Il est temps de travailler à la 3ème gauche

par · 9 décembre 2012

Les deux gauches s’affrontent autour de la barricade symbolique des nationalisations temporaires. Il n’était pas juste de substituer au maintien de l’emploi la bataille pour la nationalisation. Même si elle fut un moment du rapport de force face à cette aigre fin de Mittal. Il était erroné au nom du maintien de l’emploi d’ex-communier à jamais les nationalisations.

On a nationalisé Dexia sans polémique excessive. Chacun s’est retranché derrière sa barricade au nom de sa gauche d’hier. Il faut placer la lutte pour l’emploi dans le combat pour un autre modèle de développement. Sinon on va créer des illusions qui reviennent comme des trahisons. Mais le laisser faire au nom du moins d’état est socialement insupportable, économiquement à courte vue et moralement condamnable.
Le problème est où voulons nous aller ? Quel type de modèle de développement ? Comment le faire ? Il faut dépasser le débat dépassé entre l’état guichet et le laisser faire. Il est temps que la gauche soit de gauche, c’est à dire qu’elle pense l’avenir. Il est plus que temps que l’on sorte des sentiers battus.

Voilà un débat fécond qui unirait le meilleur des deux gauches. Au lieu de cela on méprise les uns et brocarde les autres. Très bien ! Mais si la gauche est sans avenir et si la droite est brisée, chacun sait qu’il pave ainsi le chemin de l’extrême droite. Et l’on dira à nouveau que c’est la faute de son voisin de pallier. Affligeant !

catégorie Ecrits, Expressions

Les commentaires2 Commentaires

  1. topaz dit :

    Eh oui Camba, il faut an-ti-ci-per. Il fut un temps où l’option de la nationalisation temporaire n’était pas considéré, à gauche, comme un épouventail. Dans les méandres d’une 3e droite en embuscade, je lis la 3e gauche … à petits pas. C’est très bien écrit, les commentaires plus tard.

  2. Patrick P. dit :

    L’État français a-t-il le droit et le devoir d’acheter des hauts fourneaux installés sur son territoire ? Y avoir réfléchi n’est pas ridicule. Y avoir renoncé est sage, en l’ocurence. Pour autant, la responsabilité du gouvernement reste entière. Une action déterminée – et européenne – en matière de réglementation, de régulation, de coopération et d’orientation de l’investissement est plus que jamais nécessaire dans le domaine économique, notamment dans l’industrie, plus particulièrement dans la sidérurgie.