Macédoine: la démocratie ne peut pas être un vain mot

par · 6 novembre 2014

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Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du Parti socialiste, et Philip Cordery, secrétaire national à l’Europe se sont entretenus avec Radmila Sekerinska, vice-présidente du SDSM (parti social-démocrate macédonien, dans l’opposition) sur la situation de la démocratie en Macédoine.

Les reculs démocratiques que connaît le pays depuis l’arrivée au pouvoir de l’actuel président du gouvernement, Nikola Gruevski, sont inquiétants à plus d’un titre: entraves à la liberté de la presse, contrôle des médias et des institutions, intimidation des fonctionnaires, pressions sur la Justice, propagande auprès de l’opinion publique… L’opposition n’a pas la possibilité d’exercer pleinement son rôle et de faire vivre la démocratie en Macédoine, en l’absence d’accès aux médias notamment. Ces reculs sont constatés dans le rapport d’étape de la Commission européenne, ainsi que dans les différents rapports de l’OCSE.

Le respect de l’Etat de droit et la démocratie sont au cœur de nos valeurs républicaines et au fondement de l’Union européenne, auprès de laquelle la République de Macédoine a initié une demande d’adhésion. Ils sont une exigence pour les peuples et les Etats, qui les engage tous sans exception.

Le Parti socialiste français est très préoccupé par ces entraves à la démocratie et la remise en cause de l’Etat de droit en République de Macédoine. Nous appelons l’Union européenne à y envoyer une mission d’observation du Parlement européen, et à y renforcer la mission de l’OSCE.