Jean-François Copé et Christian Jacob sont indignes et inconscients

par · 2 avril 2013

jacobcope

Dire que François Hollande et Jean-Marc Ayrault savaient dans l’affaire Cahuzac, c’est à la fois une accusation populiste sans preuve, mais c’est aussi saper l’exécutif pour un calcul politicien sans lendemain.

Pauvres inconscients ! Vous creusez votre propre tombe. Demain vous serez sur la sellette pour Nicolas Sarkozy ou d’autres. Et nous dirons comment ne savaient-ils pas ? Demain vous induirez à l’Assemblée Nationale: comment vous ne saviez pas ? Et évidemment la gauche répondra: « Sarkozy ! Sarkozy! ». Demain les Français vous prendront aux mots: « Tous copains, tous pourris ». Et ça se veut hommes d’Etat sur des institutions, refusant de voir qu’elles sont déjà vermoulues et à bout de souffle. Petit-à-petit, sur la base de fautes et de mensonges impardonnables, la démocratie s’affaiblit pendant que la plaie du chômage la vide de son sang. Alors un jour la République abîmée par tous n’aura plus de défenseur et tombera comme un fruit mûr dans les mains de ceux qui la détestent: le Front National ! La crise politique court plus vite que la crise économique et sociale alors que les institutions s’affaiblissent chaque jour un peu plus. N’entendent-ils pas le Front National appeler à la refondation nationale dans l’ecoeurement général. Quant à nous, je dis: attention danger n’ajoutons pas le ping pong des affaires à la dureté du temps.
 

Les commentaires5 Commentaires

  1. polunetourtel dit :

    Qu’est ce qui est le plus inquiétant, qu’ils sachent ou qu’ils ne sachent pas ? parfois je me demande.
    Par contre vu le tollé de la gauche sur l’affaire woerth (qui est pourtant moins énorme que celle-ci) je pense qu’il n’y a pas de leçon a faire sur le sujet, il y a tellement d’autres reproches a faire a copé en plus.
    quand au front national, il recrute en ce moment sur … l’électorat de gauche… et l’affaire cahuzac va leur donner énormément de grain a moudre cette fois-ci.

  2. M.A dit :

    Jean François Copé a interret de faire feu de tout bois!!!ces jours ci est sorti un bouquin dénonçant comment il a triché pour atteindre la présidence de l’UMP !!!

  3. topaz dit :

    La droite va trop loin dans l’affaire Cahuzac. On peut reprocher beaucoup à l’exécutif, mais pas le soupçonner d’avoir couvert et nommé à ce poste stratégique le ministre qu’il fut. La ficelle est trop grosse et un exécutif fraichement élu n’aurait jamais pris ce risque.

  4. lemerlemoqueur dit :

    Populisme et affairisme

    Une fois de plus un scandale éclate pour des affaires d’argent. Cela alimente le populisme d’extrême-gauche comme de droite.
    Pourtant, quelques mesures simples, proposées de nombreuses fois rassureraient les électeurs :
    – contrôle strict et systématique du patrimoine des hommes politiques et de leurs proches en début d’élection et en fin de mandat.
    – interdiction définitive d’exercer un mandat ou un poste dans la fonction publique en cas de condamnation judiciaire de corruption ou affairisme.

    Si des mesures efficaces étaient votées et surtout appliquées, ce serait une grande victoire de la gauche sur les populismes.

  5. topaz dit :

    OUI Camba, attention danger. L’affaire Cahuzac est regrettable. Halte aux réactions primaires. Savoir si tel ou tel savait, nous ne le saurons jamais. Alors stop à la surenchère, à la polémique, à la réponse à la polémique. C’est stérile, ne provoquez pas le refuge des Français dans l’alternative FN. Ce ne sont pas les hommes qui sont en cause et en première ligne, c’est « la » politique qui perd toujours un peu plus à ce petit jeu dualiste et fratricide. Chacun le sait mais ne peut s’empêcher de mettre de l’huile sur le feu. Même en première ligne l’humain est faillible. Dans son inconscience passée, Cahuzac a fait preuve de courage. Il en faut pour affronter le regard des autres et la justice. C’aurait pu être un Cahuzac de droite au même poste et pris en même défaut. Alors cessons de hurler avec les loups et revenons à l’essentiel : mettre de l’huile sur le moteur grippé de la France malade. C’est le devoir de nos élus.