De l’impopularité !

par · 24 septembre 2013

hollandeayrault160Nos médias en pâmoison devant Angela Merkel oubliant que Tony Blair fut élu trois fois sous les louanges social-libéral avant que le modèle ne sombre dans les subprimes, tapent comme des sourds et à l’unisson contre le Président de la République. Tout y passe dans le Hollande bashing: la Syrie, les impôts, les sondages, les couacs sont utilisés comme autant de marqueurs d’une descente aux enfers. C’est normal, la réduction de la dépense publique, un budget entre lutte contre les déficits et contre le chômage, tout cela créé du mécontentement.

Comment dans ces conditions François Hollande serait-il populaire ? Comme les médias ne sont pas sûrs que la courbe du chômage ne soit pas inversée, comme la réforme des retraites n’a pas créé la colère supposée, il faut bien entendre le champ de la critique qui fait l’indépendance de la presse. Il n’y a là rien que de très normal.

Ce qui l’est moins c’est l’atonie des socialistes. Ils ne sont pas déprimés ou dans l’étau comme le titrent le Figaro et Libération. Ils sont démotivés. Pour une raison simple: on ne leur donne pas de perspectives. La cohérence et le sens, mis à part le nouveau modèle de Jean-Marc Ayrault, ne sont pas portés par les socialistes. On se demande où est la contre-offensive ? Où est le discours qui défend ce qui est fait et articule ce qui va être fait ? Quelle est la nature de notre socialisme ? Où voulons-nous conduire la France ? En plus de ce désert, les échos sur les ministres partant vers d’autres cieux, ou assurant leurs lendemains ne font que rajouter au malaise général. Alors les socialistes se disent qu’il vaut mieux défendre leur pré-carré pariant sur leur équation personnelle. D’autant que la droite étant aux abonnés absents, le débat droite/gauche ne structure pas le champ politique.

Et pendant ce temps là, le Front National engrange, se nourrissant de l’excès de critiques, de l’absence de débat droite/gauche et de l’atonie socialiste