Congrès du PS: dépêche AFP

par · 27 octobre 2012

Les socialistes doivent « rendre coup sur coup » et se « montrer très combatifs » face à une situation économique et sociale « difficile » et « épouvantable » sur le plan « politique et médiatique », a déclaré samedi à l’AFP Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS.

« Nous sommes entrés dans une situation difficile sur le plan économique et social, et épouvantable sur le plan politique et médiatique.

Maintenant, il faut rendre coup sur coup et se battre pour le redressement de la France », a-t-il souligné.

« Le Congrès (du PS à Toulouse) arrive au bon moment pour relancer les socialistes, les rassembler et se montrer très combatifs », a-t-il ajouté.

« Le temps de la contre-attaque est venu. Ca a un peu tardé. On est restés un peu sur nos lauriers de la victoire présidentielle et législative », a remarqué le secrétaire national du PS.

« Nous avons pensé que la victoire était suffisante et nous n’avons pas perçu, à la fois le drame des déficits publics, nous n’avons pas compris que la droite n’acceptait pas notre victoire et nous n’avions pas intégré que les médias seraient impatients », a ajouté Jean-Christophe Cambadélis.

« A la rentrée, la situation s’est détériorée et puis il y a eu une succession de difficultés gouvernementales. Donc, nous avons été mis sur la défensive », a-t-il analysé.

Interrogé sur Harlem Désir, Jean-Christophe Cambadélis, qui avait tenté lui aussi de prendre la tête du PS, a estimé que le nouveau premier secrétaire se devait notamment de « maintenir l’unité et appeler à la mobilisation des socialistes » pour soutenir le gouvernement.

« II est plus facile pour Harlem Désir de rassembler le PS que ce ne l’a été pour Martine Aubry, qui sortait du congrès de Reims. Aujourd’hui, la querelle de leadership est réglée » depuis l’élection de François Hollande à la présidence, a-t-il relevé.

Le Conseil national, le « parlement » du parti, « est morcelé dans ses personnalités mais aujourd’hui tout le monde est +hollandais+, donc ça facilite le travail », a-t-il conclu.

 

Les commentaires1 Commentaire

  1. Patrick P. dit :

    Il faut reconnaître aussi que le paysage médiatique français est ce qu’il est : La plupart des médias privées, lus, vus ou écoutés par une majorité de nos concitoyens, n’ont pas changé le point de vue sarkozyste qui était le leur. Et l’audiovisuel public se montre d’autant plus critique vis à vis du nouveau pouvoir qu’il lui faut montrer son indépendance pour éviter les reproches des premiers.