L’invité d’Yves Thréard dans Le Talk du Figaro

par · 20 mars 2017

Jean-Christophe Cambadélis était ce lundi 20 mars l’invité d’Yves Thréard dans Le Talk du Figaro.

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:

Campagne présidentielle

La dynamique autour de notre candidat est là. Mon travail est de rassembler tout le monde autour de Benoît Hamon.

Il y a dans le courant progressiste ceux qui veulent accompagner la mondialisation pour la Maîtriser et ceux qui veulent résister.

Les primaires ne sont pas bonnes ou mauvaises, elles dépendent du contexte.

C’est très difficile, malgré une primaire réussie, de coaguler tout le monde. C’est mon travail, c’est ce que je fais, même si les uns et les autres me font des reproches.

Cet esprit de rassemblement que je défends avec acharnement peut agacer certains.

Je pense que, à un moment donné, quand vous ne respectez pas les règles, il faut vous attendre à ce que l’on ne respecte pas les règles pour vous (…) J’en veux à tous ceux qui au cours de ce quinquennat n’ont pas respecté les règles.

Le PS ne va pas éclater. Le débat a toujours existé au Parti socialiste.

La campagne officielle commence. Il était temps de rebondir et ca été fait de belle manière.

Si on perdait la présidentielle, le match ne serait pas terminé. Il y aurait le match retour des législatives !

Jean-Luc Mélenchon a pris la responsabilité de refuser l’union avec notre candidat. Benoît Hamon avait fait la démarche et Jean-Luc Mélenchon l’a refusée.

Emmanuel Macron est bayroutisé. François Bayrou est omniprésent dans la campagne de Macron au risque de le stériliser. (…) C’est le centrisme, mais c’est un centrisme qui s’émancipe de la droite classique, (…) qui n’est pas dans une alliance avec la gauche, et qui essaie de combiner tout et son contraire dans la situation actuelle

Avec les primaires le PS n’est plus dirigé par un leader mais par un animateur. Je ne pense pas que Manuel Valls ou Benoît Hamon souhaitent être animateur.

Il faut re-légitimer nos institutions et cela passe par la modification du mode de scrutin.

Le prochain Président sera élu par défaut face à Marine Le Pen. Ce sera un Président faible. Le lieu du pouvoir sera l’Assemblée nationale.

Nous sommes dans la décomposition de la Ve République.

Sur le terrain il y a beaucoup de perplexité car on ne voit pas qui va sortir de cette élection.

Il y a à droite une brisure morale. Un candidat des Républicains a fait une glissade dans les sondages ce n’est pas en surchargeant le programme de la droite de manière libérale qu’il va reconquérir le coeur de la droite.

Débat TF1

Cette introduction des primaires dans la présidentielle montre la difficulté pour les candidats de s’imposer de manière claire.

Soutiens à Emmanuel Macron

Chaque membre du PS qui a parrainé Emmanuel Macron a reçu une lettre du Premier secrétaire leur disant qu’ils n’appartenaient plus au Parti socialiste.