José Manuel Barroso: la faillite collective du PPE

par · 26 juin 2013

logoPPELe Président de la Commission européenne désigné par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, adoubé par les gouvernements conservateurs, est l’image de l’échec du PPE en Europe. Sans vision, ultra atlantiste – il organisa avec Silvio Berlusconi et Tony Blair le sommet des Açores, en mars 2003, en soutien à la guerre en Irak – ultra libéral sur le plan économique. Il fut pendant 8 ans un président expédiant les affaires courantes. Incapable de donner une impulsion, jaloux du pouvoir naissant de Van Rompuy et du Parlement européen. Il symbolise la faillite d’une orientation économique qui a mis l’Europe dans la récession. La comparaison avec Jacques Delors n’est pas à l’honneur de ce dernier. Le tryptique Delorien Compétitivité/Cohésion et Solidarité avait une autre allure. Quand on voit le courageux Michel Barnier monter en défense sur ordre de Barroso, on se dit que l’UMP n’est pas au bout de ses peines. Copé/Barnier ainsi que le PPE, sont comptables de cette faillite économique et sociale. Elle a aussi des conséquences en terme politique, image dégradée de l’Europe, montée des nationalismes. Si Jean-François Copé avait un peu de courage ou de panache, il conduirait les listes UMP aux élections européennes et assumerait ce bilan. N’a t-il pas rendu visite à son ami David Cameron ? Celui-ci dit tout haut ce qu’est la vision libérale réduisant l’Europe au seul marché. Jean-François Copé laisse faire Michel Barnier qui protège le bilan Barroso. Non M. Barnier ! On ne se défausse pas sur l’Europe en soulignant l’échec Barroso. On pointe le bilan collectif du PPE, des droites européennes. Il est urgent de changer le cours de l’Europe en imposant une nouvelle majorité au Parlement européen.

Les commentaires1 Commentaire

  1. Point de vue partagé … oui, il est « urgent »-avec le PSE- « de changer le cours de l’Europe », de cette Europe, libérale, largement construite par le PPE, mais dans laquelle la sociale démocratie a sa responsabilité (Tony Blair …mais aussi Jacques Delors…)
    Serons-nous capable d’une réelle réflexion critique ?