Délinquance des mineurs à Paris

par · 18 avril 2013

justice

Depuis plusieurs mois, j’ai pu constater une augmentation du nombre de mineurs mis en cause dans des faits de délinquance dans le 19e arrondissement et d’une manière générale sur l’ensemble de la capitale.

Ce phénomène est d’autant plus inquiétant que les auteurs de ces faits sont de plus en plus précoces et les actes délictueux de plus en plus violents.

Je partage l’inquiétude de François Dagnaud, Maire du 19e, qui lors du Conseil de sécurité de prévention de la délinquance d’arrondissement (CSPDA) du 28 mars 2013 interpellait la représentante du Parquet des mineurs sur l’ampleur de ce phénomène.

A Paris, plusieurs dispositifs ont été mis en place afin de lutter contre cette problématique et identifier les mineurs délinquants : développement des offres de postes de TIG notamment au sein des Directions de la Ville de Paris et des mairies d’arrondissement, dialogues citoyens mettant l’accent sur les droits et devoirs des auteurs des délits ou encore les cellules restreintes d’échange d’informations dites « asymétriques » entre les partenaires institutionnels du Contrat de sécurité d’arrondissement (CSA) qui permettent d’identifier et prendre en charge le plus tôt possible des jeunes en situation de danger ou risquant de basculer dans la délinquance.

En parallèle à ces dispositifs parisiens, les acteurs de la prévention (prévention spécialisée, Protection judiciaire de la jeunesse etc.) effectuent également un travail de suivi des jeunes dit « à risques » tout en travaillant en lien avec les familles.

Malgré l’existence de ces dispositifs, le rajeunissement de l’âge d’entrée de ces mineurs dans la délinquance doit continuer à nous préoccuper. La solution unique n’existe pas. Seule une stratégie et une offre globale installées dans le temps et la mutualisation des compétences de l’ensemble des acteurs de la prévention permettra d’endiguer ce phénomène.