Du Hollande bashing au Hollande loving

par · 16 janvier 2013

hollande-ayrault

L’entrée en guerre de la France contre les Jihadistes terroristes, union nationale oblige, a interdit que le Hollande bashing perdure. Du coup une espèce de Hollande loving est en train de naitre. Nous ne nous en plaindrons pas. Le premier était excessif, le second peut être éphémère si on laisse croire qu’il y a dans la décision de guerre une arrière pensée politicienne. François Hollande porte depuis le début le dossier malien. Dans toutes les instances internationales il a tenté avec Laurent Fabius de sensibiliser nos partenaires sur le sujet. La France a obtenu plusieurs résolutions des Nations Unies (résolution 2071 le 12 octobre et 2085 le 20 décembre), mobilisé nos partenaires africains, obtenu des européens qu’ils mettent sur pied un programme de formation de l’armée malienne. C’est pour cela que lorsque les Jihadistes qui ne voulaient pas attendre l’offensive de septembre, ont décidé de prendre les devants, il était prêt et n’a pas faiblit. L’objectif est de stopper les Jihadistes, les réduire et réinstaller la souveraineté démocratique malienne est la seule motivation. Évidemment le fait de guerre a réduit les attaques contre la personne de François Hollande et le gouvernement Ayrault. La réussite dans le même temps de la négociation entre les partenaires sociaux démontrant que le dialogue est possible là où la stigmatisation était la norme chez Nicolas Sarkozy. La concomitance de ces deux faits modifie les regards où tout du moins réduit les attaques. Le temps de guerre d’une part et le chômage de l’autre sont de redoutables adversaires. Voilà pourquoi il faut sans cesse revenir aux principes qui président à cet engagement et souligner que le chômage ne sera pas réduit par ce seul accord mais un ensemble qui combine la modernisation européenne de notre appareil productif et des relations sociales. En sachant qu’il vient d’être porté un premier coup d’arrêt à la flexiprécarité. Nous vivons un répit. Mais nous devons rester sur nos fondamentaux sans répit.