UMP: L’odeur de la scission

par · 22 novembre 2012

La culture bonapartiste s’accorde mal avec la démocratie partidaire. Les procurations, les tripatouillages de toutes sortes ont eu raison de l’imitation des primaires citoyennes du Parti socialiste. Aujourd’hui tout indique que nous sommes au bord de la scission à l’UMP. Il y a fracture morale évidemment mais aussi stratégique entre les deux droites. Après les péripéties du jour où la commission (COCOE) avait oublié 3 fédérations, rien que cela ! Et en présence des deux camps autour de la table en plus. Quand on pense que les mêmes nous traitent d’amateurs… Bref, Jean-François Copé a présenté une fin de non recevoir à François Fillon. Et son « Monsieur Fillon » sonnait comme un « tu ne fais plus partie des nôtres ». François Fillon de son côté exigeait une médiation ou le contentieux, ce qui voulait dire « Copé démission ! » qui avait peu de chance d’être entendu. Donc François Fillon n’ayant pas gain de cause, il ira au contentieux ou une nouvelle élection sera proposée. On imagine l’ambiance. En attendant, le plus probable c’est la lente autonomie des 140 députés. Donc ce soir ce conflit a une odeur de scission.

catégorie Ecrits, Expressions

Les commentaires3 Commentaires

  1. BA dit :

    Vendredi 23 novembre 2012 :

    Présidence de l’UMP : François Fillon lance : «Un parti, ce n’est pas une mafia»

    8h00 : François Fillon estime qu’«un parti, ce n’est pas une mafia»

    François Fillon, candidat défait dimanche, s’est montré très offensif ce vendredi matin, estimant qu’«un parti, ce n’est pas une mafia». «Un parti politique, ce n’est pas une mafia, un endroit où on peut étouffer les affaires, refuser de dire la vérité. (…) J’entends souvent dire qu’on est dans une famille et que dans une famille, on n’étale pas ses différends. Ca ressemble étrangement à la notion d’une mafia», a-t-il dit sur RTL.

    http://www.20minutes.fr/politique/1048568-live-presidence-ump-francois-fillon-lance-un-parti-mafia

  2. topaz dit :

    C’est une forte probabilité de scission que l’on respire, qui ouvre un boulevard au retour de Sarkozy en 2016, nouveau point commun entre lui et DSK.

  3. topaz dit :

    Le président désigné (trop à la hâte dans un scrutin aussi serré) de l’UMP se drape dans son manteau de vainqueur annoncé officiellement. Jean-François Copé devrait se demander si cette posture à s’accrocher ainsi à son poste dans le contexte lui confère la légitimité de président, l’autorité sur ses troupes, la crédibilité face à l’opposition. Dans notre démocratie, un président élu par usurpation de voix militantes non comptabilisées -même si l’écart est infime- n’a pas sa place à ce poste.