Guerre à l’abstention de gauche

par · 8 janvier 2014

pointrosepsEn quinze mois le Parti socialiste a perdu 25 points de bonnes opinions. C’est vertigineux !

Nous étions à 50% en septembre 2012, nous sommes à 30% en décembre 2013. C’est inquiétant ! Nous sommes surclassés par l’UMP de Jean-François Copé, 33% de bonnes opinions contre 30% pour le PS. C’est tout dire !

Ces chiffres présentés par Pascal Perrineau du Cevipof dans Le Figaro ne sont pas là pour accabler « Solférino » en général et Harlem Désir en particulier. Ils participent à la crise de la représentation française accentuée par la présence de la  gauche au pouvoir en temps de crise.

Les autres formations ne sont pas mieux. L’UMP est un bateau ivre sans mat et sans cap. La représentation politique est émiettée, individualiste, sans principe ni dessein mais avec un trop plein de destin.  Le facteur aggravant de ce constat est le niveau persistant du Front National même si il a perdu de sa dynamique.

Ces chiffres annoncent une bouderie démocratique sans précédent lors des prochains scrutins.  Si nous n’y prenons pas garde l’abstention de gauche sera violente. L’électorat socialiste n’est tenté par rien d’autre : ni par le centre, ni par Mélenchon, ni par les écologistes. La droite elle, classique ne le convainc pas. Heureusement que l’électorat se déterminera principalement sur celui ou celle  qui sera le mieux à même de  conduire la cite. Ce qui devrait permettre à la gauche de mieux résister.  Mais attention à l’abstention qui rôde.

Certes l’électorat de gauche ne veut pas du Front National. Il fera ce qu’il faut. Mais il est des niveaux au premier tour qui créent des situations difficilement surmontables au second. A cela s’ajoutera le casse-tête du désistement républicain là où la gauche sera en 3e position.

Il serait temps de déclarer la guerre à l’abstention. Il serait temps de réaffirmer les marqueurs de gauche dans chaque reforme et dire quelle France nous construisons.  Car je rappelle qu’une contre-performance sévère aux élections sera vécu comme la sanction d’une politique et ses dernières inflexions social-libérales ou pas.

Les commentaires1 Commentaire

  1. poilàgratter dit :

    La gauche et l’espoir sans sombrer dans l’utopie ?

    La motivation d’abord des militants puis des électeurs passe obligatoirement par leur implication :
    – dans le programme proposé et le choix des priorités ( faire jouer à fond la démocratie interne)
    – l’élimination déterminées des brebis galeuses et pas seulement au niveau municipal (y compris les absentéistes notoires par exemple pour les européennes)