[PS] Intervention au Bureau National du mardi 26 mars 2013

par · 27 mars 2013

ruedesolferino

« La situation politique est caractérisée par la radicalisation d’une droite sans tête, la montée d’un Front National attrape tout, la fracture à gauche et la démotivation de notre électorat sans qu’il y ai à cette étape d’alternative politique crédible. La montée du chômage, une perspective lente de la croissance et un assainissement financier qui contracte la dépense publique, la tétanie européenne entre le renoncement anglais, la domination de la droite allemande en quête de re-légitimation électorale, ceci achève de donner à la situation son caractère emollient. (…)

Nous sommes dans un moment intermédiaire où les mesures que nous avons prises n’ont pas produit leurs effets. Mais le bilan précédent a produit le sien. Où l’Allemagne est au bout de son cycle mais n’a pas encore bougé. Où nous travaillons à la sortie de crise alors qu’elle bat son plein. (…) Nous assainissons les finances, forgeons les outils du redressement, mais une croissance durable ne se construit pas dans un seul pays. D’où notre combat européen en milieu conservateur hostile à la relance. (…)

Dans ce moment donc, il faut un cap, des marqueurs et un dispositif. Il faut moins commenter l’action gouvernementale que débattre sur ce que le PS doit faire. Il n’y a pas d’action sans critique. Il est tout aussi vain de dire « tout va mal » que de soutenir que « tout va bien ». Il faut réaffirmer le cap de sortie de crise avec une rénovation française dans une renaissance européenne. Nouvel équilibre budgétaire, nouveau contrat social, nouveau pacte industriel, voilà ce qu’est le but du quinquennat.

Quant aux marqueurs de gauche ils sont là, nous nous sommes attaqués au bouclier fiscal des plus riches, nous avons restauré l’école, maitrisé les banques, refusé l’ethnicisation de la sécurité, et surtout modernisé notre dialogue social tout en dotant la puissance publique d’une banque d’investissement. Quant au contrat « compétitivité emploi », il devrait faire taire ceux qui disent que nous sommes l’ennemi de l’entreprise. Concentrons-nous sur 3 ou 4 questions, et démontrons que le nouveau cap français est en marche.

Il y a des critiques ? évidemment ! Même le gouvernement le plus à gauche de la planète ne serait pas sans critique. La question est celle de la trajectoire ! (…) Reste le dispositif, le temps n’est plus aux « ateliers du changement ». Nous sommes au pouvoir. Nous agissons. Il nous faut donc une vigoureuse campagne sur le nouveau cap français. Il faut partout donner du sens. Combattre le pessimisme militant. Et moins offrir des lieux d’introspection que de plaider pour le sens de notre action. (…)

Il reste qu’il n’y a pas de combat sans adversaires. C’est la droite et l’extrême droite en France et les conservateurs en Europe. C’est-à-dire la politique du renoncement de Cameron, mais surtout celle de la droite allemande donc de Angela Merkel. Si nous n’indiquons pas cela, j’ai le plus grand doute pour les élections municipales et les européennes. Mais nous avons la convention pour dire cela. »

Les commentaires1 Commentaire

  1. bavard dit :

    S’attaquer sans tarder aux sources qui alimentent le populisme :
    – le chômage
    – les atteintes à la laïcité et ses conséquences sur l’égalité des droits homme / femme
    – la corruption
    – étendre aux drogues douces la politique actuelle vis à vis de l’alcool et du tabac pour tarir l’argent sale alimentant la violence et la corruption