Le Parti Socialiste doit porter le combat social

par · 13 décembre 2012

florange

Le Parti Socialiste doit porter le combat social. Il est indispensable au delà des décisions gouvernementales sur la grande pauvreté qui n’ont pas été assez soulignées. Il est indispensable de s’attaquer aux plans de licenciements en exigeant le renchérissement des licenciements. Mais ce n’est pas suffisant.

Dans mon livre « La Troisième Gauche » (Editions du Moment) j’évoquais la présence des représentants des salariés dans les Conseils d’Administration d’entreprise, base de l’alliance des progressistes et des productifs. Voilà pourquoi Le Pacte de compétitivité doit être aussi un pacte social. Car seule une évolution dans la gouvernance évitera que les 20 milliards de crédit d’impôt servent à autre chose que l’innovation, le soutien à l’export, l’investissement et l’emploi. Le Pacte prévoit que les CE seront informés et que deux représentants aient voix délibérative au sein des grandes entreprises. Il en faudrait plus et même le tiers des sièges pour peser dans le bon sens. Le patronat ne peut pas déplorer l’absence de culture contractuelle des syndicats en France et refuser les moyens qui y concourent.

Le PS doit prendre l’initiative en ce domaine. Il s’agit tout à la fois d’étendre le droit des représentants des salariés, d’étendre la démocratie sociale et de pousser les entreprises à un autre partage avec l’actionnariat. C’est le rôle social du Parti Socialiste !

Les commentaires1 Commentaire

  1. socioécolo dit :

    La culture contractuelle

    1) Le renforcement des droits des salariés sur la gestion des entreprises passe par le changement de la règle sur les accords salariaux. Il faut qu’ils soient signés par des syndicats représentant 50 % minimum des salariés. Cela diminuerait enfin le rôle démobilisateur de certain syndicats peu représentatifs et cela obligeraient les syndicats majoritaires à sortir d’une attitude pure et dure sans risques puisque les accords seront de toute façon signés.

    Le renforcement des droits des salariés doit s’accompagner du renforcement du droit des petits actionnaires, privés dans les faits, de toute possibilité d’action sur des faits aussi choquants que l’enrichissement abusif de certains dirigeants d’entreprises. Il est anormal que le salaire et les avantages annexes des dirigeants ne soient dans les faits contrôlés que par un comité coopté par ces mêmes dirigeants au lieu d’être voté en Assemblée. De même, les filiales dans les paradis fiscaux devraient obligatoirement faire l’objet d’un rapport détaillé des commissaires aux comptes approuvé à part par l’Assemblée etc…
    Si l’on veut faire cesser les abus les plus criants des entreprises, il faut simultanément renforcer les pouvoirs des Assemblées d’actionnaires et des syndicats car ils contrôlent pas les mêmes choses.