Alstom : une politique industrielle tournée vers l’avenir

par · 21 juin 2014

logops160

Le soutien à l’appareil productif, et à l’industrie en particulier, est l’un des axes majeurs de l’action politique conduite en France depuis mai 2012. Les dernières décisions concernant l’avenir du groupe Alstom sont l’affirmation de cette volonté politique déterminée.

L’Etat va rentrer à hauteur de 20% dans le capital de l’entreprise Alstom. L’opération se fera en rachetant 2/3 de la participation de Bouygues. L’Etat deviendra alors le premier actionnaire d’Alstom. L’action du gouvernement et du Président de la République a donc porté ses fruits : l’entreprise s’engage à créer 1000 emplois supplémentaires nets en France. Les centres de décision resteront en France.

Alstom, en coopération égale avec General Electric, créera trois coentreprises afin de gérer les secteurs stratégiques des réseaux, des énergies renouvelables et des turbines à vapeur. Dans l’alliance du secteur des turbines à vapeur pour le nucléaire, l’Etat aurait un droit de veto alors que 50% des administrateurs seront approuvés par l’Etat, dont le directeur général. L’Etat détiendra en outre la propriété intellectuelle de cette technologie. Enfin, les autorités françaises se réservent le droit de revenir sur tout ou partie des engagements si General Electric ne respectait pas la totalité de ces conditions.
Le PS salue l’action du gouvernement qui a su créer les conditions d’une opération réussie autour d’un projet industriel international d’avenir.

C’est donc une nouvelle étape de la politique économique qui s’ouvre avec l’entrée de l’Etat au capital de cette grande entreprise industrielle. Un Etat souverain, réactif et à même de participer à une nouvelle dynamique industrielle. Le Parti socialiste souhaite que cette nouvelle voie de la politique industrielle soit désormais poursuivie.