Le jeu dangereux de Charles de Courson

par · 17 juillet 2013

charles de courson bis

Le député UDI de Courson vient de mettre en cause le Président de la République l’accusant de mensonge voir de forfaiture. Mécontent de n’avoir pu coincer les ministres, le président de la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Cahuzac se venge en prétendant détenir les preuves que le Président Hollande était informé du comportement fiscal de Cahuzac. Le député vient de commettre une triple faute. D’abord vis-à-vis de la commission qu’il préside, tirant des conclusions avant que la dite commission ait conclu ses travaux. Ensuite vis-à-vis des faits, en basant son raisonnement sur la méthode de l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours. Enfin vis-à-vis de la représentation nationale en accusant le Président de la République de forfaiture sans preuves réelles et hors du cadre juridique qui régit son mandat.
La situation française n’est déjà pas marquée par une grande sérénité. Prononcer de tels propos mensongers ne peut que la dégrader. Je me demande si Monsieur De Courson a bien la neutralité nécessaire pour faire jaillir la vérité. A la commission de statuer, mais le statut du président est entaché.

Les commentaires2 Commentaires

  1. topaz dit :

    Président, il a solennellement promis « la transparence » dans une république irréprochable. Le mot oublié est important.

  2. topaz dit :

    Attendons que la commission ait statué. Hollande, 1er secrétaire, régnait, savait, occultait, » procrastinait » ou s’essayait à l’uchronie. Président, il a solennellement promis une république irréprochable. Si la fonction est entachée, la confiance est ébranlée à son plus haut niveau.