AFP: Cambadelis (PS): « attitude déplorable » de Filippetti et Hamon, abstentionnistes sur le budget

par · 22 octobre 2014

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PARIS, 22 octobre 2014 (AFP) – Jean-Christophe Cambadélis a jugé « déplorable » et « pas loyal(e) », mercredi, « l’attitude » des ex-ministres Aurélie Filippetti et Benoît Hamon, qui se sont abstenus la veille sur le volet recettes du budget.

Sur RTL, le premier secrétaire du PS s’est dit « choqué » par le fait que « deux ministres de la République qui ont quitté le gouvernement et qui avaient accepté les arbitrages budgétaires au mois de juillet se soient abstenus ».

« Ceci pose un problème éthique », a-t-il poursuivi d’un ton grave. « On ne peut pas à la fois quand on est au gouvernement accepter l’arbitrage, le trouver juste puisqu’ils n’ont pas démissionné, et quand on en est sorti pour des raisons secondaires – la polémique autour d’Arnaud Montebourg évidemment – on en fait une question de distinction absolue avec le gouvernement que l’on a soutenu jusqu’au bout ».

« Ce n’est pas loyal par rapport à son camp, ce n’est pas une bonne image par rapport à la politique », a insisté le responsable socialiste. « C’est une attitude qui est pour moi déplorable ».

Plus tard, lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes parlementaires, Jean-Christophe Cambadélis a appelé les socialistes à « débattre et pas se battre, échanger et pas cogner » et à tenir des « propos raisonnés ».

Aux propos d’Aurélie Filippetti, qui a jugé ne devoir des comptes qu’à ses « électeurs et aux Français », le Premier secrétaire a riposté que « les députés ont une double légitimité » émanant des électeurs et de leur parti. « Ils ne peuvent pas dire le PS n’existe pas ou alors il faudra le dire lors du prochain congrès ».

Le député de Paris a aussi pointé « une espèce de régression chez certains camarades » à l’époque d’avant 1905, date de la création de la SFIO (Section française de l’Internationale ouvrière) où certains élus socialistes se présentaient comme « députés devant la Nation ».

« Je reproche à un certain nombre des mes camarades de se croire encore dans les années 60-70 où la gauche était hégémonique dans les têtes et dans les usines, même si elle ne l’était pas encore dans les urnes », a-t-il aussi déploré.

Sur le paysage politique à l’Assemblée nationale, Jean-Christophe Cambadélis a estimé qu' »il y a des oppositions à la politique gouvernementale, mais pas de majorité pour renverser le gouvernement ».

Au sujet des propos de Benoît Hamon (l’exécutif « menace la République »), il a répondu que « le danger pour la République, ce n’est pas le PS, c’est le FN », mais a observé qu’avec de tels propos, « vous êtes sûr de faire le buzz ».

Comme on lui demandait s’il était d’avis que M. Hamon quitte le PS, le Premier secrétaire a répondu à quelques journalistes: « Non, je ne l’incite pas à quitter le PS. Ne nous obligez pas à nous affronter sur tous les sujets ».

Il ne pense pas « une seule seconde que ces déclarations soient des préliminaires à un congrès ».

Dans une référence au rugby, M. Cambadélis a ironisé sur « le haka avant le match (des joueurs néo-zélandais), sans jamais passer à l’acte ».

Quant au vote du volet recettes du projet de budget de l’Etat, « 39 (députés abstentionnistes), c’est trop », surtout sur un texte qui « s’émancipe de l’objectif des 3% » de déficit et rend « près de 3,5 miliards d’euros de pouvoir d’achat », a-t-il observé.

Mais « voter contre » le budget de l’Etat ou celui de la Sécu par exemple, « ils ne veulent pas », a remarqué M. Cambadélis, considérant aussi que « la gauche du PS » sera « moins à l’aise » pour s’attaquer à la modulation des allocations familiales en fonction des revenus.

catégorie Actualité

Les commentaires2 Commentaires

  1. Nicolas 33 dit :

    Bonjour,

    Que vous dire ? Vous semblez tellement loin, tellement sourd, tellement aveugle et tellement centré sur vos petites personnes. Ce « vous », s’adresse à tous ceux et celles qui petit à petit, saborde la victoire de la gauche en 2012 et les espoirs des millions de français/françaises qui ont voté pour une politique plus juste, plus respectueuse, plus humaniste.
    Il faut arrêter ces querelles stériles, ces échanges de cours de recréations, ces postures ridicules. Tout cela rend l’action courageuse et nécessaire du gouvernement inaudible et invisible. Les médias ne retiennent et ne communiquent que les petites phrases, les bons mots qui font le buzz et dont l’opposition se saisit pour faite oublier leurs propres difficultés.
    Je crois, malheureusement, qu’il y a un manque de maturité et de sens de responsabilité parmi certains/certaines de nos élu-e-s. Il n’est pas possible de se comporter de la sorte !! Ils/elles devraient se rapprocher de ceux/celles qui chaque jour, jour après jour, se demandent de ce que sera fait leur lendemain et celui de leurs proches.
    Ils/elles se disent socialistes et de gauche. Car aujourd’hui, il semble nécessaire de la préciser. Il y en a marre de ces débats qui n’intéressent personne sauf « vous », car ainsi « vous » pouvez exister et continuer à « vous » quereller, pendant que le train passe…. Et que les plus démuni -e-s restent à quai !
    Moi même je me considère comme socialiste, mais socialiste du XXI ème siècle, c’est à dire attentif aux autres, favorable aux efforts avec un partage juste et volontaire pour réformer notre pays dans le respect de nos institutions républicaines.
    Réveillez-vous !!!

  2. Michèle JAY dit :

    Monsieur,

    Tout à fait en accord avec votre position vis à vis de l’attitude inacceptable de ces faux rebelles qui n’ont pas l’honnêteté de se retirer dignement, car ils ont le droit de ne pas être d’accord et vouloir rester avec des idées d’une autre époque : jeunes et rétrogrades !
    Dommage pour eux.

    Merci de continuer sur la route tracée par Monsieur le Président.

    Très fidelement.

    Michèle Jay