Nationalisation des agences de notation !

par · 20 novembre 2012

Rien ne justifie que le monde de l’économie soit dirigé par ce que Monsieur Trichet dénonçait comme « une petite structure oligopolistique ». Rien ne justifie l’existence d’agences privées qui sont à la fois juge et parti. Elles n’ont pas les moyens humains de leur analyse. Lorsqu’on les comparent au FMI, elles sont des agents idéologiques. Les agences ne sont pas indépendantes. Fitch est controlée a 60% par la holding Fimalac, propriétaire de Vega finances. Et c’est le groupe Hearst corporation qui détient le reste. Moody’s a parmi ses actionnaires le fond Berkshere hathaway inc lui-même propriété de Warren Buffet. Standar and poor a été acquis par le groupe d’édition Mc Graw-Hill qui publie Business-Week. On imagine ce qui structure idéologiquement les agences. En plus, elles sont rémunérées par ceux qu’elles notent. Enfin, les gendarmes de la Bourse ont plusieurs fois pointé les conflits d’intérêt. Quant à leur fiabilité on peut en douter après le scandale Erron, la crise des subprimes, ou la notation de Lehman brother avant son effondrement. Pourquoi dans ces conditions laisser un oligopole ruiner un pays. La France est fiable dans ses statistiques via la Cour des comptes. Ses finances sont controlées par des commissions présidées par un membre de l’opposition. On nous dira vous cassez le thermomètre, non nous nous débarrassons du clystère libéralisme financier.

Les commentaires5 Commentaires

  1. topaz dit :

    Un dialogue de sourds dans un vaudeville ubuesque … C’est mieux que Dallas au PS ! Des médias qui ne font pas, objectivement, leur travail d’analystes politiques. Ras-le-bol de l’option du recours qui n’est pas le sujet à ce stade. C’est la COCOE qui a fait une grave erreur de comptage et qui s’en dédouane tout en la reconnaissant … JF Copé est ridicule lorsqu’il fait l’amalgame de 1400 voix d’électeurs, qui se sont déplacés pour voter … pour rien, et les irrégularités supposées dans la fédération de Nice. ça vole pas haut. D’un côté, un destin pour ses idées, de l’autre, une carrière pour soi-même, entre les deux, un fossé sidéral ! Quoiqu’il arrive demain, François Fillon sortira par le haut de cet affrontement mais à quel prix ? Le premier parti français d’opposition aura toujours un pied dans le vide et l’autre dans rien. Pour combien de temps ? C’est amusant comme l’Histoire s’inverse et s’amuse. Aubry/Royal ont réussi à se tolérer, Fillon/Coppé c’est pas gagné !

  2. topaz dit :

    D’accord avec vous, Camba. A ce stade il faut re-voter, car il ne sortira rien de positif d’un tour de table.

  3. topaz dit :

    Le président de la COCOE ne peut plus revenir sur les résultats ! On rêve. Si c’était par l’absurde 3 fédérations de France métropolitaine qui avaient été omises dans le comptage, tiendrait-il le même langage ? Nos compatriotes des îles sont-ils de sous-électeurs ?

  4. topaz dit :

    Frédéric Delpech déraille complètement sur LCI. On ne peut pas tout-à-fait comparer Aubry/Royal 2008 et ce qui est en train de se passer à l’UMP. La fraude et les irrégularités ont existé en 2008 et aussi en novembre 2012. Elles ne sont pas quantifiables, donc difficiles à contester. En revanche, que les votes de 3 fédérations n’aient pas été comptabilisés par oubli, c’est quantifiable et apparemment reconnu. Fillon a raison, il veut un comptage juste. C’est le principe d’une élection, le respect des militants.

  5. Patrick P. dit :

    A moins que justement les avis de ces agences soient utiles, mais à l’exact rebours de ce qu’elles prétendent donner comme information ou comme leçon…