De la mesure en toute chose

par · 26 septembre 2013

duflotOn a compris que Cécile Duflot en proie à une interrogation de Cohn-Bendit-Hulot-Mamère cherche à reprendre la main. Manuel Valls est la victime collatérale de ce drame vert. Ceci dit, dire que Manuel Valls a refait le discours de Nicolas Sarkozy à Grenoble et mettre François Hollande au pied du mur, on avait connu Cécile Duflot plus adroite. D’abord Nicolas Sarkozy intervenait après le braquage du casino d’Uriage ayant conduit à un mort, une nuit d’émeutes et les violences de Saint-Aignan où les gens du voyages avaient incendié une gendarmerie en juillet 2010. Le cœur du discours de Sarkozy rédigé par ses deux conseillers à l’immigration Cédric Goubet et Maxime Tandonnet fut la criminalisation de l’immigration avec cette fameuse phrase : « Nous subissons les conséquences de 50 années d’immigration insuffisamment régulées qui ont abouti à un échec de l’intégration », soit le cœur même de l’argumentation frontiste. Manuel Valls ne dit jamais cela. Dans le cas d’espèce, la formule litigieuse porte sur le mot « vocation à retour » accolé au refus de s’intégrer. Constater que les Roms quittent le ghetto épouvantable de Ferentari à Bucarest et sa fameuse Livelizor alley pour tenter de vivre mieux ailleurs, mais que le but de ces populations est de revenir dans leur pays qui les stigmatisent ne devrait choquer personne. Après, constater que l’intégration est complexe parce que ces populations veulent vivre comme au pays, en famille voir en communauté élargie est une simple constatation. Il y a donc une question Roms en Europe.

La libre circulation ne veut pas dire le droit à l’installation où on veut dans les conditions que l’on veut. Il n’est pas anormal de démanteler les camps de misère. La question c’est ensuite d’intégrer ceux qui le veulent. Cela réussi dans de nombreux endroits. Puis c’est la mutualisation des zones d’accueil. On ne peut pas accepter qu’ils se concentrent dans le nord, la Seine-Saint-Denis et à Lyon.

Enfin le problème est européen. Il faut concentrer les efforts pour détruire les ghettos en Roumanie et en Bulgarie. Il faut contrôler les fonds européens. Il faut enfin faire comprendre aux gouvernements sur place qu’ils doivent participer de cette intégration. Que font d’autre le gouvernement et Manuel Valls ?

La deuxième question est la mise en demeure de François Hollande. Est-il bien utile de sous-entendre soit que le Président n’est pas clair, soit que Manuel Valls joue le franc-tireur ? C’est se mettre dans la délicate situation d’une confirmation qui apparaitrait comme un camouflet. Voilà pourquoi il faut du discernement. Et ne pas ajouter la crise à la confusion. Surtout lorsqu’on est un bon ministre !

Les commentaires2 Commentaires

  1. poilàgratter dit :

    Les anathèmes pour des mauvaises raisons politicardes empêchent tout dialogue intelligent sur le problème des Roms et pas seulement.
    – Faut-il rappeler que :
    – la grande majorité des Roms ne posent pas de problèmes
    – le respect de la loi républicaine s’impose à tous
    – les gangs de mendiants et de voleurs à la tire sont une plaie des villes touristiques et que ce n’est pas du racisme que de souhaiter les éradiquer.

    L’intégration des immigrants souhaitant travailler et s’intégrer dans un pays doit être encouragée, mais l’utilisation de la liberté de circulation pour étendre les réseaux de la pègre roumaine et bulgare Rom doit être combattue efficacement car elle alimente le racisme et l’extrême droite.

  2. bleuetoiles dit :

    la LIBERTE , un redoutable argument , qui sert aussi aux extrêmes !!

    C.Duflot est en difficulté dans son parti , mais , de la mesure SVP .