Dakar : discours pour une nouvelle ère

par · 12 octobre 2012

François Hollande a prononcé un discours historique devant l’Assemblée nationale du Sénégal. Il a rendu hommage à sa démocratie exemplaire. Il a renvoyé aux oubliettes de l’histoire le discours honteux de N. Sarkozy, prononcé en 2007 dans cette même capitale.

Ce discours sincère de vérité et de respect fait honneur à la France et ouvre l’ère d’une solidarité authentique avec le continent africain.

Le Parti socialiste partage la conviction du président que l’Afrique est le continent de l’avenir. Il se tiendra toujours aux côtés des démocrates africains confrontés aux défis posés au développement, au progrès social et à la justice, au respect des droits de l’homme et à la démocratie.

Les commentaires5 Commentaires

  1. topaz dit :

    On peut avoir des convictions, des intuitions, des doutes aussi. Comme dans toutes les décisions prises dans l’intérêt général, il peut y avoir des exceptions, des cas particuliers. A la fin du mois nos élus devront néanmoins décider. Toujours à l’écoute sur le sujet, un témoignage de vécu dans la vraie vie recueilli ce soir :
    Une femme homosexuelle dentiste décide, d’un commun accord avec un ami homme homosexuel, d’avoir un enfant par insémination artificielle. L’enfant naît et grandit. Il sait qui est sa mère, il sait qui est son père. La semaine il vit avec sa mère et sa compagne. Il passe le week-end chez son père et son compagnon. Aujourd’hui ce petit bonhomme a 9 ans et n’est pas bien dans sa petite peau. Il a changé plusieurs fois d’école, été refusé dans d’autres. Il devient a-social et violent et ne supporte pas le regard des autres sur sa vie. A la maison, tout va bien. A l’extérieur, rien ne va plus. Il n’a que 9 ans …
    Un cas isolé, peut-être. Un cas fréquent aussi dans un foyer hétérosexuel. Juste un enfant difficile ? Comment savoir ?
    Dans 10 jours une décision sera prise. Où sont les statistiques, les études ? Pourquoi n’en est-il pas fait état ?

  2. topaz dit :

    PMA – Dominique Bertinotti a raison. Ce sujet doit trouver une réponse et toutes les questions de la parentalité méritent d’être abordées. Je rajouterais « maintenant ». Marisol Touraine nous dit qu’il faut réfléchir. Depuis 6 ans, on réfléchit. Le 1er ministre peut éviter cette nouvelle fronde. Qu’il le fasse. Pourquoi remettre à « ultérieurement » ce qu’on peut décider tout de suite ? Inclure la PMA dans le texte de la fin du mois, c’est aller au fond de ce dossier, au bout de la logique, refuser l’hypocrisie. L’exclure, c’est honorer une promesse de campagne et refuser à jamais aux femmes quadragénaires concernées le droit de donner la vie. Une réflexion bio-éthique ?

  3. topaz dit :

    Il parait difficile de dissocier adoption et procréation médicale assistée. Si la législation française fait ce pas en avant sur le mariage et l’adoption, elle doit purger le sujet et inclure la PMA. La loi ne peut obliger une femme à adopter alors qu’elle peut donner la vie.

  4. topaz dit :

    Sur le même sujet, hors-sujet de ce post mais d’actualité, les homosexuels eux-mêmes sont très partagés, même si concernés au premier chef. Certains ne voient pas l’intérêt de légaliser le mariage ni de légiférer sur l’adoption, et sont très bien avec le PACS. D’autres veulent tout et tout de suite. C’est un sujet complexe qui ne pose pas les mêmes questions si un ou des enfants sont déjà présents dans la cellule familiale. Toujours dans l’intérêt de l’enfant, il faudrait sécuriser son avenir et les tracas du quotidien (signer un carnet scolaire, prendre une décision grave à l’hôpital etc…) en autorisant l’adoption par le deuxième parent. C’est à ce stade-là qu’il faut s’interroger, puisque si un couple de deux hommes ou deux femmes souhaite adopter, ils peuvent déjà le faire en tant que célibataires qui remplissent les critères.

  5. topaz dit :

    Puisque le débat sur le mariage homosexuel et l’adoption revient sur le devant de la scène, ci-après une réflexion écrite sur ce thème il y a plus de 5 ans à l’heure où un responsable socialiste avait initié le sujet (primaire 2006) et suggéré déjà à l’époque ce qui sera certainement voté en 2012 … Depuis, nous avons plus de recul, probablement des statistiques récentes. Aujourdhui, je suis plutôt favorable aux deux parce que, dans la législation française, un célibataire a le droit d’adopter un enfant, et aussi parce qu’il y a une forte probabilité que l’homosexualité soit d’origine génétique et donc hermétique à l’environnement proche.

    Homoparentalité – Dés pipés ! Sexualité volée !

    Depuis que DSK s’est jeté à l’eau, l’encre coule et s’écoule sous le pont homo … Tous derrière et l’enfant devant ! Le courant, paisible ou rapide, clément ou hostile, inexorablement nous entraîne et nous oblige à nager, à réfléchir, à s’engager. Pensons un peu à l’avenir sexuel de l’enfant. C’est un devoir moral de société qui relève du bon sens politique. Si un couple homoparental peut apporter à un enfant le même amour et l’entourer des mêmes attentions, qu’en est-il de la perception psychique par un être tout neuf et fragile qui grandit dans le contexte de la cellule familiale ? L’environnement émotionnel de la petite enfance est primordial et conditionne l’équilibre d’un enfant. Dans la vie au quotidien d’un couple, l’enfant est aux premières loges. Il n’est pas un petit animal de compagnie. Il est le témoin, le spectateur, intelligent et observateur, de la tendresse, des signes et gestes d’amour échangés par ses parents. Il a devant lui un schéma qu’il reproduira, lui-même, plus tard.

    Si l’homosexualité est une préférence sexuelle, elle n’en demeure pas moins une déviation relationnelle, marginale dans notre société. Preuve en est la difficulté, souvent la douleur, des parents à accepter ce choix de la part de leurs enfants. Chaque adulte est libre de sa sexualité, mais a-t-il le droit d’influencer et d’infléchir celle d’un enfant ? Dans le cocon familial il n’en a pas toujours la maîtrise de l’intimité. Pour un petit, l’habitacle parental est inviolable. Il est une entité, un modèle, un exemple à suivre, un repère infaillible, une référence expression de la seule vérité. Aussi un enfant élevé, certes avec amour, dans l’homoparentalité ne sera-t-il pas plus enclin, par mimétisme résultant d’une projection de son quotidien, à « mugueter » dans la cour de son école un camarade du même sexe que lui, et à développer cette inclination dans sa vie future ? Peut-être, peut-être pas, mais posons-nous simplement la question, avec les yeux et le coeur de l’enfant que nous avons tous été un jour. Là est le problème, le seul important dans le respect de l’innocence et du droit de l’enfant à apprendre, à son rythme, les choses de la vie.

    Nous n’avons, aujourd’hui en France, ni statistique ni recul sur cette possible évolution? Nous savons tout au plus que les jeunes enfants élevés dans une cellule homoparentale ne semblent pas perturbés, mais quelle sera leur identité sexuelle demain ? Feront-ils jouir une femme, un homme, les deux ? Ou seront-ils des oiseaux blessés à vie avec la bénédiction de la société ? Laissons-les grandir. Ils nous raconteront … Peut-être nous surprendront-ils ! En attendant, il nous reste le temps de la réflexion. Elle est essentielle.