Mais ils sont où les Hollandais ?

par · 15 décembre 2012

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La presse unanime éreinte le Président, le matraque sous tous les angles, occupe la place de contrepoids laissée vacante par la droite en miettes. Et cela ne provoque aucune réaction dans le landerneau socialiste… Mais ils sont où ceux qui se drapaient hier dans l’orthodoxie de la proximité hollandaise ? Ils sont où ceux qui, du haut de leur maroquin, faisaient la leçon au gouvernement et dans les groupes ! Pas un mot, pas une phrase ! Et nos grands élus, chut les grognards sont aux abris… Mais réveillez-vous, cela ne fait que commencer ! 2013 c’est 2012 en pire ! Chômage, disette budgétaire nationale et locale, saignée industrielle etc.

Soit vous estimez qu’il n’y a pas de cap, eh bien fixez en un ! Soit il y en a un et défendez le ! Ce n’est pas le moment d’enfiler les chaussons. Il n’est plus temps de se tenir au chaud du combat sociétal, il faut agir aussi sur le social, indiquer la sortie de crise, plaider pour la nouvelle France, chanter l’autre Europe. Il a fallu des semaines pour le droit de vote des étrangers, il a fallu deux mois pour réagir aux propose de André XXIII sur le mariage pour tous. On est l’arme au pied sur le social. Ce serait trop demander de se battre un peu ?

Les commentaires3 Commentaires

  1. socioécolo dit :

    Défendre les réformes de société dont la France a grand besoin, naturellement. Une crise , c’est quoi : la conséquence de blocages qui grippent le bon fonctionnement économique et social.
    Mais une majorité, c’est comme un couple, pour qu’il fonctionne, il est nécessaire que les désirs de l’autre soit pris en compte sinon ce sont des chamailleries sans fin, voire l’éclatement et au minimum comme maintenant l’abstention ou l’absence de soutien.
    Les réformes de société ne sont pas coûteuses pour l’Etat, elles demandent de la concertation et un grand courage politique.
    Pourquoi ne pas proposer des réformes qui plaisent à nos alliés dès maintenant :
    1) Accords d’entreprises et de branches à condition que la somme des syndicats signataires dépasse les 50 % de représentativité pour faire cesser ces accords bidons avec des syndicats minoritaires
    2) Rendre obligatoire l’isolation des immeubles de bureaux, puis des immeubles de logement détenus par les sociétés, puis les copropriétés de manière à l’étaler dans le temps, mais en démarrant dès maintenant.
    Ce ne sont que des exemples, juste pour montrer que la motivation des militants s’obtient avant tout par des réalisations qui leur conviennent surtout lorsque la crise en imposent d’autres plus douloureuses.

  2. bleuetoiles dit :

    il y a eut une éclaircie hollandaise pendant les campagnes électorales , mais à ce jour , je regarde de plus en plus la photo de M.Aubry………….
    c’est vain , mais cela me fait du bien!!

  3. topaz dit :

    Il y a quelques années, on parlait de mariage et d’adoption pour les couples homosexuels, ça paraissait simple et évident, complémentaire. On évoquait la réalité des familles recomposées, les enfants qui naissaient hors-mariage et le refus de l’hypocrisie. Depuis, le sujet est devenu plus complexe qu’il n’y paraissait. L’enfant est la balle de ping-pong au centre du jeu, avec un questionnement éthique qui s’invite en filigrane, la PMA et la GPA … C’est un chamboulement des codes avec des ramifications multiples et variées, que l’on découvre au fur et à mesure que l’on creuse le dossier, une remise en cause des valeurs traditionnelles. Des questions, pas de réponse. Notre président se défausse sur le parlement. Les parlementaires, eux, sont frileux, hésitants et divisés sur le sujet, sous influence, en petit nombre. Sont-ils habilités à prendre cette décision ? Doit-elle former un tout, ou être envisagée par étapes ? La politique fait souvent référence, dans ses choix de l’instant, à demain et à l’héritage laissé à nos enfants. Face à cette responsabilité, c’est la référence à l’enfant qui doit guider le choix de l’instant. Pas si simple. Avec le recul, il me semble que ce grave sujet sociétal n’est pas mûr pour un projet de loi.