Un séisme parlementaire

par · 27 novembre 2012

120 parlementaires avec François Fillon, si cette nouvelle était confirmée dans les jours qui viennent, elle marquerait une rupture majeure dans l’opposition.  Elle est d’une violence inouïe car elle vise à demander une réélection et donc paralyse l’UMP. Elle met une pression forte sur Jean-François Copé qui, s’il acceptait s’abimerait encore plus. Elle oblige les non alignés, Nathalie Kosciusko-Morizet, François Baroin, Bruno Lemaire etc. à choisir leur camp qui n’est plus seulement François Fillon/ Jean-François Copé mais pour ou contre la réélection.

C’EST LE CHOC DE DEFIANCE A L’UMP ! Il  donne du temps à François Fillon, avec le vrai faux semblant de l’union via la réélection, pour installer sa dissidence. Cette décomposition en direct de la droite a une apparence François Fillon/ Jean-François Copé. Mais elle a une réalité le désaccord latent sur le bilan du sarkozysme. Gageons que les deux camps y pensent. Mais ils se sont mis dans l’impossibilité de peser. Il reste maintenant la fracture ouverte conduisant au désamour de l’électorat de la droite classique. Le Front National surfant sur la double crise économique et politique à droite, va être en position de force. Car ce que personne ne voit c’est qu’un centre UMP affaiblit laisse libres les alliances à la base lors du 2e tour des prochaines élections municipales. En l’état on va tout droit vers un choc national populiste aux prochaines municipales.

 

Les commentaires5 Commentaires

  1. topaz dit :

    Exit le référendum. Très bien. C’était une étape de trop pour sauver la face des égos. Quid du prochain round ? Les non-alignés rêvent encore d’un sauvetage miraculeux ! Nous n’aurons jamais le résultat juste de cette élection, et même si re-vote, l’UMP est coupée en deux. Il sera impossible de recoller les morceaux. Alors je verrais assez bien F. Fillon anticiper, prendre ses distances avec le nom UMP tout en conservant sa ligne et ses idées, dans la création d’un nouveau parti alternatif, une échappée à la Borloo avant la primaire de 2016.

  2. topaz dit :

    La gauche et le PS sont, comme tous les français, spectateurs de la saga UMP. Même si la gauche n’a pas toujours été exemplaire,-loin s’en faut- et si jamais elle n’a offert un spectacle atteignant un tel paroxysme, elle se rend mieux compte, dans son fauteuil d’observateur, des ravages causés par une guerre ouverte dans un même parti. Au coeur de l’action, on perd de ses pouvoirs de contrôle, on ne voit plus que le miroir, on occulte son reflet. Quelque part vous avez de la chance, la droite est anéantie et vous avez la voie libre. Si la gauche, qui contrôle tous les pouvoirs, ne profite pas de ce contexte, elle n’aura demain aucune excuse.

  3. topaz dit :

    Aujourd’hui sur France Info, le témoignage très intéressant d’une hôtesse de l’air en retraite (64 ans) qui illustre l’exaspération militante et ses conséquences. Elle explique qu’elle est allée, ce matin, rendre sa carte UMP à Paris, qu’elle ralliera F. Fillon s’il crée un mouvement, que sinon elle rejoindra l’UDI, et que si ça ne va pas, elle se tournera vers le FN … Où cette overdose va-t-elle conduire notre pays ? C’est vraiment préoccupant.

  4. topaz dit :

    Le chantage a changé de camp … Cette idée de référendum-militants est saugrenue. On ne parle que des deux protagonistes, mais jamais des 300.000 électeurs concernés en premier chef. Peuvent-ils se satisfaire d’un président proclamé élu dans ces conditions ? Non. Un peu de respect pour ceux qui croient encore que la politique a un avenir. Alors, oui, il faut refaire cette élection, avec des normes de contrôle drastiques, sans procuration,ni vote par correspondance. Il faut la faire avant Noël, dans la foulée, pas en début d’année. C’est un cas de force majeure et les statuts s’en accomoderont.

  5. topaz dit :

    Copé s’abimerait encore plus. Ce n’est pas certain. Ce qui l’est, c’est qu’il ne peut plus prétendre diriger l’UMP dans le contexte. On ne sait pas où elle est la solution, car si on re-votait, la nouvelle élection, même bordée par tous les contrôles les plus stricts, serait tronquée puisqu’il est probable qu’une partie de ces mêmes électeurs voterait différemment, après ce qu’ils ont vécu en direct, dans l’intervalle. Cornélien, le retour dans le rang républicain !
    UMP bis aurait été une appellation plus appropriée que « rassemblement » UMP dans le séisme de la division consommée. Une erreur de syntaxe dans l’urgence.