Rouge Brésil

par · 21 juin 2013

bresil les echos

Les manifestations sont monstres, violentes, à Rio et dans plusieurs villes contre la vie chère et la pauvreté. Cette brusque explosion de colère exprime les limites du modèle des émergents: une aristocratie ultra riche et une masse de main d’œuvre de très pauvres permettant une exportation compétitive. L’expansion de ce modèle, la croissance, supposent une redistribution minimale. Une absence de protection sociale, une solidarité portée par une petite bourgeoisie de ville, le PT de Lula et de Roussef avait réussi en s’attaquant aux défis et alimentaire et de l’éducation à faire un peu partager la croissance. Mais l’investissement colossal dans la coupe du Monde et les Jeux Olympiques en 2016, alors que les tarifs des transports augmentent, que les salaires stagnent et que la pauvreté est endémique. Ce différentiel sur fond de corruption a fait image et conduit à la colère de la jeunesse. Il faut ajouter que ces économies sont « export-dépendantes » et le ralentissement mondial pèse sur les budgets nationaux. On voit les mêmes phénomènes en Inde, au Nigéria ou en Afrique du Sud. En Chine et en Russie, seul le régime politique contient des mouvements sociaux quotidiens. Derrière les chiffres de la croissance, il y a le développement inégal et l’absence de protection sociale. Les tensions sociales et politiques vont se faire sentir chez les émergents avec la violence, la délinquance et la corruption. C’est la rançon du modèle.

Les commentaires1 Commentaire

  1. cosette dit :

    vive les jeunes !