Barroso ça suffit

par · 30 mai 2013

barroso

Les récentes déclarations à l’égard de la France du président de la commission soulèvent légitimement une protestation dans le pays.

Jusqu’ici muet face à la crise, Monsieur Barroso se rappelle à notre bon souvenir, lui qui a été au service fidèle du duo Merkozy pendant cinq ans.

Les exigences de la Commission vis à vis de la France sont hors traités, sans fondement économique et tout simplement une basse mesure de rétorsion. Car M. Barroso est vexé que l’initiative de la délégation socialiste française au parlement européen borne son projet de traité transatlantique avec les Etats-Unis.

Les injonctions qui réclament une réforme des retraites à la sauce libérale, une réduction de l’Etat social français, une dérégulation tous azimuts ne sont que l’expression d’un aveuglement idéologique libéral.

La Commission s’oppose au redressement d’une France dont l’état actuel est le résultat de dix ans de politiques des amis de monsieur Barroso, alors qu’il ne met pas autant d’empressement à réagir par exemple aux attaques contre la démocratie dans d’autres endroits de l’Union européenne (Hongrie ou Bulgarie).

François Hollande a raison de dire que la Commission n’a pas à dicter la politique de la France. Cette politique est l’application d’un programme politique qui a été voté par des électeurs.

Il est urgent de changer,  il faut un autre Président pour la Commission. Il est temps, plus que temps, que les peuples européens renvoient Barroso et ses amis conservateurs européens. Le commissaire UMP Barnier est solidaire de Barroso. Son silence démontre qu’il a choisi son camp. Il faudra s’en souvenir.

Les commentaires1 Commentaire

  1. Biré dit :

    7 juin 2013

    Monsieur Cambadélis,

    J’approuve à 100 % votre position.

    Messrs Barroso et Barnier n’ont aucun problème à faire des recommendations ou plus grâve prendre des décisions sur des sujets dont ils n’ont aucune connaissance : ni théorique, ni pratique.
    Le projet d’Union Bancaire Européenne ne pourra mener qu’au résultat suivant : manque absolu de contrôle des banques commerciales européennes.
    Alors qu’il aurait été si simple de :
    i) renforcer les organismes de contrôle au niveau national,
    ii) contrôler au niveau européen l’efficacité des organismes de contrôle nationaux.
    A cette approche réaliste on a préferré une « fuite en avant » qui ne peut que se solder par une catastrophe majeure pour chacun des pays concernés; c’est tout simplement ahurissant.
    On ne joue pas avec la paix sociale des pays concernés de cette façon.

    Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

    Raymond Biré