Carnet de route – quatrième étape du 11 et 12 février 2015

par · 13 février 2015

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C’est une petite touche européenne qui a été donnée au déplacement de Jean-Christophe Cambadélis à Strasbourg au cours de la journée du mercredi 11 février puisqu’il a profité de la session plénière du parlement européen pour rencontrer la délégation socialiste française au Parlement européen (DSF) présidée par Pervenche Berès, élue en Ile-de-France.

Au cours de cette première rencontre, il a fait un point sur la nécessité de mieux inscrire au centre du Parti les politiques européennes, qui ne sont plus des éléments de politique étrangère, de manière à ce que les eurodéputés soient plus intégrés qu’ils ne le sont actuellement aux débats du Parti afin, en quelque sorte, de faire mentir ce titre d’un épisode de Borgen : « personne ne vous entend crier à Bruxelles ».

Par la suite, le Premier secrétaire a rencontré Gianni Pitella (PD), le président du groupe Socialistes et Démocrates (S&D) en compagnie de Philip Cordery, député des Français du Benelux, secrétaire national à l’Europe, membre de la Présidence du PSE dont il fut six ans durant secrétaire général, et aussi de Javier Moreno Sanchez, le secrétaire
général du groupe S&D. Ce fut l’occasion d’adresser une fois de plus un message de gratitude à Gianni Pitella pour sa présence lors de la marche du 11 janvier.

Au cours de cet entretien, Jean-Christophe Cambadélis et Gianni Pitella ont évoqué la nécessité de renforcer la coordination entre le groupe S&D et le PSE, dont le Premier secrétaire du PS est également le premier vice-président afin de mieux répondre aux défis du moment.

Par la suite, Jean-Christophe Cambadélis a eu un court entretien avec le Président du Parlement, Martin Schulz qui a évoqué avec lui la manière dont les sociaux-démocrates pouvaient aider Alexis Tsipras et son gouvernement à réussir pour le bien des Grecs.
Enfin, cette séquence européenne s’est conclue par une intervention devant le groupe S&D sous la présidence d’Henrique Guerrero. En voici quelques extraits :

« Merci aux sociaux démocrates européennes pour leur soutien, merci à Gianni pour sa présence à nos côtés.

Nous nous apercevons que le djihadisme est une donnée avec laquelle il va falloir s’habituer à vivre. […] Le terrorisme se nourrit d’une situation au Moyen Orient qui perdure et qui a des conséquences dans d’autres pays. […] Nous serons confrontés au retour possible de combattants issus de nos pays. Toutefois, il ne faut pas sombrer dans le Patriot act. […] Alors que nous sommes encore dans le combat contre l’évasion fiscale, la question des soutiens financiers du terrorisme international est maintenant clairement posée. […] A côté du djihadisme, nous sommes aussi confrontés à la montée des populismes qui ont en France le visage du  Front national. La social-démocratie doit combattre ces populismes. Pour les combattre il faut les assécher. Les conservateurs en sont incapables à cause de leurs politiques. Toutefois, il faut dire que le plan d’investissement fut un premier acte dans le redressement. […]

Nous plaidons pour un traité social en Europe pour améliorer le niveau de protection sociale et des politiques sociales et la situation grecque nous pousse à hausser notre niveau de jeu. Le Pasok avait été un bouclier pour le peuple grec or celui-ci voulait un glaive. […] Il y a comme un air de république de Weimar dans la situation grecque car on a un peuple à bout, un gouvernement à cran dans un contexte à vif. Et si le gouvernement échoue, c’est un boulevard pour Aude Dorée. Syriza a peu de marges de manœuvres, peu de moyens de faire ce qu’ils ont dit. […]

L’Europe est à la hauteur de sa responsabilité dans la crise ukrainienne avec le rôle que jouent François Hollande et Angela Merkel. Cela prouve qu’une diplomatie européenne est possible. Cela prouve qu’une diplomatie européenne peut discuter avec les Etats-Unis pour peser sur le TTIP car il y a beaucoup de problèmes. […]

La cop21 sera un rendez vous de l’humanité. Il faut le réussir. […]

Il serait nécessaire de mieux coordonner l’ensemble des réseaux sociaux-démocrates européens PSE, groupe S&D car trop souvent, chacun travaille dans son coin. Il faut que le PSE se pose en alternative lors de son congrès à Budapest et qu’il gagne en visibilité car nous en avons besoin. Normalement au lendemain d’un échec électoral, nous aurions dû en tirer le bilan. La grande difficulté européenne est qu’on travaille à 28 en convergences alors que les élections sont des moments de divergences. Le PSE ne peut pas être l’expression du compromis. Sinon il n’est pas visible. Nous devons être capable de porter le social et pas seulement le compromis sur le plan économique. Sinon nous semons les échecs de futurs déboires électoraux. »

La suite de la journée s’est terminée par un dîner avec les dirigeants, les élus et les candidats socialistes aux élections départementales du Bas-Rhin avec Mathieu Cahn, le Premier secrétaire fédéral, en compagnie du député Philippe Biès, de plusieurs conseillers généraux comme Serge Oehler, Raphael Nisan, Eric Elkouby, ou encore Suzanne Kemp, Alain Fontanel et Camille Gangloff, secrétaire fédérale aux questions européennes. Ce fut l’occasion d’un débat sur la situation politique et les enjeux du combat contre l’extrême droite en Alsace.

 

Jeudi 12 février après un trajet en TER de Strasbourg pour relier la belle ville de Metz, Jean-Christophe Cambadélis a été accueilli par Dominique Gros Maire de Metz et Jean-Pierre Liouville, premier secrétaire fédéral de la Moselle en mairie de Metz.

Ces derniers ont ensuite rejoint Paola Zanetti, et Michel Liebgott, députés de la 7e et 8e circonscription de la Moselle, Jean-Pierre Masseret, Président de la région Lorraine et Jean-Marie Gisquet, secrétaire fédéral à la communication pour un déjeuner avec la presse locale.

Le début d’après-midi fut consacré à la visite du Centre Pompidou de Metz, première décentralisation d’un établissement culturel public national. Aux côtés de Jean-Pierre Liouville, de Dominique Gros et des candidats aux élections départementales pour les cantons numéros 1, 2 et 3 de Metz (Patricia Sallusti, Jean-Michel Toulouze, Sébastien Koenig et Sélima Saadi), Jean-Chistophe Cambadélis a pu découvrir l’exposition Phares dont les oeuvres monumentales sont exposées au sein de la grande nef du musée, espace d’exposition unique en Europe par son volume.

C’est ensuite en Mettis, véhicule articulé à mi-chemin entre le bus et le tramway, que Jean-Christophe Cambadélis, toujours accompagné du Premier secrétaire fédéral, du Maire de Metz et des candidats aux élections départementales, s’est rendu dans le quartier de la Borny pour visiter la Boîte à Musique (BAM) inaugurée en septembre dernier. Salle de concert mais également lieu de rencontres et d’information dédié aux musiques actuelles, la BAM accueille aussi associations et musiciens dans une logique d’aide au développement de leur projet artistique (répétition, formation etc.).

La fin d’après-midi était consacrée à la visite de l’entreprise Les Bronzes d’Industrie (LBI) située à Amnéville. Entreprise familiale depuis 1919, cette fonderie spécialisée dans la technique de centrifugation qui permet notamment de faire tourner les métaux en fusion à grande vitesse pour améliorer leur résistance au frottement et à l’usure, emploie 300 salariés donc 210 en Moselle. Après une présentation de l’entreprise, c’est guidés par Luc Lajoye, PDG de l’entreprise et Laurent Lajoye, Directeur général, que Jean-Christophe Cambadélis aux côtés de Jean-Pierre Liouville mais également de Lionel Fournier, Maire de Rombas, Michaël Weber, Maire de Woelfling et Marie-Thérèse Gansoinat-Ravaine, Maire de Verny, ont pu assister à toutes les étapes de fabrication, de la fusion des métaux à la mise en forme et à la transformation du produit fini. Profitant de cette visite, Luc Lajoye a fait part au premier secrétaire du peu d’intérêt des jeunes pour ce secteur pourtant attractif en terme d’emplois et des difficultés qu’il rencontre à trouver de nouveaux apprentis.

La journée s’est achevée par un banquet républicain autour de René Drouin, Maire de Moyeuvre-Grande, Michel Liebgott et Paola Zanetti, Jean-Pierre Masseret et des militants socialistes de la fédération socialiste de la Moselle. L’occasion pour le premier secrétaire d’encourager les candidats aux élections départementales et de dédier cette soirée « au combat des socialistes, les jours où ils tutoient l’histoire ».

 

Prochaine étape, le 27 février en Loire Atlantique.

Retrouvez ci-dessous les photos du déplacement (crédits photos Mathieu Delmestre):

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