L’absence d’alternative nuit gravement

par · 26 novembre 2013

imagesSi le pouvoir est contesté tout azimut, il voit monter à lui toutes les demandes parfois contradictoires, souvent incompatibles, à la vitesse du redressement national en terme de déficit. Le débat depuis l’alternance en 2012 est devenu tous contre un et a perdu la centralité du débat gauche/droite.

La défaite de Nicolas Sarkozy, la neutralisation baroque Copé/Fillon, l’OPA d’un bloc réactionnaire sur la droite classique à dynamique frontiste, l’autonomisation de l’UDI, le rapprochement avec le Modem, le retour paralysant pour la droite d’un Sarkozy présent/absent, le refus de tout inventaire, tout conduit à une droite évanescente malgré sa virulence.  Celle-ci n’a ni projet, ni programme, ou de vagues propositions tellement violentes pour le corps social qu’elles sont à peine assumées. Au point qu’un leader de droite a cru bon s’écrier à la demande de dissolution de l’Assemblée Nationale « surtout pas ! On est pas prêt ».

La stratégie du dénigrement ne profite pas à l’UMP. Mais elle libère toutes les colères et les surenchères. Il s’ensuit une gauche seule sur le ring sans réelle alternative, boxant dans le vide sous les quolibets et les jets de toutes sortes.

Le Général de Gaulle avait en face de lui François Mitterrand, Jacques Chirac avait lui Lionel Jospin et Nicolas Sarkozy Martine Aubry après un début calamiteux. Mais ici rien ! Aucune alternative crédible !

Il ne s’agit pas de disculper la gauche de ses difficultés, erreurs ou approximations. Il s’agit de comprendre les conditions dans lesquelles agit la gauche. Il s’agit de souligner que l’absence d’alternative nuit gravement à la démocratie… La droite en crise participe de la crise.

catégorie Actualité

Les commentaires1 Commentaire

  1. Lang dit :

    Accordons à notre Président et son gouvernement le temps de mettre tout en place , malheureusement les mémoires ( voir l’amnésie collective pour certains ) pour celles et ceux qui souffrent actuellement et cela consécutivement à 10 ans de droite , n’ont plus cette patience et cela se comprend , mais en 18 mois est il possible de remettre un train sur les rails , quand celui-ci est sorti de ses voies sociales depuis 2007 ? Plus de pédagogie et de dialogue seraient un atout , de la communication et toujours de la communication , la vraie , le langage vérité a une grande importance également , je reste convaincu que c’est tous ensemble mais «  » le vrai tous ensemble «  » que nous y arriverons , bien cordialement