Syrie, faut-il ne rien faire ?

par · 30 août 2013

parlementangleterreAprès le vote du Parlement britannique, le camp du « laisser faire » pense avoir obtenu gain de cause. Surfant sur le précédent irakien et on comprend tant la guerre de Bush et Blair était infondée et une erreur. Mais aujourd’hui ne rien faire serait pire que sanctionner Bachar-El-Assad. Évidemment la restitution de l’enquête des Nations-Unies aura son importance. Mais encore une fois la preuve irréfutable sera difficile à présenter. A moins que les enquêteurs découvrent une « provocation ». Nous en resterons là. Donc suivre les tenants du « laisser faire », c’est démontrer que le monde occidental est impuissant à faire respecter les traités. C’est libérer dans d’autres partis du monde l’utilisation des armes chimiques. C’est relativiser le bouclier nucléaire. C’est surtout sur le terrain offrir la main mise totale de Al-Nosra sur les Sunnites qui auront l’impression d’avoir été abandonnés. Bref, il faut combattre le « laisser faire ». La sanction doit s’opérer, le niveau est secondaire. La coalition doit être la plus large maintenant que la ligue arabe a condamné le régime du dictateur. Quant à la solution du conflit, elle est assurément politique. Mais tant que les russes la bloquent et que les iraniens, avec le Hezbollah, font le boulot sur le terrain, c’est pour le moins compliqué. Le report de la conférence sur la Syrie en est la démonstration. Voilà pourquoi il faut distinguer la sanction pour l’utilisation des armes chimiques de la lutte pour une solution politique qui passe par le départ de Bachar-El-Assad.