IRAN: un pas dans la bonne direction

par · 19 septembre 2013

hassan-rohaniElu contre les candidats de l’aile dure du régime, le 14 juin, investi le 3 août, le nouveau président iranien Hassan Rouhani surprend plus d’un observateurs pour la rapidité du changement qu’il insuffle en Iran, aussi bien sur le plan extérieur que sur le plan intérieur. Sa disposition à relancer les négociations sur son dossier nucléaire avec le groupe 5+1 en leur donnant des garanties attendues sur la nature du programme iranien, sa modération sur le conflit syrien, annonçant sa disposition à aider à trouver une solution politique et même dénonçant, par la voix des personnalités comme l’ancien président Rafsandjani, la répression exercée par le régime syrien, l’échange de lettres entre Hassan Rouhani et Barack Obama et même la déclaration du Guide (le dur parmi les durs) de ne pas être opposé au dialogue avec Washington …. étaient plus ou moins connus.

La surprise vient, ce mercredi 18 septembre, de la politique intérieure. Conformément à ses promesses électorales, un grand pas, qui devrait être suivi par d’autres, a été franchi avec la libération des prisonniers politiques. La libération de l’avocate et militante des droits de l’homme, Nasrin Sotodeh, mondialement connue, ainsi que celle de plusieurs dirigeants réformateurs comme Arab Sorkhi, ex-vice ministre du gouvernement Khatami, Mohssen Aminzadeh, ancien vice-ministre des Affaires Etrangères et l’un des dirigeants du parti d’opposition Front Mosharekat et plusieurs autres opposants est à souligner.

Je me suis engagé aussi bien comme responsable politique au Parti socialiste que comme député et citoyen pour la libération des prisonniers politiques en Iran. Je ne peux que me réjouir de ces libérations. Cet heureux événement ne peut être total que si les autres prisonniers sont libérés rapidement, notamment les anciens candidats contre Ahmadinejad, Mir Hussein Moussavi et son épouse Zahra Rahnaward et Mehdi Karoubi.