François Hollande et l’euroréalisme

par · 17 octobre 2012

Le Président de la République a dessiné dans une interview au journal Le Monde l’Europe raisonnable qu’il appelle de ses vœux. Ni le bond institutionnel fédéraliste ni le refus d’avancer, mais l’intégration solidaire faite de croissance, de gouvernance de la zone euro et de coopération renforcée.
Le Président place la France au centre de la zone euro entre ceux qui veulent une gestion vertueuse et ceux qui souhaitent une solidarité. Il place la France entre ceux qui veulent avancer dans le cadre de la zone euro et ceux qui veulent garder l’Europe à 27. Tout en dotant l’Europe d’un budget financé sur la taxation des transactions financières. Une Europe recentrée sur ses fondamentaux. C’est une démarche à la fois constructive et réaliste. Il y a là une réponse pragmatique sous-tendue par l’objectif de sortir de l’ornière. C’est beaucoup plus praticable que le document Westerwelle agissant pour le compte de Madame Merkel. C’est l’euroréalisme de François Hollande, la France comme trait d’union de la zone euro et entre celle-ci et les 27 via l’intégration solidaire. Et c’est bien vu !

 

Les commentaires4 Commentaires

  1. topaz dit :

    Encore un mot … c’est excellent dans le Figaro de ce jour !

  2. topaz dit :

    Une politique pénale spécifique à l’île … Là, vous dégainez trop vite. Take care à l’effet boomerang !

  3. topaz dit :

    La Corse est une ile magique, qui fait partie de la France. Et pourtant, réglements de compte et plasticages se succèdent, hors-norme. J’ai personnellement passé deux heures Place Beauvau dans le cadre d’une enquête post-plasticage. A la décharge des autonomistes, ils sont plutôt tolérants et introspectifs envers les continentaux qui respectent les codes (comportement, discrétion, respect du littoral …). A l’inverse, ils peuvent lancer un code rouge et être impitoyables (critiques en lieux publics, extensions de propriété et dépôts de permis jugés par eux abusifs). Manuel Valls veut sévir. C’est tout à son honneur. Mais comment va-t-il faire pour se faire entendre par des autonomistes, aussi déterminés que minoritaires, qui prennent pour cible leurs cibles et leurs avocats, qui amalgament dans la violence leur terre et leurs actes, qui refusent toute interférence de leur pays sur leur île ? Le problème corse existe. Il est complexe, il est dangereux, mêlé de rivalités et de protections. Il échappe aux règles, il enfreint la loi, il répond omerta à toute velléité de sanction. Tous les audits ont échoué. La Corse restera la plus belle île du monde et le plus grand problème de la France, avec ses drames et ses douleurs, comme un fusil … à répétitions.

  4. Rosalie dit :

    Bonne feuille de route!
    Il reste maintenant à passer à la pratique.
    Il faudra se montrer convaincant et fin négociateur.