que le français moyen, l’électeur de base, ne perçoit pas dans son quotidien le changement annoncé que, lui, espérait au premier degré. Les prix du gaz augmentent, ceux du fuel domestique s’envolent. Les taxes qui devaient baisser et impacter le prix du litre n’ont pas été revues à la baisse. Quid de l’essence ? Le langage de campagne Sapin/Hollande de TICPE contrôlée n’est plus d’actualité. Idem pour les impôts à venir etc. etc… Les Français sont inquiets et peu enclins à consommer. La crise est là, elle l’était à la fin du précédent quinquennat. Sauf que dans la liesse de l’alternance enfin possible, vous avez promis aux Français « le Changement » mais vous ne leur avez pas dit la vérité. Et c’est vous, aujourd’hui, qui êtes les pigeons piégés.

  2. topaz dit :

    Les Pigeons sont à l’image des « Oiseaux » d’Hitchkock. Ils sont en colère. Ce sont tous ces pigeons, perchés sur des arbres très différents, loin des intouchables du CAC 40, qui sont les témoins de la vitalité économique de notre pays. Ils ont besoin qu’on les aide à devenir encore plus compétitifs, pas qu’on les plume, qu’on les décourage, qu’on les persécute, qu’on les extermine. Le chômage est au plus haut, la cote de l’exécutif au plus bas. Laissez respirer les pigeons. Ils ne portent pas la philosophie du patronat, ils réagissent en chefs d’entreprise. Alors, faîtes les bons choix dans votre gestion de l’économie, elle n’est ni de droite ni de gauche, elle est bonne ou mauvaise. Votre phobie des riches vous perdra. Elle est comme l’arbre à abattre qui vous cache la forêt à sauver … Dans le contexte, la politique socialiste devrait être, à défaut d’une parenthèse enchantée, beaucoup plus nuancée dans son action. Vous n’avez pas de galop d’essai, vous n’aurez pas d’oral de rattrapage. C’est bien pour cette raison que le choix du président élu par la gauche, dans ce retour au pouvoir chèrement acquis après tant de ratés, était crucial !