Syrie: des armes pour la résistance ? Hollande et Fabius montrent la voie

par · 15 mars 2013

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Qu’il est long le chemin de Damas pour la « communauté internationale »…

Jusqu’ici, il s’annonçait comme une voie sans issue tant la guerre civile qui déchire la Syrie depuis maintenant deux ans se déroulait dans une sorte d’indifférence générale puisque les condamnations morales n’étaient suivies que d’une inaction totale.

Mais depuis quelques heures, ce sont François Hollande et Laurent Fabius, qui, prenant leurs responsabilités, montrent la voie, celle de la solidarité internationale.

En déclarant, peu avant l’ouverture du conseil européen qu’il souhaitait que les Européens lèvent l’embargo et qu’il fallait se préparer à soutenir la rébellion, le Président de la République veut sauver la Syrie et inciter l’Europe à affirmer son rôle de puissance alliée des mouvements démocratiques dans la Méditerranée.

La guerre civile syrienne ne doit pas devenir le linceul d’une révolution démocratique qui avait commencé il y a un peu plus de deux ans, dans le sillage des révolutions arabes.

La résistance syrienne est diverse, mais si on veut que les démocrates et les progressistes y demeurent nombreux et influents, il faut, au-delà des vœux pieux, les aider.

Ceux qui pensent qu’il ne faut ni intervenir, ni rester sans rien faire face au veto russe ne font pas seulement qu’aggraver la situation sur place. Ils créent aussi les conditions d’une crise régionale qui menace les minorités druzes, les Palestiniens, la stabilité du Liban et la sécurité d’Israël.

Voilà pourquoi il faut saluer cette initiative française. Madame Ashton et l’ensemble des Etats-membres de l’Union européenne devraient être en résonance avec cette exigence morale et cette nécessité politique.