C’est au tour de la Bulgarie

par · 27 février 2013

bulgarie

Il souffle le vent de la colère sur l’Europe et la Bulgarie en est l’exemple. La démission du gouvernement bulgare la semaine dernière, suite à de violentes manifestations contre les augmentations de l’électricité, n’a pas apaisé la colère contre l’austérité qui frappe le pays le plus pauvre de l’Union européenne.

Alors que la crise politique n’est pas résolue, la crise sociale s’est aggravée. plus de 10 000 personnes dans les rues de Sofia, des affrontements et maintenant trois immolations en 10 jours.

La cible qui était la politique économique du gouvernement est devenue le gouvernement lui-même et l’ensemble de la classe politique.

L’austérité, la règle pour la droite européenne à laquelle appartenait le parti de B. Borissov (le GERB) qui a démissionné le 20 février, est désormais un noeud coulant qui étrange les peuples.

On a vu comment en Espagne, la protestation a connu une rare violence, comment en Grèce le climat s’est dégradé au point où les sondages donnent l’extrême droite en forte hausse. On sait ce qui se passe en Italie, en Tchéquie, en Autriche etc… Et maintenant c’est la Bulgarie, un état qui n’est pas dans l’euro.

Petit à petit l’Europe du PPE, des conservateurs, se désagrège. C’est un signe que partout en Europe, les peuples veulent secouer le joug de la droite européenne dont les solutions, – toujours plus d’austérité – aggravent une situation qu’elles étaient sensées résoudre.

La colère des Bulgares emporte avec elle les dernières illusions pour qui en avait sur la capacité de la droite à répondre à la crise. Elle a démontré sa surdité dans le débat sur le budget européen.

Plus que jamais, il faut changer de politique et faire advenir le changement non seulement à Rome et à Sofia, mais partout en Europe.