L’impossible rénovation de l’UMP

par · 20 novembre 2012

Jean-François Copé l’emporte donc de 98 voix. Nous sommes loin des 2000 annoncées la veille. Fruit du recollement des votes ou d’une négociation ? L’avenir le dira. Mais Jean-François Copé gagne une moitié du parti. Il sera tributaire du bon vouloir de François Fillon qui a annoncé la crise politique et morale de l’UMP. Se drapant dans l’unité, l’ancien premier ministre prépare déjà sa candidature à la primaire de 2016. Le président de l’UMP doit maintenant faire face au Front National sur sa droite et à l’UDI sur le centre, en plus de l’opposition latente du camp filloniste. Il ne peut pas faire l’inventaire du Sarkozysme. D’abord parce qu’il a juré fidélité et que François Fillon s’en emparerait. Mais surtout parce que la motion Pelletier est trop forte. Alors l’UMP ne pourra ni tirer le bilan de Sarkozy, ni régler la contradiction droitisation / alliance centriste. Tout se jouera lors des élections municipales où Copé a fixé le graal de la reconquête. En attendant ne pouvant rien régler, il va tenter de maintenir l’unité par une opposition frontale. Nous voilà prévenus.

catégorie Ecrits, Expressions

Les commentaires3 Commentaires

  1. Farida dit :

    je ne pense pas que nous vivions une crise morale de l’UMP. Je crois au contraire que c’est une crise pour une moralisation. Il est fort possible que se dessine déjà une portion claire des Français pour à la fois la souveraineté de la France et pour le rassemblement de toutes ses communautés.
    C’est une rupture nette avec le Sarkozysme et ce qui en a dégénéré, Jean-François Copé.

  2. Patrick P. dit :

    Que le nouveau président de l’UMP soit monsieur Copé a l’immense mérite, pour les Socialistes, pour la gauche, pour les progressistes, pour les républicains, pour les Français, que les choses soient claires de ce côté-là.

  3. BA dit :

    Mardi 20 novembre 2012 :

    Fillon : « Cette fracture est à la fois politique et morale ».

    A l’issue de la proclamation des résultats de la Cocoe, l’ex-Premier ministre a pris acte lundi soir de sa défaite face à Jean-François Copé pour la présidence de l’UMP, en soulignant la « fracture à la fois politique et morale » au sein du parti, ajoutant qu’il se prononcerait sur son propre avenir « dans les jours qui viennent ».

    « Je prends acte du résultat, j’aurais préféré m’en satisfaire (…) Au-delà des nombreuses irrégularités de ce scrutin que j’aurais pu contester, ce qui me frappe surtout ce soir est que la fracture qui traverse notre camp politique est désormais manifeste, cette fracture est à la fois politique et morale. La réduire et la dépasser, tel est l’objectif que désormais je m’assigne. Je ferai connaître dans les jours qui viennent les formes que prendront mon avenir et mon engagement politique », a-t-il déclaré depuis son siège de campagne parisien du 7e arrondissement.

    UMP : « Plus jamais ça » pour Laurent Wauquiez.

    « Plus jamais ça. C’était juste médiocre », a réagi mardi Laurent Wauquiez, soutien de François Fillon, au lendemain de la campagne pour la présidence de l’UMP, qui s’est soldée par la défaite de l’ancien Premier ministre face à Jean-François Copé.

    « Je ne suis pas fier parce que le spectacle qu’on a donné au cours des deux derniers jours était au fond aussi pitoyable que grotesque », a réagi sur Radio Classique le député UMP de Haute-Loire, en dénonçant « une somme d’irrégularités (…) à faire pâlir n’importe quelle démocratie naissante ».

    http://www.romandie.com/news/n/UMP_Plus_jamais_ca_pour_Laurent_Wauquiez201120120928.asp