Pourquoi Jean-François Copé a raté sa motion de censure

par · 21 mars 2013

cope

Si Jean-Marc Ayrault a déclaré « je sais où je vais » dans un discours de refondation du contrat social. Jean-François Copé est passé au travers. Son discours n’a jamais su trancher. Prétexte à s’imposer chef de l’opposition, charge anti-Ayrault, défense du bilan Sarkozy. Tenant d’une autre politique, homme d’état au dessus, prêt à l’union nationale. Si Jean-Louis Borloo a trouvé son angle, un peu baroque dans une motion de censure UMP, de l’homme blessé que l’on l’avait oublié, il fut plus applaudit par l’UMP que Jean-François Copé qui « applaudissait jaune ». Emprunté, techno en diable, avec des effets tombant à plat. Il fut la pâle copie de ce qu’il prétendait être. Et dans ces cas-là, il est prétentieux et sententieux.

Le problème c’est qu’il bute sur le boulet Sarkozy. Pour prendre de la hauteur il convenait de revisiter le bilan. Mais Nicolas Sarkozy veille. Il l’a démontré lorsque François Fillon a voulu s’émanciper du bilan lors du meeting à la Mutualité. Le problème de Jean-François Copé c’est qu’il bute aussi sur sa légitimité. Elle est provisoire puisqu’elle devra être rejouée dans quelques mois. Le problème c’est qu’il bute sur sa définition, qu’est-ce que la droite aujourd’hui alors qu’elle est entièrement dominée en Europe par l’axe Merkel-Cameron et en France par le Front National.

Au point que ces derniers ont fait cause commune avec l’UMP dans cette procédure. Voilà le triangle des Bermudes dans lequel Jean-François Copé s’est perdu.