L’invité de « C à Vous » sur France 5

par · 20 avril 2017

Jean-Christophe Cambadélis était l’invité d’Anne-Sophie Lapix dans l’émission « C à Vous » sur France  5.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


Le patron du PS s’exprime sur Benoit Hamon – C… par C-a-vous

 

Rassemblement « Notre République » en soutient à Benoît Hamon

« Je reviens de la place de la République et il y a énormément de monde. C’est à la fois sympathique et militant. »

Mauvais sondages pour Benoît Hamon? « La plupart du temps, les sondages se trompent. Regardez Trump, le Brexit. (…) C’est le sport électoral, c’est comme ça ! Mais vous savez, on est jugés par les sondages, on n’est pas jugés par la réalité ! Donc quand on sait que dans la plupart des cas, les sondages se trompent, on s’accroche. »

Campagne présidentielle

On a très peu parlé des programmes dans cette campagne.

On a vu qu’il était difficile de poser le débat. Pourtant Benoît Hamon était très bien parti au lendemain de la primaire.

Benoît Hamon a fait un choix stratégique de campagne qui était de dire qu’il avait été élu dans la primaire, pas obligatoirement avec le Parti socialiste pour le Parti socialiste, qu’il avait réussi à drainer – ce qui était vrai – des jeunes, des nouveaux militants, des responsables associatifs et qu’il voulait garder cette veine-là dans la campagne. Donc ne pas être étouffé par un certain nombre de personnes

Meeting de Bercy: Benoît Hamon ne m’a pas proposé de prendre la parole lors de ce meeting, comme il ne l’a pas proposé à différents dirigeants du Parti socialiste ! C’est un choix que moi, je respecte ! Mais je crois que j’ai fait plus de médias que je n’en avais jamais faits dans cette campagne ! Donc j’y ai participé très fortement ! Et je suis en meeting demain à Goussainville.

J’ai fait beaucoup de médias dans cette campagne pour défendre la candidature de Benoît Hamon.

Ceux qui ont parrainé Emmanuel Macron sont en dehors du Parti socialiste. Ceux qui appellent à voter pour lui sont devant  la Commission nationale des conflits

Accord EELV : « Je ne comprends Danielle Auroi ! C’est un accord qu’on a passé avec les écologistes, il a été signé par monsieur Jadot et Cécile Duflot. Donc qu’elle s’en prenne aux responsables écologistes ! Pas à nous ! Nous, nous n’y pouvons rien ! Nous avons fait cette proposition, ils l’ont acceptée, je ne vais pas revenir sur une proposition acceptée par les écologistes ! (…) Ils ont trouvé ça très intéressant pour eux parce qu’ils penseraient qu’ils feraient plus de voix dans ces circonscriptions puisqu’ils seraient soutenus par le Parti socialiste, et que les autres seraient avec Emmanuel Macron. Je ne comprends pas cette polémique !

Cette présidentielle  est tellement atypique qu’on ne peut en tirer de leçon politique. Pour une raison toute simple: parce que, fondamentalement, ça se couplera avec les élections législatives. Et c’est aux élections législatives que l’on reparlera de Jean-Luc Mélenchon et du nombre de députés qu’il aura.

J’essaie de rassembler, bon an mal an, tout le monde parce que je ne veux pas de cohabitation avec la droite, je ne veux pas que ces élections se terminent en fin de compte par la victoire posthume de Monsieur Fillon, même s’il a été battu au premier tour.

Percée de Jean-Luc Mélenchon : « Jean-Luc Mélenchon était plutôt pour le peuple contre la gauche. Aujourd’hui il réintroduit la gauche dans son discours. (…) Le mouvement de Mélenchon c’est Mélenchon. Il n’y a pas de courant. Son mouvement s’incarne dans une seule personne. »

Front national :  » Je sonne l’alarme sur le danger Front national. Je suis clairement contre la droite et l’extrême droite.

Tous ceux qui sont sur l’orientation de rompre avec l’Europe seront à terme dans une situation difficile parce que les Français ne veulent pas sortir de l’Europe et ne veulent pas sortir de l’euro et ils ont raison. Aujourd’hui dans la mondialisation, c’est une nécessité avec une réorientation évidente de l’Europe, c’est une nécessité de garder l’Europe et l’euro.

L’identité, l’insécurité, l’immigration les 3 i. C’est le grand classique de l’extrême droite française comme de l’extrême droite de l’Europe. Marine Le Pen revient à ses fondamentaux car elle sent que la situation n’est pas aussi simple qu’elle le pensait. Elle est obligée de revenir à Jean-Marie. »

 

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