Décevons-nous ?

par · 3 mars 2013

hollandeayrault160

On nous annonce via le Parisien que 68 % des Français seraient déçus par l’action des socialistes au pouvoir. Peut-on faire remarquer que 49 % d’entre eux avaient voté Sarkozy, ils n’attendaient donc rien de nous. Et les 13 % de Jean-Luc Mélenchon n’avaient avec l’extrême gauche que peu d’illusions… Tout cela n’a pas beaucoup de sens.

Ce qui marque l’état d’esprit des Français c’est le pessimisme vis-à-vis de l’action publique. L’idée communément admise c’est que les politiques ne peuvent pas grand chose, ou que les politiques de gauche et de droite se valent dans leur impuissance. Et cet état d’esprit est mortifère pour la gauche. A Philippe Seguin auquel on demandait ce qu’il aurait fait dans la crise, l’ancien Président de l’Assemblée Nationale répondait: « Je parlerais sans relâche ». Revenir sur le but, le redressement dans et par la justice. Indiquer le moyen, le désendettement, la compétitivité et la croissance, souligner ce qui a été fait et ce qui reste à faire. Choisir les domaines où faire porter l’effort, expliquer où sont et ce que sont les obstacles.

Voilà le discours que les socialistes devraient tenir à l’unisson. Le temps de l’inventaire, des choix et de la bataille du sens est venu. Il faut se hâter ! Le pessimisme français pave le chemin du populisme…

Les commentaires1 Commentaire

  1. messaouden dit :

    On oublie qu’il existe une différence entre un gouvernement de gauche par rapport à la droite. Mais notre quotidien militant en entreprise c’est le sociétal avant le social, c’est les employeurs avant notre fiche de paye, c’est les résistances sur le non cumul des mandats, des indmnités des élues, bref rien pour faire avancer la Sociale et tous pour préserver et améliorer les injustices actuelles. Le 5 sera un tour de chauffe mais notre Partie semble bien s’etre coupé d’une frange importante du monde syndical. Cela se fera sentir non pas seulement dans la rue mais dans tous les espaces ou le,paritarisme est le moteur du dialogue social. Le pire l’ANI voté au sénat avec les voix de la droite.