Nicolas Sarkozy ou l’éternel retour

par · 15 décembre 2013

sarkoNous étions peu nombreux en juin 2o12 à pronostiquer le retour de Nicolas Sarkozy. J’expliquais à l’époque que ceci était inéluctable – au vu du personnage – et d’une droite qui en avait fait son champion.

J’indiquais que François Fillon était candidat à la présidence de l’ UMP parce qu’il pressentait ce retour. Je finissais mon analyse en indiquant que la candidature de Nicolas Sarkozy ne pourrait être crédible que sur un champ de ruines. L’échec de François Hollande,  la montée du Front national et l’incapacité  de l’UMP de construire une alternative.

Bref l’Attila de la droite ne pouvait surgir que sur un désastre national. Si son retour est marqué par l’effondrement d’une génération à droite. Si l’UMP retourne à Nicolas Sarkozy faute d’alternative. Si le Front national est en dynamique. Personne ne sait à cette étape ce que les français penseront de François Hollande le jour J.

J’ose dire que ce ne sont ni les médias, ni les sondages qui font l’action politique. Sinon l’intervention en Centrafrique serait plébiscitée au vu des premiers commentaires médiatiques. Avant un évident virage sur l’aile sondage oblige, Nicolas Sarkozy virtuellement candidat condamne l’UMP. D’autant que ce dernier caresse l’idée qu’il faudrait une autre formation à droite.

Cet éternel retour toujours annoncé, toujours ébauché jamais réalisé est un des facteurs de la décomposition politique et de la montée de l’extrême-droite. Et celle-ci est nécessaire à son surgissement comme sauveur. C’est ainsi que je comprends la Une du Figaro sur le rapport burlesque à propos de l’immigration. Mais le problème de la droite est ainsi posé. Nicolas Sarkozy est le champion d’une UMP buissonnée qui doit s’en débarrasser pour espérer progresser. Mais le faisant elle risque de se faire vampiriser par Marine Le Pen.

Voilà pourquoi indépendamment des affaires judiciaires, de l’opposition Alain Juppé, François Fillon, Jean-Louis Borloo, François Bayrou, du refus de faire l’inventaire de son quinquennat, le retour de Nicolas Sarkozy se heurte à une équation impossible entre le Front, le centre et François Hollande.

Voilà pourquoi la mauvaise passe des sondages de Hollande confirme Nicolas Sarkozy dans l’UMP mais ne fait pas de ce dernier le recours dans l’opinion.

catégorie Actualité

Les commentaires1 Commentaire

  1. problématique dit :

    Une réflexion inspirée de l’Allemagne ?

    L’éclatement du RPR entre un parti s’alliant avec le Front National et un parti centriste opposé à cette alliance est inéluctable.
    Il se posera donc obligatoirement comme en Allemagne le choix d’une alliance entre un centre républicain et un PS, opposés à une droite alliée au front national qu’essaye de diriger l’ancien Président.
    Face aux populismes anti-européens de Droite comme d’extrême-gauche, cette alliance peut se révéler la seule solution possible pour sauvegarder les valeurs laïques et républicaines de la République.
    Qu’en pensez-vous ?