UK out, Ukraine in ?

par · 3 décembre 2013

ukraine manifLa semaine dernière le parlement de Grande-Bretagne verrouillait le référendum pour ou contre le maintien de la Grande-Bretagne dans l’Union Européenne. Même l’ancien Premier ministre conservateur Thatchérien John Major est sorti de sa retraite pour indiquer « qu’il voudrait mieux ne pas fixer la barre du référendum trop haut sinon c’est la sortie de l’Angleterre », « Drame pour cette dernière et pour l’Europe ».

En Grande-Bretagne la critique de l’Europe a atteint un tel point que la sécession semble inéluctable à l’occasion de ce référendum. L’Europe serait trop régulatrice, trop anti libérale, trop favorable aux immigrés. Bref l’Europe n’est pas le grand marché souhaité par les anglo-saxons. Et ils menacent de claquer la porte.

C’est à ce moment là que l’Ukraine fête la révolution orange en demandant la destitution de Viktor Ianoukovitch qui a refusé le partenariat avec l’Union Européenne sous pression de la Russie. Une protestation populaire que Poutine traite de pogrom, cherchez l’erreur ou le signifiant…

Le partenariat oriental de l’Europe se trouve confronté à l’hostilité de la Russie de Vladimir Poutine. C’est sans compter sur l’attrait de l’Europe pour de nombreux peuples. Il est vrai que l’État de droit, les libertés individuelles, la lutte contre la corruption, semblent des valeurs inatteignables dans l’Ukraine actuelle mais les vertus cardinales de l’Europe.

Le Président du Parlement européen Martin Schulz, le groupe parlementaire SD au Parlement, ont condamné la violence en Ukraine comme le Parti socialiste français, l’UMP et le PPE sont aphones. Le clin d’œil de l’Histoire c’est donc que les conservateurs anglais condamnent l’Europe, alors qu’une grande partie du peuple d’Ukraine la réclame. Une ruse de l’Histoire qui devrait nous indiquer qu’elle est en marche.