Mois avril 2014

29 Avr

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Interview dans Le Monde: Cambadélis aux députés PS : « Calmons-nous ! »

par

logolemondeLe Monde publie une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver ici ou lire ci-dessous:

 

Un mois après le séisme des élections municipales, le nouveau premier secrétaire du Parti socialiste publie le 30 avril L’Europe sous la menace national-populiste. Un cri d’alarme : Jean-Christophe Cambadélis décrit la France comme « le maillon faible » et pronostique une course à trois PS-UMP-FN pour le second tour de la présidentielle de 2017.

 

Le soir du premier tour des municipales, Marine Le Pen annonçait l’avènement du tripartisme en France, un tripartisme PS-UMP-FN. Or, c’est aussi la thèse que vous défendez dans votre livre. Qu’est-ce qui vous pousse à dire cela ?

Jean-Christophe Cambadélis : De scrutin en scrutin, le FN s’installe dans la vie politique, porté par l’idéologie dominante qui consiste à prôner l’identité plutôt que l’égalité, la purification culturelle et la chasse à l’anti-France. Cette idéologie imprègne toute la droite. On voit bien que l’UMP est tenaillée entre l’idée de voler le feu national-populiste au FN et celle de rester sur des principes classiquement républicains voire gaullistes.

Les questions d’identité, d’insécurité, d’immigration ont pris le pas sur tout le reste. Elles sont au coeur de la concurrence qui se joue à l’intérieur de ce parti et entre ce parti et le Front national. J’ajoute que cette idéologie dominante gangrène tout le pays : pour se développer, le FN a produit et se nourrit de l’idée d’une France dépassée, dépressive, dépravée. Plus le FN progresse, plus il déploie la ligne mortifère d’une France qui s’effondre.

Vous annoncez « une lutte à mort » en 2017 entre les trois partis…

Oui, car l’un d’entre eux ne sera pas au second tour de la présidentielle et cela conduira dans les trois cas à un séisme politique. Si c’est le FN, on dira que la stratégie de la banalisation voulue par Marine Le Pen a conduit à son élimination. Si c’est l’UMP, le choc sera terrible et le débat féroce entre ceux qui voudront se rapprocher de Marine Le Pen et les autres. Si c’est le PS, avec un président sortant, les tensions que nous vivons aujourd’hui autour du plan d’économies seront démultipliées et comme il reste encore dans le pays une force radicale à gauche, le PS se retrouvera dans la même situation que la SFIO moribonde.

Il y a une vingtaine d’années, vous étiez à l’origine du « Manifeste » contre le FN. Désormais, vous actez un tripartisme installé. N’est-ce pas le signe de l’échec de la gauche face au FN ?

Si, l’échec est total. Nous avons surestimé la scission intervenue en 1999 au FN, sous-estimé la banalisation et nous n’avons pas compris le phénomène national-populiste sur le continent européen. Plus grave, nous continuons de commettre une erreur d’interprétation : le FN n’est pas un parti fasciste voire nazi comme il en existait dans les années 1930, même si on trouve des points communs comme la haine de l’immigré. Le FN n’est pas hors les murs de la démocratie, il est en marche. C’est un parti médiatique, une petite entreprise familiale qui dispose d’une certaine hégémonie sur le Net et dont l’ambition est de démolir la République en créant l’apartheid. Son projet est beaucoup plus dangereux qu’un fascisme sépia. Revendiquer la préférence nationale, demander la purification culturelle, exiger que « les Français de souche » soient supérieurs aux « Français de papier », c’est créer les conditions d’une guerre civile entre les communautés.

Pourquoi le PS est il autant sur la défensive ?

Il n’a pas pris la mesure de notre époque. Il fonctionne toujours sur de vieux logiciels. Du coup, il est incapable de faire le récit de ce qu’il fait et d’en donner le sens. Notre sémantique est devenue effroyablement technocratique. Nous donnons l’impression d’un entre-soi qui écrase la politique. Franchement, que signifie pour les Français la politique de l’offre et de la demande ? Il faut faire redescendre la gauche dans le peuple car aujourd’hui le Parti socialiste donne l’impression de ne s’occuper que de lui-même.

Vous décrivez, plus largement, une Europe rongée par « le national-populisme ». Sur quoi vous appuyez-vous ?

J’ai été estomaqué d’entendre Geert Wilders, le chef du PVV d’extrême droite aux Pays-Bas, répéter par trois fois à la fin d’une réunion publique : « Vous trouvez qu’il y a trop de Marocains ? On va s’en occuper ! » C’est mot à mot ce que disait Goebbels des juifs ! Ce national-populisme s’appuie sur la xénophobie d’un monde occidental qui constate qu’il a perdu son hégémonie sur le reste de la planète.

Il se nourrit aussi de « l’ordo-libéralisme » de Berlin et de Bruxelles, cette lecture hémiplégique des traités européens. La stabilité s’est transformée en austérité, jetant des milliers de gens dans la rue et des centaines de milliers dans la plus extrême pauvreté. Continuer comme ça est totalement suicidaire.

Vous appelez à revoir les critères de Maastricht, vous contestez la règle du 3 % de déficit public au moment où Manuel Valls affirme au contraire s’y conformer. La gauche n’est-elle pas devenue complètement schizophrène ?

Pas du tout, nous sommes complémentaires. Le gouvernement respecte les traités, c’est bien le moins ! S’en émanciper provoquerait une crise qui ne résoudrait rien. Mais le PS doit se battre pour pousser une nouvelle majorité au Parlement qui les dépassera. Ce chiffre de 3 %, arrêté avant les années de crise, a perdu toute pertinence dans la situation actuelle.

Comment espérez-vous vous faire entendre après le désastre des élections municipales ?

Je pense que les Français ne se tromperont pas de colère. Le sujet de l’élection européenne n’est pas Paris, mais Bruxelles. Si la majorité devient progressiste au Parlement européen, alors le président de la Commission européenne sera progressiste. Les électeurs peuvent changer le cours de l’Europe.

Comment expliquez-vous l’extrême tension qui se manifeste entre le gouvernement et le PS ?

Le traumatisme post-municipal a été très brutal. En outre, la fronde se nourrit de multiples facteurs, certains politiques, d’autres organisationnels. Les socialistes ont besoin que le gouvernement les écoute. Et ils veulent retrouver le sens de leur action.

De nombreux rendez-vous délicats sont prévus cette année : vote du collectif budgétaire cet été, vote du budget à l’automne, faut-il s’attendre à une fronde perpétuelle contre la politique économique ?

Le rôle du PS n’est pas d’être la courroie du gouvernement mais de peser pour la sortie de crise… Donc, à chaque étape, il faudra du dialogue mais du dialogue pour converger car nous sommes condamnés à réussir : si nous échouons, c’est le PS et la gauche qui seront remis en cause.

Plusieurs milliers de militants socialistes ont signé ces derniers jours un appel « pour une autre politique ». Comprenez-vous cette fronde ?

Ne commençons pas à nous envoyer des pétitions à la figure. C’est médiatiquement intéressant mais politiquement nuisible. Nous avons des instances, utilisons-les pour débattre.

Comptez-vous sanctionner les députés PS qui voteront contre ou s’abstiendront mardi 29 ? Demandez-vous leur exclusion ? Leur démission ?

Je ne veux pas brandir de menace mais j’insiste : personne n’a intérêt à s’enfermer dans une posture qui deviendrait une impasse. Si à chaque vote, des élus socialistes votent contre, on n’est plus dans une défiance plus ou moins organisée, mais dans une sécession. Or, personne n’avance d’arguments qui laisseraient présager l’envie d’un rapprochement avec Jean-Luc Mélenchon. Donc calmons-nous. Je suis persuadé que nous pouvons surmonter le trauma municipal et retrouver un certain plaisir d’être de gauche.

Quelle est votre ambition à la tête du PS ?

Lui redonner une identité lisible mais pas dans des débats académiques, dans un dialogue avec notre électorat, à travers les états généraux. Egalité réelle, liberté ordonnée, fraternité laïque. Dès qu’on identifiera le PS à ces trois questions, nos électeurs ne nous bouderont plus.

 

Propos recueillis par Françoise Fressoz et Bastien Bonnefous

 

 

29 Avr

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« Les députés PS ne veulent pas provoquer de crise », Interview dans le Nouvel Observateur

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nouvelobsLe Nouvel Observateur publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

A quelques heures d’un vote à haut risque, à l’Assemblée, sur le plan d’économies du gouvernement, le premier secrétaire du PS se veut confiant. A la veille d’un vote qui s’annonce périlleux pour Manuel Valls, le Parti socialiste, réuni en Bureau national extraordinaire, a adopté, lundi 28 avril au soir, une résolution de soutien au programme de stabilité gouvernemental. Ce mardi, son premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, se rend devant les députés du groupe, nombreux à avoir fait part de leur mécontentement face à ce plan d’économies de 50 milliards d’euros. Hier matin, le Premier ministre a concédé des inflexions, en direction des plus modestes. Ce qui n’a pas empêché certains « frondeurs » de persister. « Les dernières difficultés vont être levées », veut toutefois croire Jean-Christophe Cambadélis. Interview.

 

Des députés ont confirmé qu’ils ne voteraient pas le programme de stabilité demain, à l’issue des modifications annoncées par Manuel Valls ce matin. Dans quelle ambiance s’est déroulé ce Bureau national ?

– Plus de 20 intervenants se sont succédé, ce qui est rarissime pour un Bureau national du PS. Le tout s’est déroulé dans une ambiance d’écoute, malgré quelques petits moments de tension et des formules développées par les uns qui ont pu ne pas plaire aux autres. Un sentiment de solennité s’est dégagé, et avec lui l’impression que le parti était dans la boucle, qu’il jouait pleinement son rôle, avec la capacité de peser sur l’action du gouvernement. Au bout du compte, le vote est sans appel : la résolution a été adoptée à 31 voix contre 15.

Certains députés évoquent jusqu’à 80 « frondeurs » susceptibles de s’abstenir dans les rangs socialistes. Comment envisagez-vous le vote de ce mardi ?

– Les députés socialistes sont responsables et n’ont pas l’intention de provoquer une crise mais d’y répondre. Ils ont entendu les ajouts annoncés par le Premier ministre et mesurent ce qu’ils représentent en termes de décisions budgétaires. Les dernières difficultés vont être levées, même si quelques-uns maintiennent un désaccord avec la logique globale.

Vous avez déclaré qu’il fallait « savoir terminer une fronde ». Bruno le Roux a, lui, estimé qu’il n’y avait « pas de vote sans conséquence ». Pour les députés qui ne respecteraient pas la position officielle du parti, que pourrait-il se passer ?

– J’attends de voir, nous ne fonctionnons pas à la menace. Mais si, vote après vote, certains s’enferment dans un vote d’opposition « à priori », il faudra envisager de se réunir pour réfléchir à la manière de lever cette posture. Il y a aujourd’hui un besoin de converger. S’il n’y a pas cette possibilité, cela finira par poser problème au groupe.

Vous intervenez ce matin devant le groupe socialiste à l’Assemblée. De quelle manière entendez-vous convaincre les récalcitrants ?

– En expliquant notamment que ce plan d’économies ne représente que 4% de la dépense publique. Le dispositif qu’il prévoit va permettre d’investir et surtout d’embaucher plus. C’est autour de cela qu’il faut juger la trajectoire budgétaire. Le gouvernement s’est inscrit dans une logique de dialogue avec le parti socialiste et les parlementaires, et a intégré à son plan d’économies des avancées que tout le monde juge importantes.

Malgré les aménagements annoncés du plan d’économies, son montant reste inchangé : 50 milliards d’euros de coupes dans les dépenses publiques. Se situe-t-on à un tournant pour la gauche ?

– Le tournant, pas seulement pour la gauche, mais pour l’ensemble des Français, serait qu’on ne réduise pas le chômage. Nous ne nous situons pas sur un simple débat entre droite et gauche. Il s’agit de stimuler la croissance et les embauches.

Quel rôle entendez-vous impulser au parti, en lien avec l’exécutif et les parlementaires ?

– Le Parti socialiste doit être utile dans le débat autour de la politique gouvernementale et en capacité de présenter une vision, des valeurs et une identité propre. Ses Etats généraux, qui se tiendront à l’automne, seront pour les militants, au sein des sections, le moment de réfléchir aux réponses que l’on peut apporter aux questionnements des Français. Ils seront l’occasion d’une reformulation de ce qu’est le Parti socialiste, pour, ensuite, préparer en temps et en heure notre prochain congrès. En ce qui concerne l’exécutif, nous nous situons dans ce que j’ai qualifié de « solidarité exigeante ». Je n’imagine pas que le parti fasse défaut à l’exécutif, mais je n’imagine pas non plus qu’il ne soit pas écouté.

Rafika Rezgui, accusée de conflits d’intérêts par « Le Point », a démissionné de ses fonctions de porte-parole. Craigniez-vous l’impact de cette décision sur l’image du parti ?

– Non, puisqu’elle n’est effectivement plus en fonction. Rafika Rezgui m’a fait part, dans sa lettre de démission, de sa décision de vouloir se défendre contre une campagne injuste et de répondre à une polémique alimentée, notamment via les réseaux sociaux, par l’extrême droite.

 

Recueilli par Audrey Salor

 

27 Avr

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Cérémonie en souvenir de la déportation des élèves de l’école Lucien de Hirsch

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Jean-Christophe Cambadélis se rendra à la cérémonie en souvenir de la déportation des élèves de l’école Lucien de Hirsch :

Lundi 28 avril 2014 à 9h15


avec François Dagnaud, Maire du 19ème arrondissement de Paris, Roger Madec, Sénateur de Paris, Daniel Vaillant, Député de Paris, Catherine Vieu-Charier, Adjointe au Maire de Paris chargée de la Mémoire et du Monde Combattant.

Dans le cadre des commémorations du 70e anniversaire de la Libération de Paris et de Yom Hashoah, la mairie du 19ème arrondissement de Paris,  le groupe scolaire Lucien de Hirsch, le Comité d’Entente des Associations des Anciens Combattants du 19e et le Comité Léon Goldberg organisent une cérémonie en souvenir de la déportation de 110 élèves de l’école Lucien de Hirsch ainsi que de leurs maîtres et leurs directeurs.

Informations pratiques:
Groupe scolaire Lucien de Hirsch, 12-14 rue Henri Murger 75019 Paris.

 

26 Avr

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Après l’insulte de Berlusconi, le PPE doit en tirer toutes les conséquences

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logops160A la veille du jour de commémoration des déportés dans les camps nazis, l’ancien Président du conseil, Silvio Berlusconi qui est connu pour ses déclarations racistes et insultantes, a récidivé en salissant Martin Schulz une nouvelle fois. En déclarant que « pour les Allemands, les camps de concentration n’ont jamais existé« , le dirigeant historique de la droite italienne a ajouté le négationnisme au populisme.

Berlusconi jette ainsi l’opprobre sur toute la droite européenne, celle du Parti populaire européen, qui doit désormais en tirer toutes les conséquences.

Cette nouvelle provocation d’un homme parvenu au pouvoir en s’alliant à l’extrême droite, indique combien le vent mauvais du national populisme souffle en Europe, contaminant jusqu’au centre droit.

Le combat des socialistes européens pour une nouvelle majorité au Parlement européen et à la Commission avec Martin Schulz est aussi un combat acharné contre les salisseurs de mémoire, le national populisme et la haine de l’autre.

Je demande solennellement à Jean-Claude Juncker, candidat du PPE à la présidence de la commission européenne et à Jean-François Copé de se désolidariser de ces propos scandaleux.

26 Avr

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Et de 4 !

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TEddy riner

Teddy Riner a une nouvelle fois démontré tout le talent et la pugnacité dont il sait faire preuve lors des championnats d’Europe de judo ce samedi à Montpellier.

Malgré une blessure qui l’a tenu éloigné des tatamis pendant 8 mois, Teddy Riner a remporté cet après-midi sa 4e médaille d’or, conservant son titre de champion d’Europe dans la catégorie des plus de 100 kilos.

Bravo Champion !

 

 

25 Avr

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Enfants en situation d’exclusion sociale : Question à Madame la Ministre des affaires sociales

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Question publiée au JO le : 08/04/2014 page : 3125

 

M. Jean-Christophe Cambadélis alerte Mme la ministre des affaires sociales sur la dernière étude de l’Unicef qui livre un constat inquiétant selon lequel un enfant sur six (17 %) se trouverait dans une situation d’exclusion sociale jugée préoccupante et que 7 % d’entre eux souffriraient d’une exclusion dite extrême. Cette étude livre également d’autres données alarmantes sur les réponses apportées par les enfants sondés quant au respect de leurs droits ou au harcèlement dont ils pourraient être victimes. Elle évoque le fait que 5 % des enfants interrogés affirment ne pas manger trois repas par jour. Elle démontre aussi le lien évident qui existe entre les différentes dimensions de l’intégration sociale des enfants et les conditions d’existence de ces enfants et leurs familles. Il souhaiterait donc connaître les données dont dispose le ministère quant à l’intégration et les conditions de vie des enfants ainsi que les mesures qui sont envisagées pour le Gouvernement pour lutter contre l’exclusion sociale des enfants et combattre une forme de reproduction sociale.

25 Avr

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L’hommage de la rose à l’Oeillet

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Il y a quarante ans, la Révolution des Œillets chassait la dictature et ramenait la démocratie au Portugal.

C’est la fleur au fusil – en l’occurrence un œillet rouge – que les capitaines d’avril renversèrent le régime déjà chancelant installé un demi siècle plus tôt par Salazar. Comme une partie de la jeunesse française en Algérie ou américaine au Vietnam, la jeunesse portugaise n’avait pour avenir que de perdre son âme dans des guerres coloniales perdues d’avance où la barbarie achevait de corrompre une dictature déjà pourrie sur ses bases.

Au vent de liberté qui soufflait de la bouge d’Amilcar Cabral répondit sur l’air de Grandola Vila Morena, le peuple portugais qui fit sa révolution, sans violence, sans guerre civile.

Alvaro Cunhal pour le Parti communiste et Mário Soares pour le Parti socialiste furent les deux figures d’une gauche qui accompagna la transition démocratique, réussissant à enraciner profondément celle-ci dans un Portugal qui pouvait enfin travailler à son intégration dans la communauté européenne.

Pour nous les socialistes, la Révolution des Œillets fut un baume au cœur après la tragédie chilienne. Elle annonçait cependant un sale temps pour les dictatures fascisantes en Europe car bientôt, après la chute des Colonels grecs, ce fut la fin du franquisme en Espagne.

Je vous parle d’un temps que les jeunes doivent connaître. Nous avons vécu cette révolution avec une proximité aussi grande – il n’y avait alors pas de réseaux sociaux ni de chaînes d’info continue – que la révolution tunisienne. Le Parti socialiste et le SPD avaient travaillé très activement depuis le début des années 70 à la refondation des partis socialistes portugais et espagnol et en exil, la coopération entre Mario Soares, Willy Brandt et François Mitterrand procédait d’une amitié qui allait au-delà de la solidarité.

Quel est le sens de cet anniversaire aujourd’hui ?

D’abord, ne jamais oublier qu’en Europe, la démocratie ne va pas de soi. Qu’il a fallu se battre pour l’établir, la défendre ou la restaurer et qu’à côté d’une France prospère durant les Trente glorieuses, persistaient des dictatures.

Ensuite, c’est la solidarité européenne qui a tiré vers le haut le développement économique et les infrastructures de ces pays. La crise aujourd’hui pousse certains à le regretter, ce qui est une insulte à ce que ces nations ont subies.

Enfin, alors qu’aux marches de l’Europe – la rive sud de la Méditerranée et l’Ukraine, on meurt encore pour défendre la démocratie, nous devons continuer de préserver ce bien précieux mis à mal par la crise.

Si le Portugal frappé de plein fouet par cette crise, ne voit revenir aucune résurgence réactionnaire de droite, on a vu que ce n’était pas le cas en Grèce.

L’Europe que nous voulons était présente dans cette foule à Lisbonne en 1974. En 2014, il faut toujours puiser dans cette mémoire, saluer le courage du peuple portugais et lutter pour la démocratie, c’est-à-dire aussi pour la justice sociale et l’égalité des droits. C’est l’œuvre de Mário Soares, le projet d’ António José Seguro et de tous nos camarades. Nous continuerons main dans la main à défendre ce bel héritage et ce beau projet pour un monde meilleur.

25 Avr

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Interview dans la Dépêche du Midi: «Une nouvelle croissance»

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logo dépêche du midiLa Dépêche du Midi publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Dans le cadre de la campagne pour les élections européennes, le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, participe ce soir à 19 heures à Colomiers à un forum militant.

 

Redoutez-vous que la sanction des élections municipales ne soit amplifiée lors de ce scrutin européen ?

Je suis persuadé que les Français ne vont pas se tromper d’enjeu. Il ne s’agit pas là de Paris mais de Bruxelles et si l’on veut changer de majorité à l’échelle de l’Europe, aujourd’hui dirigée par les conservateurs, il faut voter pour un président de la Commission progressiste. Les Français doivent avoir conscience qu’au-delà des difficultés nationales, les solutions de leur destin se jouent en Europe. On ne peut laisser les conservateurs et l’extrême-droite kidnapper leur destin. Cela passe par une nouvelle croissance.

Alors que le gouvernement réclame un effort de 50 milliards d’euros pour réduire les déficits publics, comment peut-il en être autrement au niveau européen ?

L’effort c’est l’assainissement et l’investissement. La rupture c’est avec l’austérité de Bruxelles. Nous voulons et nous proposons un renouveau en trois points : d’abord revisiter des traités qui sont mal appliqués et qui consacrent le fétichisme des 3 % de déficit public ; ensuite imposer une nouvelle croissance par des grands chantiers, par exemple une Europe de l’énergie, du numérique voire de l’agriculture ; et enfin dans le même temps, susciter un nouveau traité social.

Comment avez-vous ressenti les sifflets qui ont accompagné la visite de François Hollande à Carmaux ?

Je les regrette bien sûr tout en comprenant que les Français veulent plus d’efficacité dans notre combat contre le chômage. C’est bien à cela que nous nous attelons.

Comprenez-vous le mouvement d’humeur d’une centaine de députés socialistes à l’encontre de la politique d’austérité de Manuel Valls ?

Le Parti socialiste par ma voix a déclaré qu’il respectait les déclarations du Président de la République sur les 50 milliards d’économie mais souhaitait en même temps que l’on protège les plus faibles : le pouvoir d’achat des petites retraites et les catégories les plus faibles de fonctionnaires. Nous avons également demandé une procédure de « revoyure » ainsi que la mise en place d’un dispositif de contrôle. Dans ces conditions, on peut répondre à l’inquiétude et l’exigence des électeurs et de nos parlementaires sans déclencher un psychodrame voire une crise. Je suis confiant dans le sens des responsabilités des députés socialistes.

Propos recueillis par Sébastien Marti

 

23 Avr

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Le parti socialiste condamne la mort de Gilberto Rodrigues Leal

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L’annonce du décès de l’otage Gilberto Rodrigues Leal au Mali alors qu’il était détenu par un groupe islamiste vient rappeler de manière tragique qu’il y a encore des personnes détenues contre leur gré à cause du métier qu’elles ont le courage d’exercer dans des zones de guerre.

Le Parti socialiste adresse ses condoléances à la famille et aux proches de Gilberto Rodrigues Leal et il dénonce la barbarie des groupes islamistes armés qui utilisent des innocents pour mener une guerre à la démocratie.

Le Parti socialiste soutient l’action du gouvernement dans le combat contre ces groupes radicaux qui sont le premier ennemi des peuples qu’ils prétendent défendre et qui sont un obstacle à la stabilisation d’une région dont le développement passe par l’arrêt des combats.