A la mémoire d’André Bergeron

par · 20 septembre 2014

bergeronC’est avec tristesse que je viens d’apprendre le décès de mon ami André Bergeron ancien secrétaire général du syndicat CGT-Force ouvrière de 1963 à 1989. Ce fils de cheminot qui fut typographe et militant socialiste avant de s’engager dans le syndicalisme a été un dirigeant exigeant qui était farouchement attaché à l’indépendance syndicale, dans la tradition de la Charte d’Amiens.

Dès l’âge de 14 ans, alors jeune ouvrier, il avait participé aux grandes luttes du Front populaire et il avait pris part à la fondation de Force ouvrière. Plus tard, il prendra part aux négociations qui aboutirent à la création de l’assurance chômage. Celui qu’on a appelé « le père tranquille du syndicalisme » était respecté de tous, travailleurs et patrons. Sa réputation lui ouvrit plusieurs fois les portes des ministères, ce qu’il refusa toujours.

André est un homme qui a beaucoup compté pour moi et nous discutions très souvent. Un lien que la mort vient de rompre, mais que la mémoire ne dissoudra pas.

Il manquera à la gauche, au monde ouvrier et à la France.

Adieu André, Salut Camarade !

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Les commentaires1 Commentaire

  1. DoDoLaSaumure dit :

    Son exigence laïque était forte, comme son anticommunisme. Un bon maître pour les valets du capitalisme.