Décès du pâtre grec

par · 23 mai 2013

mousstaki

De son vrai nom Giuseppe Mustacchi, il avait emprunté son prénom de scène à Georges Brassens, son maître chanteur. Il est né aux yeux du public dans les jupes d’Edith Piaf, son amante, en écrivant pour elle « Milord ». La chanson allait devenir un standard et son auteur une référence.

Celui qui réclamait « le droit à la paresse » tout en prônant « la révolution permanente » était fait pour la vie dans ce qu’elle peut offrir de meilleur : une enfance de petit prince, sous le soleil égyptien, face à la Méditerranée, regardant passer les jolies filles. Pas très surprenant qu’il soit devenu poète. Personne ne s’étonnait que les salles où il se produisait partout dans le monde soient pleines.

Barbara et Serge Reggiani allaient parfaire son image juste avant qu’il n’ose présenter au public sa belle « gueule de métèque, de juif errant, de pâtre grec ». Les années 70 ont débuté avec l’album de 1969, celui qui contenait rien de moins que « Le métèque », « Le facteur », « La mer m’a donné », « Ma solitude », « Le temps de vivre ».

Gardons en mémoire l’image d’un homme rayonnant qui a toujours su nous transmettre son goût de la vie à travers son œuvre.

Voilà une bien triste nouvelle… Sa voix dissidente, subversive et créative nous manquera.