Interview dans la Dépêche du Midi: «Une nouvelle croissance»

par · 25 avril 2014

logo dépêche du midiLa Dépêche du Midi publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Dans le cadre de la campagne pour les élections européennes, le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, participe ce soir à 19 heures à Colomiers à un forum militant.

 

Redoutez-vous que la sanction des élections municipales ne soit amplifiée lors de ce scrutin européen ?

Je suis persuadé que les Français ne vont pas se tromper d’enjeu. Il ne s’agit pas là de Paris mais de Bruxelles et si l’on veut changer de majorité à l’échelle de l’Europe, aujourd’hui dirigée par les conservateurs, il faut voter pour un président de la Commission progressiste. Les Français doivent avoir conscience qu’au-delà des difficultés nationales, les solutions de leur destin se jouent en Europe. On ne peut laisser les conservateurs et l’extrême-droite kidnapper leur destin. Cela passe par une nouvelle croissance.

Alors que le gouvernement réclame un effort de 50 milliards d’euros pour réduire les déficits publics, comment peut-il en être autrement au niveau européen ?

L’effort c’est l’assainissement et l’investissement. La rupture c’est avec l’austérité de Bruxelles. Nous voulons et nous proposons un renouveau en trois points : d’abord revisiter des traités qui sont mal appliqués et qui consacrent le fétichisme des 3 % de déficit public ; ensuite imposer une nouvelle croissance par des grands chantiers, par exemple une Europe de l’énergie, du numérique voire de l’agriculture ; et enfin dans le même temps, susciter un nouveau traité social.

Comment avez-vous ressenti les sifflets qui ont accompagné la visite de François Hollande à Carmaux ?

Je les regrette bien sûr tout en comprenant que les Français veulent plus d’efficacité dans notre combat contre le chômage. C’est bien à cela que nous nous attelons.

Comprenez-vous le mouvement d’humeur d’une centaine de députés socialistes à l’encontre de la politique d’austérité de Manuel Valls ?

Le Parti socialiste par ma voix a déclaré qu’il respectait les déclarations du Président de la République sur les 50 milliards d’économie mais souhaitait en même temps que l’on protège les plus faibles : le pouvoir d’achat des petites retraites et les catégories les plus faibles de fonctionnaires. Nous avons également demandé une procédure de « revoyure » ainsi que la mise en place d’un dispositif de contrôle. Dans ces conditions, on peut répondre à l’inquiétude et l’exigence des électeurs et de nos parlementaires sans déclencher un psychodrame voire une crise. Je suis confiant dans le sens des responsabilités des députés socialistes.

Propos recueillis par Sébastien Marti