La grande confrontation avec les droites européennes !

par · 13 avril 2013

parleuropeen

Extrait du rapport introductif à la convention européenne présenté par Jean-Christophe Cambadélis:

« La crise européenne a une apparence: la montée du populisme, mais elle a aussi une réalité: la récession, le chômage, la perte de sens. La crise européenne est à la croisée des chemins: le déclin des nations européennes ou la renaissance d’un continent, berceau de l’universalisme et de l’état social. La crise européenne est à la Vème République ce que fut la crise algérienne à la 4ème République(…). C’est dire que la grande confrontation avec les droites européennes est centrale. Une confrontation démocratique certes, mais une confrontation avec son cœur, la droite allemande donc Mme Merkel. Il ne s’agit pas de l’Allemagne, mais de la droite en Allemagne. Nous partageons les jugements de Helmut Schmidt (…) de Peer Steinbrück (…) du président du Parlement européen Martin Schultz (…). La droite allemande nous mène dans le mur. (…) La droite anglaise c’est le renoncement à l’Europe pour un seul marché sans rivage et sans contrainte. La droite allemande pense que de l’austérité jaillira la croissance. La centralité de cette question surplombe tous les problèmes aussi dramatiques soit-ils. Et c’est ici que se trouve le désaccord majeur avec Jean-Luc Mélenchon: Affaiblir François Hollande, se fixer pour but de le faire battre, c’est affaiblir aussi criticable qu’il soit pour Jean-Luc Mélenchon. C’est affaiblir le seul point d’appui pour les peuples d’Europe. Qui d’autres que François Hollande et le PSE appellent à la croissance dans une Europe dominée par les droites. Ce n’est pas le chaos qui créera le bonheur des peuples (…). La centralité de la confrontation entre les droites européennes et la social démocratie est essentielle, déterminante. Car François Hollande ne peut réussir en France si il n’y a pas une réorientation européenne. Il n’y aura pas de croissance dans un seul pays. François Hollande y met de la pédagogie, de la diplomatie, et de l’amitié, conscient de la catastrophe que couve notre continent . Il ne s’agit pas de l’affaiblir mais de le conforter. Il s’agit d’élargir le rapport de force. (…) La centralité de la confrontation entre les droites européenne et la social démocratie laisse à Marine Le Pen sa place, celle d’être l’idiote utile de Madame Merkel. Car en préconisant le référendum pour sortir de l’euro, elle affaiblit la France au profit de la droite allemande. Elle qui a toujours le mot « France » à la bouche. (…) La centralité de la confrontation remet la droite française à sa juste place, celle de partenaire de la droite allemande. L’UMP qui n’a pas pris ses distances, au contraire, avec Angela Merkel au point que cette dernière a appelé à voter pour Nicolas Sarkozy. (…) Mais la confrontation a besoin d’ alliés. C’est là qu’intervient le PSE, qui est en pleine évolution. Mais au-delà, il faut rassembler en Europe tous les partisans de la croissance, de l’investissement, et de lutte contre l’euro fort qui ruine les efforts de compétitivité. On ne peut pas combattre la droite allemande si on ne s’attaque pas aux déficits. Il y a beaucoup de raisons de s’attaquer à la dette qui est l’ennemie de la gauche. Mais nos déficits sont le principal argument de la droite allemande. (…) Notre convention sera donc un moment pour dire que nous voulons l’Europe mais pas l’austérité. Que nous voulons la fin de la domination conservatrice sur l’Europe qui règne depuis trop longtemps. Que nous voulons battre les droites européennes aux élections et imposer avec une majorité au Parlement, un Président et une Commission travaillant à la croissance ».

Les commentaires1 Commentaire

  1. loliuta dit :

    Ayant une notion de ce que l’Europe a mis en place, mais nous sommes déçu de l’incompréhension de la démocratie, nous n’avons plus le courage de se battre, voyant que le chômage, le social, le logement: l’économie a fait une chute qui date de 1965. Nous avons eu trente années glorieuses et depuis la révolution de mai 68 ( droit au peuple français) au lieu de monter pour sauver la France dans tous les domaines avec des réformes appliquées, nous avons été berné par la politique qui n’a pas surmonter les problèmes que nous rencontrant aujourd’hui. Nos familles vivent dans la hantise, la peur et le désespoir, nous ne pouvons rien construire sans argent, nous arrivons à peine à survivre avec des mois difficiles. Nous revenons en arrière au temps de nos parents après la deuxième guerre mondiale guerre.