« Nous avons à reformuler le socialisme », interview au Populaire du Centre

par · 12 septembre 2014

Le Populaire du Centre publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver ci-dessous:

 

"Nous avons à reformuler le socialisme", interview au Populaire du Centre 12092014

Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, vient à la rencontre des militants haut-viennois à l’occasion du traditionnel repas des socialistes.

Élu le 15 avril dernier premier secrétaire du parti socialiste auquel il est entré en 1986 après quinze ans de militantisme d’extrême-gauche, Jean-Christophe Cambadélis est l’invité d’honneur du rendez-vous annuel des socialistes. A la veille de sa venue à Limoges, il a répondu à nos questions.

Dans le contexte actuel, compliqué pour le PS, quel accueil vous est réservé dans les fédérations ? Il est plutôt chaleureux. Les militants sont toujours contents de voir leur premier secrétaire. Le lancement, à la Rochelle, d’états généraux qui vont donner aux militants la possibilité de s’exprimer, est perçu de façon positive.

Quel sera votre message aux militants haut-viennois, après la perte de la ville par le PS aux municipales ? Je comprends l’état de sidération dans lequel doivent être les militants socialistes de Limoges et de la Haute-Vienne et le ressentiment qu’ils peuvent nourrir. Je leur conseillerai de rassembler leurs énergies pour repartir, aller de l’avant, car c’est la seule chose à faire.

Le cas de Thomas Thévenoud, débarqué du gouvernement pour n’avoir pas payé ses impôts, empoisonne l’atmosphère… Il a annoncé  qu’il siégerait désormais chez les non-inscrits à l’Assemblée Nationale. Il s’exclut donc, de fait, du PS, mais les conséquences politiques et morales sont considérables.

Vos adversaires affirment que son maintien à son poste vous permet de conserver une courte majorité… La majorité à l’Assemblée nationale ne tient pas à cette unique voix. Il y a les radicaux, les écologistes…

Le début de votre mandat de premier secrétaire est particulièrement mouvementé. Comme le vivez-vous ? C’est passionnant. Nous avons à reformuler le socialisme et l’idéal progressiste, dans un esprit d’indépendance du parti mais avec un devoir de solidarité envers le gouvernement.

Quelle est l’actuelle priorité du PS : sa survie ou le pouvoir ? Le parti socialiste n’est pas menacé d’explosion, mais d’atonie. Il doit retrouver une force propulsive, comme la gauche en générale à l’impérieux devoir de se renouveler. Je compte beaucoup, dans cette optique, sur les contributions des militants à l’occasion des états généraux qui se poursuivront dans toutes fédérations jusqu’en décembre.

Pensez-vous que les députés voteront la confiance au gouvernement, le 16 septembre ? Il y a certes des désaccords dans les rangs socialistes, sur l’équilibre à trouver dans les rangs socialistes, sur l’équilibre à trouver entre la contribution des entreprises et celle des ménages. Je pense toutefois que la majorité fera bloc en cette circonstance.

 

Propos recueillis par Marcel Oudot