Législatives partielles: des résultats explicables mais médiocres

par · 10 décembre 2012

Les élections partielles ne sont jamais favorables au pouvoir en place. Car elles sont hors débat national. Elles favorisent les élus implantés. Elles sont marquées par le reflux des vagues ayant porté le parti de gouvernement au pouvoir. Il faut ajouter à ces données structurelles, la conjoncture avec la montée du chômage et une politique nécessaire d’assainissement budgétaire qui ne fait pas des heureux. La base UMP se mobilise pour les siens sans pour autant adouber le sommet. La droite des notables est une réalité. Quant au Front National, on se réjouit bien vite, dans des commentaires impatients. Le Front disparait dans ce type d’élections là il s’ancre. Ce qui annonce une vague dans un scrutin nationalisé.

Pour autant ce sont des résultats médiocres pour le Parti Socialiste. En baisse voir éliminé, il n’y a pas de quoi pavoiser. Le PS est averti si il ne donne pas le sens de son actions, si il n’indique pas où il va, si il ne dessine pas dans la crise de modèle la société de demain, s’il ne martèle pas que la France a pris des retards à cause de la droite qui ne s’est occupé que de libéraliser le marché, nous aurons d’autres déconvenues. Le risque pour le Parti Socialiste c’est d’être zappé.

Les commentaires2 Commentaires

  1. topaz dit :

    Ces législatives démontrent que les électeurs savent faire la part des choses. Ils n’ont pas sanctionné un parti politique déchiré par un duel de parrains , ils ont acccordé leur confiance à des hommes et aux valeurs qu’ils représentaient et défendaient. Ils n’ont pas cédé aux sirènes de la discorde, ils croient encore en leurs représentants politiques sur le spot.
    « L’UMP, tout est une affaire de temps … s’ils persistent, ils perdront tout » – Le temps a passé, le temps perdu ne se rattrape plus. Copé et Fillon se sont disqualifiés -sans l’aide de Sarkozy- pour 2017. Une situation baroque à droite qui laisse à la gauche de larges options, même invraisemblables aujourd’hui … On nous a prédit la fin du monde le 21 décembre. Et si en avril 2017, nous avions enfin ce duel deux fois manqué Sarkozy/DSK ? Nul ne peut le prédire, mais nul ne peut l’infirmer. Là aussi, tout est une affaire de temps, mais ce n’est pas le même tempo.

  2. Alain Leikine dit :

    La conclusion est forte mais réaliste. On a le sentiment que le PS n’entend pas le mécontentement et surtout le sentiment du grand écart avec les engagements pris. Des gestes forts sur les écononomies du train de vie des institutions doivent être faits. L’exemple parmi d’autres de la menace de grève au Sénat pour une prime de chauffage de 4 000 € par an alors que sont de plus en plus nombreux les français qui ne peuvent plus assumer le paiement d’EDF a choqué beaucoup de monde.
    Si le PS veut retrouver sa crédibilité et apporter son soutien au Président, alors il doit faire preuve de courage et ne pas pratiquer la langue de bois sur des dossiers sensibles, à défaut, il risque effectivement d’être zappé.