Ça bouge à Berlin

par · 5 mars 2014

drapeau allemand 2Les élections européennes du 25 mai seront historiques.

Pas seulement parce que le futur Président de la Commission sera élu dans les urnes et non pas désigné dans un couloir.

Ce qui sera historique, c’est aussi et surtout, la réorientation de la politique économique européenne qui s’annonce en cas de victoire de Martin Schulz et des sociaux-démocrates.

Pour preuve, le mouvement du Gouvernement allemand qui, aujourd’hui, dans une note du ministère de l’Économie, reconnaît que « des déséquilibres excessifs et durables » de la balance commerciale sont « dommageables à la stabilité de la zone Euro ». En clair, Berlin admet que son gigantesque excédent commercial de 200 Milliards se fait grâce à une demande intérieure atone qui pénalise les travailleurs allemands mais aussi ses voisins forcés de surenchérir dans la déflation salariale.

A travers cette note, Berlin reconnaît donc discrètement qu’en voulant exporter à tout prix, l’Allemagne exporte également sa politique d’austérité et que cela freine la reprise économique sur notre continent. Le Gouvernement allemand a compris qu’il doit soutenir davantage sa demande domestique pour augmenter ses importations et booster l’économie de ses voisins.Ca bouge donc à Berlin, où l’on semble déjà préparer le changement de majorité en Europe.

Voter progressiste le 25 mai est donc essentiel pour doter notre continent d’une politique économique favorable à la croissance.

Le 25 mai nous devons choisir une Europe qui va de l’avant et tourne le dos à l’Europe des conservateurs et des marchés, une Europe qui tend la main aux Européens. Notre Europe en somme.