SYRIE: La ligne rouge doit mobiliser tout le Conseil de Sécurité

par · 21 août 2013

onuOn parle de centaines voire de plus d’un millier de Syriens gazés lors de bombardements massifs par les forces loyales à Bachar Al-Assad dans la banlieue de Damas en ce seul mercredi 21 août. Le régime despotique continue à assassiner son peuple. Le 04 juin, le quotidien Le Monde avait déjà publié des preuves de l’emploi des armes chimiques en Syrie, et la France n’a eu de cesse depuis d’alerter le Conseil de Sécurité de l’ONU et l’Union européenne sur ces crimes contre l’humanité. Les images et les faits d’aujourd’hui sont insoutenables et nous renvoient à des passés tout aussi détestables que condamnés. La première obligation du monde, à travers le Conseil de Sécurité, c’est de donner les moyens juridiques à la mission de vérificateurs de l’ONU, présente à Damas depuis dimanche, pour qu’elle se rende au plus vite sur le site des bombardements et y rencontre les victimes. Les alliés du régime syrien, la Russie en tête, ont une responsabilité capitale pour rendre possible cette mission d’inspection. Il y a un an exactement, le Président américain B. Obama évoquait que l’emploi avéré des armes chimiques en Syrie serait la ligne rouge qui aurait des « conséquences énormes », notamment sur les moyens à employer pour mettre fin au carnage. Celui-ci a causé la mort de plus de 100 000 personnes, presque 2 millions de réfugiés en 27 mois. Il est plus que temps que le principe du dépassement de la ligne rouge soit admis par toutes les Nations siégeant au Conseil de Sécurité, et qu’il entraîne des prises de décisions fermes et unanimes pour que cessent toutes ces atrocités.