Auteur Jean-Christophe Cambadélis

24 Mai

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« On ne peut convoquer les Français aux élections législatives sans les informer du contenu de la nouvelle « loi travail »

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On ne peut aller aux élections législatives sans que les électeurs soient informés du contenu de la nouvelle « loi travail » annoncée par le gouvernement d’Edouard Philippe.
Comme nous le souhaitions, la concertation avec les organisations syndicales a débuté. Le gouvernement dispose désormais du temps nécessaire pour élaborer le projet de loi d’habilitation à légiférer par ordonnances avant le 11 juin, date du 1er tour des élections législatives.
Le projet de loi doit être délibéré au conseil des ministres du 7 juin et rendu public, permettant ainsi aux électeurs de se déterminer en étant réellement informés, en toute transparence.
Les Français pourront alors dire s’ils sont favorables ou non aux dispositions envisagées : comme le plafonnement impératif des indemnités prud’homales pour licenciement abusif c’est à dire « sans cause réelle ou sérieuse » ; comme l’extension de l’inversion de la hiérarchie des normes à des sujets autres que la durée du travail en permettant aux accords d’entreprise de déroger aux accords de branche et à la législation du travail au risque de provoquer un certain dumping social ; ou comme encore la fusion des institutions représentatives du personnel qui réduirait la démocratie sociale dans l’entreprise ; etc.
Cette loi se veut la réforme emblématique du quinquennat. On ne peut convoquer les citoyens aux élections législatives sans en connaître le contenu.

24 Mai

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L’invité de Guillaume Durand sur Radio Classique en partenariat avec Paris Première

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Jean-Christophe Cambadélis répondait ce mercredi 24 mai aux questions de Guillaume Durand sur Radio Classique en partenariat avec Paris Première.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


« Le Parti Socialiste n’est pas réductible à sa… par radioclassique

 

Sur l’avenir du Parti socialiste

Le Parti socialiste n’est pas réductible simplement à sa représentation parlementaire. Le Parti socialiste, c’est cinq régions, 40 présidences de conseils départementaux, des maires… C’est une réalité sur le terrain qui n’a pas disparue.

Nous allons nous refonder, il faut mettre toutes les questions sur la table, et il n’y a pas de question taboue. A partir de là, il faut un processus collectif, il faut s’interroger sur le Parti socialiste, sa nature, sa stratégie, son organisation…

On ne s’en sortira pas avec des boucs émissaires. Le problème n’est pas simplement celui du Parti socialiste, même si ça existe, c’est le problème de tout le courant progressiste à l’échelle internationale. (…) Le PSOE est en crise, le Parti démocrate italien est en crise, le parti travailliste anglais est en crise, le SPD ne réussit pas. Ce que nous avons vu aux Etats-Unis, entre Mme Clinton et M. Sanders a amené à une défaite. Donc il y a un problème franco-français, évidemment, mais il y a un problème beaucoup plus large, sur ce qu’est le courant progressiste d’une manière générale.

Les primaires de la gauche avaient permis à François Hollande d’être candidat aux élections présidentielles et de la gagner. Les primaires ne sont pas un problème en soi, c’est le contexte par rapport aux primaires.

Il faut bien que quelqu’un garde la vieille maison et la tienne jusqu’au bout, ce que je ferai avec une certaine dignité, ça me semble nécessaire, parce qu’il y a des idées, des idéaux à défendre.

Elections législatives / Gouvernement Edouard Philippe

Nous avons défini notre position, nous disons que par exemple sur le régalien, puisque c’est dans la continuité de ce que nous avons fait au pouvoir, nous soutiendrons. Il y a une loi sur la transparence (…) La transparence doit s’appliquer à tous. La situation de Richard Ferrand n’est pas claire.

Je demande solennellement au Premier ministre et au Garde des Sceaux, qui nous a dit qu’il faisait de la transparence la question de son accord avec Emmanuel Macron, de s’exprimer sur ce sujet. (…) De même on voudrait connaître le contenu des ordonnances avant les élections législatives. Il n’est pas normal que le texte emblématique du quinquennat ne soit pas connu des Français au moment où ils vont voter.

Emmanuel Macron a une conception verticale du pouvoir. Il ne veut pas prendre en compte les corps intermédiaires. (…) Nous sommes pour des coalitions par pour des redditions.

Sur l’incident avec LCP

Je protestais contre l’inégalité de traitement. Pas d’interview sauvage alors que mes concurrents avaient le choix.

Elections législatives à Marseille

Christophe Madrolle est le candidat qui est soutenu par le Parti socialiste.

 

22 Mai

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L’invité de Patrick Cohen sur France Inter

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Jean-Christophe Cambadélis était ce lundi 22 mai au micro de Patrick Cohen dans le « 7/9 d’Inter ».

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations.

Pour réécouter l’interview cliquez ici

Élections législatives

Nous espérons avoir le maximum de députés pour que les valeurs de justice sociale soient représentées et défendues à l’Assemblée nationale.

Il y a 150 candidats partenaires du PS. Une petite quinzaine de candidats qui s’affichent avec la formule majorité présidentielle, ce qui n’est pas la position du Parti socialiste.

Le Bureau national a eu une position unanime: nous ne serons pas dans la majorité présidentielle. D’ailleurs Monsieur Macron ne le souhaite pas.

Nous sommes, 10 jours après l’élection présidentielle, avec le début de l’inquiétude. Le Gouvernement Philippe commence à inquiéter. Nous verrons comment cela va évoluer. (…) Dans des fonctions régaliennes, on a mis des gens de gauche. Mais, dans les fonctions économiques et sociales, on a mis des gens de droite. Ça veut dire que la politique économique et sociale de ce gouvernement est quand même marquée. Il faut un contrepoids. Il faut qu’il y ait des députés socialistes forts dans l’Assemblée nationale car il faut qu’il y ait un dialogue à l’intérieur de l’Assemblée.

Sur les questions régaliennes nous allons partager évidemment l’action du président de la République et de son gouvernement parce qu’ils s’inscrivent dans la continuité de ce que nous avons fait. Mais sur les questions économiques et sociales, on ne peut pas partager à cette étape ce qui est dit et proposé. Nous ne partageons pas ce qui est engagé sur le code du travail, sur la pénibilité, la réduction des fonctionnaires etc.

Nous sommes des candidats socialistes. Ce pays a besoin de gauche. On ne peut pas passer en force sur les questions économiques et sociales. (…) Je dis discutons! Je suis pour la modernisation et l’évolution mais discutons d’abord.

Après avoir voulu à l’Assemblée nationale réduire les formations politiques qui pourraient contester le pouvoir en place, on veut réduire aussi les organisations syndicales. Je trouve que là, on avance vers une forme politique qui est un peu dangereuse pour notre pays.

Il n’y a jamais eu d’explications d’En Marche! sur le fait qu’ils ne présentaient pas de candidats face au PS dans certaines circonscription.

La position du Parti socialiste ce sont les candidatures autonomes. Nous ne sommes pas dans la majorité présidentielle.

Jean-Luc Mélenchon n’est pas pour l’alliance des gauches mais pour un clivage « élite/peuple ». L’orientation de Jean-Luc Mélenchon est une orientation de témoignage, protestataire mais aujourd’hui il faut être capable de mettre les mains dans le cambouis.

La plateforme Parti socialiste pour les législatives a été adoptée à l’unanimité  du Bureau national.

Sur le Parti socialiste

Le PS va se reformuler, se restructurer et je serai au milieu ce travail. (…) Il y a une reformulation du progressisme à inventer. (…) Aujourd’hui, on voit bien qu’il faut tout à la fois une continuité et qu’il faut incarner. Le PS ne peut plus vivre comme la SFIO, c’est à dire avec une verticalité, nous laissons ça à Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron ou à Marine Le Pen. Il faut faire vivre plus fortement les mouvements associatifs, être en interaction avec la société civile et les mouvements citoyens, il faut trouver une nouvelle formule d’agrégat politique. (…) Je serai partie prenante du renouvellement mais il ne consiste pas à faire table rase, il faut conserver sa mémoire.

Gouvernement d’Edouard Philippe

Sur la nomination de Nicolas Hulot au Gouvernement « Entre Areva et Ushuaïa il va falloir choisir! »

Le clivage gauche/droite est important sur des questions comme la réforme du travail ou la suppression des fonctionnaires. (…) Le libéralisme porté par la droite n’est pas la ligne de la gauche qui veut de la modernité mais aussi la protection des salariés.

18 Mai

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Conférence de presse de Jean-Christophe Cambadélis – Gouvernement d’Édouard Philippe – jeudi 18 mai 2017

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Retrouvez ci-dessous la vidéo de la conférence de presse du jeudi 18 mai 2017 de Jean-Christophe Cambadélis:


Point de presse de Jean-Christophe Cambadélis à… par PartiSocialiste

14 Mai

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Discours d’accueil de Jean-Christophe Cambadélis – Hommage à François Hollande – Dimanche 14 mai 2017

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Quittant le Palais de l’Élysée à l’issue de son mandat, le président François Hollande s’est rendu rue de Solférino pour rendre hommage aux militants socialistes qui ont accompagné son parcours.

 

Retrouvez ci-dessous le discours d’accueil de Jean-Christophe Cambadélis


Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis au… par PartiSocialiste

Pour revoir l’intégralité du discours de François Hollande cliquez ici.

 

 

Crédit photos: Mathieu Delmestre

10 Mai

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L’invité de Laurence Ferrari sur CNews

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Jean-Christophe Cambadélis était mercredi 10 mai l’invité de Laurence Ferrari sur CNews.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


Jean-Christophe Cambadélis invité de Laurence… par CNEWS

Manuel Valls n’est pas humilié par son parti. Je pense que Manuel Valls est un peu humilié par En Marche! qui se comporte de manière un peu étonnante. C’est quoi les conditions de Jean-Paul Delevoye? Adhérer à En Marche! ?

À ma connaissance une poignée de socialistes ont sollicité une investiture En Marche!

La Belle Alliance Populaire c’est une méthode qui est déployée par d’autres: l’appel d’Anne Hidalgo, Martine Aubry et Christiane Taubira va dans ce sens là. Il s’agira demain de multiplier ce type d’initiatives pour les fédérer un jour dans un grand mouvement à gauche.

 

Aujourd’hui Jean-Luc Mélenchon ne se réclame plus de gauche et Emmanuel Macron n’est ni de droite ni de gauche. Il incombe donc au Parti Socialiste d’incarner toute la gauche

Mouvement de Benoît Hamon: il s’agit de reconstruire un NPS avec ceux qui ne veulent pas venir au PS.

Il faut s’élargir, se dépasser faire une véritable fédération de la gauche j’encourage tous ces mouvements

 

J’ai invité François Hollande à Solferino après la passation de pouvoir. Il viendra comme le fit François Mitterrand à l’époque.

J’ai lancé un appel hier pour faire alliance avec FI ou En marche! dans les circonscriptions où le FN a fait plus de 60% à la présidentielle. La logique du 2e tour de la présidentielle  voudrait que nous puissions nous entendre, faire alliance pour battre le FN même si Jean-Luc Mélenchon n’est plus aujourd’hui pour battre le FN.

J’irai soutenir Patrick Mennucci à Marseille face à Jean-Luc Mélenchon s’il me le demande

Election d’Emmanuel Macron 

Le PS tient à garder sa nature sociale démocrate, respectant le rôle des corps intermédiaires. Nous sommes pour le dialogue et le compromis pas pour un parti unique où un homme décide de tout. On ne réglera pas les problèmes de la France, la fragmentation de notre pays avec un Parti unique. Cela ne fonctionnera pas.

J’ai vu que Laurent Berger demandait à Emmanuel Macron de partager le pouvoir, je ne suis pas sûr qu’il soit entendu.

J’appelle le nouveau Président, s’il veut réussir, à prendre en compte que la France est diverse et ne peut pas être absorbée par un Parti unique.

Les ordonnances court-circuitent le dialogue. Envisager une réforme du code du travail par ordonnance est clairement une erreur comme l’ont dit tous les syndicats

Elections législatives

Nous renouvelons par 60% de nouveaux candidats. Et nous renouvelons par une plateforme qui dit ce que nous voulons, ce que nous discuterons, ce que nous refusons. La démarche est claire.

Quinquennat de François Hollande

Un Président empêché qui a été contraint d’emblée de faire face à des problèmes non traités. La politique de redressement nous a coûté car nous n’avons pas pu redistribuer comme nous le souhaitions.

C’est un Président qui a essayé de garder une forme de cohésion nationale et qui n’a jamais voulu passer en force. On verra dans quelques temps que ce n’était pas si mal.

 

10 Mai

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L’invité de « L’actu c’est toi » sur Beur FM

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Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité d’Adile Farquane et Nacer Kettane dans l’émission « l’Actu c’est toi » sur Beur FM.

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations (et pour revoir l’émission cliquez ici):

Situation du Parti socialiste

Notre démocratie mérite mieux que de petits enfantillages, il faut travailler au redressement de la France.

Oui les idées des socialistes doivent encore être représentées en France.

Je plaide depuis longtemps pour le dépassement du PS c’est pour cela que l’on a créé la Belle Alliance populaire.

Elections législatives

Les socialistes avec leur idée de justice sociale et de cohésion sociale seront présents aux législatives.

Le PS n’est pas mort, il sera présent dans plus de 400 circonscriptions.

Le jour où les socialistes se mettent d’accord sur une plateforme commune on titre sur 3 candidats qui ont décidé de sauter sur le porte-bagage de M. Macron!

Nous présentons 60% de candidats nouveaux, 50% de femmes et 10% de nos candidats sont de ce que l’on appelle pudiquement « la diversité ». Nous sommes le seul parti à le faire !

Situation de Manuel Valls : Il y a une procédure en cours. C’est-à-dire qu’il est devant la commission des conflits. Je ne veux pas peser sur la commission des conflits, elle va prendre sa décision en toute indépendance. Au PS ce n’est pas comme au Front National à En Marche! ou France Insoumise: ce n’est pas le chef qui décide le matin d’exclure. Il y a des procédures.

Sur le Front national

Partout les partis nationalistes existent. Cela a des conséquences terribles pour nos démocraties. Il faut y répondre et travailler ensemble. Un Parti unique ne peut y faire face.

Dans les régions des Hauts-de-France et de PACA, le Parti socialiste s’est sacrifié aux régionales pour faire barrage au FN.

Je propose une candidature commune avec France Insoumise ou En Marche! là où le FN a terminé à plus de 60%.

Je pense que Marion Maréchal Le Pen avait peur d’être battue aux législatives. Elle préfère se mettre de côté pour mieux revenir. (…) Le FN a pris conscience du barrage républicain contre eux.

Election d’Emmanuel Macron et campagne des législatives

Le pays demande du renouvellement. Emmanuel Macron va devoir y répondre autrement que par du recyclage de personnalités. Aujourd’hui c’est le rendez-vous avec la réalité.

Nous voulons la réussite de la France. Et cela passe par la gauche au Parlement. Ce pays a besoin de gauche. Et il faut que la gauche soit fortement représentée au Parlement et donc que le PS soit présent.

En Marche! s’est construit contre le PS avec l’envie de le détruire. Non, En Marche! n’est pas l’héritier du Parti socialiste.

Notre plateforme pour les élections législatives permet de répondre aux problèmes des Français. (…) Les socialistes ont besoin de clarté et d’unité. Arrêtez de vous chamailler! Pensez aux Français.

La justice sociale d’abord! sera notre slogan aux élections législatives.

Emmanuel Macron ne veut pas d’alliance. Je pense qu’il a tort. Jean-Luc Mélenchon n’en veut pas non plus. Les socialistes avancent. Nous sommes une gauche constructive avec qui veut et vigilante sur un certain nombre de points.

Je dis aux candidats socialistes aux législatives: Soyez fiers, ayez confiance, restez groupés, défendez vos valeurs! La bataille sera rude mais nous serons prêts !

Palestine/ Israël: « Nous sommes pour deux États sur des frontières sûres et reconnues.  Il y a un mouvement pour une double reconnaissance et je veux l’encourager ».

 

09 Mai

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Conférence de presse de Jean-Christophe Cambadélis – Rassemblement des candidat(e)s aux élections législatives – Mardi 9 juin 2017

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Retrouvez la vidéo de la conférence de presse de Jean-Christophe Cambadélis à l’issue du rassemblement des candidat(e)s socialistes à la Mutualité:

 

07 Mai

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Résultat du 2e tour de l’élection présidentielle – Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis – Dimanche 7 mai 2017

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Jean-Christophe Cambadélis : « La France doit… par PartiSocialiste

Déclaration de Jean-Christophe CAMBADÉLIS

Premier secrétaire du Parti socialiste

Paris, siège du Parti socialiste

Dimanche 7 mai 2017

Seul le prononcé fait foi


Françaises, Français, mes chers compatriotes,

La victoire d’Emmanuel Macron est un succès pour la République qui ce soir est mise à l’abri.

Nous sommes fiers d’avoir contribué à freiner la poussée nationaliste en appelant explicitement à voter pour Emmanuel Macron, sans fausse pudeur et sans calcul. Je tiens ici à remercier les militants et les sympathisants socialistes qui ont distribué des tracts et fait campagne activement pour faire reculer la haine.

Malgré la menace, beaucoup de nos concitoyens ont choisi l’abstention. Nombreux sont ceux qui ont choisi un bulletin blanc ou nul.

Surtout, avec près de 11 millions de voix, l’extrême droite atteint ce soir un triste record pour notre pays.

Ce résultat est à l’image de cette campagne : il est déroutant voire inquiétant. Ce résultat nul ne peut s’en satisfaire, il a une trop grande part d’ombre.

Même si le succès d’Emmanuel Macron est indéniable et nous saluons le nouveau Président de la France, ce résultat est un appel urgent au rassemblement.

Oui, le nouveau président de la République se trouve devant l’ardente obligation de rassembler tous les Français, certes comme chaque Président, mais plus que jamais rassembler, cela veut dire ne pas céder aux vertiges de la victoire.

Rassembler, cela suppose de reconnaître l’ardente nécessité de l’écoute.

Rassembler, cela nécessite de construire dans un esprit de compromis des solutions concrètes, efficaces, sociales et justes pour tous nos concitoyens.

Ce soir, la République reste préservée du populisme xénophobe. Mais, dès demain, il va falloir travailler d’arrache-pied pour renforcer partout la République. N’oublions pas les grands défis de notre pays : la fracture sociale, les inégalités salariales, le chômage, la croissance, le terrorisme ou l’Europe.

De fait, personne ne peut souhaiter l’échec de ce quinquennat qui s’ouvre. Il faut maintenant penser à la France, ne pas préjuger et encore moins se réfugier derrière des raisons partisanes.

Si nous souhaitons la réussite de ce quinquennat pour la France et les Français, nous sommes persuadés que seuls l’esprit de dialogue, l’impérieuse obligation de préserver notre cohésion ‎par la justice sociale et l’écologie solidaire permettront à notre pays de s’en sortir.

La tâche qui attend le nouveau Président de la République est à l’image de sa responsabilité : immense ! Les forces du commencement seront les plus difficiles à mobiliser. Car il n’y aura dans les tréfonds du pays, peu d’état de grâce.

Face à la fragmentation contemporaine qui tiraille notre pays, c’est le rôle irremplaçable de la gauche de rassembler les Français et de redonner sa force et son unité à la France. Notre position est donc claire : la France doit avancer, mais en ne laissant aucun des siens au bord du chemin. Autrement dit, nous nous battrons pour que personne ne reste en marge. C’est dorénavant notre rôle.

Ce souci premier de justice, inscrit dans notre histoire, nos principes et notre programme, va être utile à la France. Cet esprit de responsabilité mais aussi cette volonté de justice sociale est la meilleure façon d’aborder ces temps du commencement.

Le pays a besoin de tous ses enfants et d’abord de la gauche.

Je vous remercie.

 

 

Crédit photos: Mathieu Delmestre

02 Mai

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Meeting de Dijon contre le Front National – Discours de Jean-Christophe Cambadélis – mardi 2 mai 2017

par

Discours de Jean-Christophe CAMBADÉLIS

Premier secrétaire du Parti socialiste

Dijon, mardi 2 mai 2017

Seul le prononcé fait foi

 

Mes cher-e-s camarades, cher-e-s ami-e-s,

Nous voici donc ici, à Dijon, au cœur de la Bourgogne. Au cœur aussi d’une étrange campagne qui a mis l’extrême droite au second tour. Vous l’aurez compris, le lieu me convient bien plus que le moment.

Mais ce moment difficile, dangereux, il faut l’accepter tel qu’il est. Il faut y répondre avec volonté. Il faut l’affronter sans transiger. Il faut donc le qualifier et dire les choses sans se tromper : La bataille de France vient de commencer.

Oui, deux destins sont possibles pour notre grande nation. L’issue de cette grande bataille déterminera le chemin que la France prendra dans ce siècle. Elle ne se jouera pas seulement dans cette élection car le combat durera au moins une décennie. Mais, l’issue de cette élection marquera de son empreinte le déroulement de cette bataille de France, en France et pour la France.

Mes chers amis,

Nous sommes rassemblés ici pour adresser un message clair au pays. Un message limpide dans une période trouble. Un message fort, pour la République, contre le nationalisme.

Ce message, tu l’as porté à l’instant, cher François, comme tu penses et comme tu agis : avec conviction et avec précision. Ici, dans cette belle ville qui t’a vu naitre, qui peut être fière de t’avoir choisi comme maire. Et qui peut être fière que ce message parte de son enceinte.

Ce message, chère Laurence, tu l’as délivré avec justesse et avec sincérité.

Ce message, le Premier ministre est venu le porter personnellement. Tu as dit les choses comme il se doit cher Bernard, avec gravité, en homme d’État que tu es, avec une haute conception de la France.

Ce message, je veux également le porter devant vous, prendre ma part dans ce moment, en aidant la République à trouver la réplique.

 

*          *          *

Mes chers amis,

Vous le sentez n’est-ce pas ?

Vous le sentez ce poids ?

Il nous vient de notre responsabilité face à l’Histoire. Mais, pas seulement. Ce poids, c’est aussi celui du regard que le monde entier pose sur nous en ce moment. Oui, le monde entier nous regarde. Inquiet. Impatient. Il veut savoir ce que la France va dire. Ce que la patrie des droits de l’Homme et le berceau de la Révolution va faire. Le monde entier veut savoir si la vague nationaliste va également emporter la France. Il veut savoir si la longue chaîne qui nous relie à 1789, à cette Révolution qui a enfanté la République, va se briser sous leurs yeux.

Oui, vous le sentez, l’Histoire s’écrit en ce moment. Et elle nous invite aussi à regarder la géographie. Partout dans le monde, je dis bien partout, la régression est en progrès. Partout, la peur étreint les cœurs et brouille la raison. Partout, on observe cette lame de fond autoritaire et xénophobe. En Pologne, en Slovaquie, en Tchéquie et en Hongrie, les populistes font reculer les droits. En Turquie, l’islamisme est en train d’enterrer le kémalisme. Et, après le choc du Brexit, il y a eu le coup de tonnerre de la victoire de Trump. Et pendant ce temps, monsieur Poutine avance ses pions, en Europe et au Moyen-Orient. Et ensemble, Poutine et Trump réunis, observent de manière gourmande et intéressée le lent délitement de l’Europe. Ils verraient bien entendu d’un bon œil que la France cède elle aussi aux sirènes du nationalisme.

En France, ce nationalisme a pris les traits de madame Le Pen. Si le Front national avait sa spécificité, il prend aujourd’hui sa place dans ce concert international des nationalistes. Le Front national est un maillon d’une chaîne redoutable qui va créer le chaos et jeter les peuples les uns contre les autres.

Dimanche prochain, ce n’est pas une élection comme les autres car le Front national n’est pas un parti comme les autres. Chacun essaye de voir dans ce vote un référendum. Pour ou contre l’Europe disent certains. Pour ou contre la mondialisation disent d’autres. Je vous le dis : dimanche prochain, c’est un référendum pour ou contre la République.

Mes chers camarades,

Oui, le Front national est un danger pour la République. Pas seulement par son passé, par ce qu’il fait dans les collectivités mais par l’avenir qu’il nous promet. C’est un triple péril, pour les Français, pour la République et pour l’Europe.

Le peuple Français, Madame Le Pen en parle sans cesse. Elle parle sans gêne en son nom. Elle se prend pour le peuple. Mais, il est où le peuple ? Dans 23% des Français ? Et les 77% restants ? Le peuple il est partout ! Personne n’a le monopole du peuple. Surtout, quand on sait que les premières victimes de sa victoire, ce serait le peuple lui-même. Car Madame Le Pen va ruiner les Français en organisant le repli aux frontières. La sortie de l’Euro et de l’Europe ? C’est la ruine des petits épargnants et de tous les ménages, l’augmentation des prix et le surendettement national.

Alors, même si madame Le Pen s’emmêle les pinceaux sur les modalités de sa sortie de l’Europe avec son nouvel ami Dupont-Aignan, par contre, soyez-en sûrs : il n’y aura pas de retard en ce qui concerne la sortie de la République.

Madame Le Pen s’apprête à piétiner notre devise républicaine. Elle compte bien remettre en cause tout de suite le cœur du droit, à savoir les droits de l’homme. Elle envisage en effet l’instauration d’un principe constitutionnel de « préférence nationale ». Madame Le Pen va trier les Français en les obligeant à prouver leur « francité » pour pouvoir bénéficier de la protection sociale et des conventions collectives. Elle fragilisera la protection de l’État en organisant la chasse aux « faux Français » dans l’administration, l’armée, la police, l’école, les hôpitaux.

Hier, le 1er mai, nous avons assisté à une véritable manipulation. Jean-Marie le Pen parlait à l’extrême droite classique et dépeignait de manière à peine voilée sa fille en Jeanne d’Arc. Il s’agissait là de convaincre les plus xénophobes que celle-ci n’avait pas changé malgré la dédiabolisation. Et au même moment, Madame Le Pen entonnait son champ nationaliste traduisant en termes adaptés les mêmes thèmes, pour montrer qu’elle avait bien changé, pour ne pas effrayer, pour mieux capter les colères multiformes de la société française.

Il ne faut pas se laisser abuser : il y a une ligne commune dans les deux discours, il y a une filiation évidente : tous deux veulent abattre la république en séparant – de force si besoin – ceux qu’ils appellent les Français « de souche » et les Français « de papier ».

Oui, Madame Le Pen c’est le désordre dans la société, en France et en Europe. Voilà son programme : Noyer les Français dans le poison de la division et broyer la France dans les replis du nationalisme étroit.

Pourtant, face à l’évidence de la menace, certains nous disent : « Voter Macron ? Mais, quand même, son programme est un peu flou… ». « Voter Macron ? Mais, il incarne un peu le néolibéralisme qui enfante l’extrême droite… Il incarne les causes et madame Le Pen les conséquences… ».

Je vais le dire le plus clairement possible : le 7 mai, il n’y aura pas de « mais » ! L’extrême droite est près du pouvoir. Tout près. Elle n’est plus à 18% mais à 40% au moins !

Elle est près du pouvoir et elle est prête aussi à l’exercer pour appliquer son programme, non pas d’alternance mais d’altération de ce qu’est la France !

Mes chers amis,

Oui, la République est en jeu car l’extrême droite l’a mise en joue.

Face à ce danger pas comme les autres, il ne faut pas tergiverser. Il ne faut pas se tromper de colère ni se tromper d’élection. Ce soir, devant vous, je mets donc solennellement en garde les dirigeants politiques de tous bords qui pensent pouvoir instrumentaliser ce second tour de la présidentielle en vue du premier tour des législatives.

Tout ce qui conditionne le vote pour monsieur Macron renforce le vote pour madame Le Pen. Chaque phrase qui pointe une faiblesse de monsieur Macron redonne de la superbe à madame Le Pen. Il y a déjà eu beaucoup trop de calculs et pas assez de convictions dans le premier tour de cette élection présidentielle pour continuer à prendre des risques.

Et pourtant, certains continuent de jouer aux apprentis-sorciers. Ils pensent pouvoir contrôler et donc doser la vague du dégagisme. Mais, le dégagisme sort toujours de son lit. Le dégagisme n’obéit jamais aux démocrates. Jamais. Nulle part. Les tenants du ras-le-bol et du renouveau devraient bien l’avoir en tête, où qu’ils se situent.

Pour ma part, je n’en appelle pas au dégagisme. J’en appelle à la République !

Et la République, on ne la sert pas à moitié.

La République, on ne la porte pas à demi.

La République, on ne la défend pas avec du ni-ni.

Quand la République est en danger, on ne peut pas faire le choix de la neutralité. Quand la France est en jeu, on ne se drape pas dans le drapeau Suisse. Il faut dire ce qui est : Le ni-ni débouche sur l’abstention et l’abstention débouchera sur la victoire de madame Le Pen.

Certains sont en train de nous inventer une nouvelle catégorie du vote : le vote subtil… Mais, l’heure n’est pas aux raisonnements fins, débités par des fines bouches. Ceux qui abandonnent la stratégie front contre front pour lui préférer le froufrou des calculs politiciens en seront pour les frais. On les retrouve à droite comme à gauche.

A droite, certains tentent d’expliquer à leur électorat qu’un Emmanuel Macron affaibli permettrait de renforcer la droite et donc de forcer une cohabitation en juin.

A gauche, certains tentent de nous vendre l’idée que le soutien à Emmanuel Macron doit être le plus laconique et le moins évident possible pour mieux préparer l’opposition en juin.

Toute cette finesse me dépasse. Vous aussi ? Vous avez raison. Lorsque qu’un animal vous charge alors que vous avez une pierre attachée au pied, vous ne discutez pas. Vous prenez la pierre pour vous défendre.

Plus madame Le Pen sera forte à l’issue du second tour, plus elle pourra peser sur les débats des mois et des années à venir. Son score élevé, elle le transformera en capital politique pour peser sur le destin de notre pays. Avec un score élevé, elle pourra s’appuyer sur la rue pour toute sorte de chose. Aucun doute : Un score élevé sera utilisé pour nous enjoindre de ne plus la ramener.

Alors, mes chers camarades, l’objectif est clair : il faut mettre madame Le Pen le plus bas possible sinon elle mettra un jour ou l’autre à bas la République.

Pour juger d’un danger, il faut considérer non seulement ce qui menace mais aussi et surtout ce que l’on peut perdre. Là aussi il faut être clair car les intentions de l’ennemi sont évidentes. Je comprends toutes ces positions qui découlent d’analyses différentes de ce moment. Je comprends que trop bien les désaccords qui se dessinent. Mais, disons-le, dans la France de madame Le Pen, il n’y aura pas de désaccords possibles.

Il ne faut pas tout confondre. Je ne confonds pas les élections. Bien entendu que nous avons un programme différent du candidat En marche. Le programme de Monsieur Macron, comme les autres programmes, j’aurai l’occasion d’en parler, plus en détails mais plus tard. Pas ici, pas maintenant. Ce qui est en jeu ce n’est pas le contenu de la politique dont notre République a besoin. Ce qui est en jeu, c’est la survie politique de la République.

Je ne confonds pas non plus madame Le Pen et ses électeurs, leur colère et sa volonté à elle de les exploiter. Mais, je sais très bien que si elle gagne, ce ne seront pas ses électeurs qui seront à l’Élysée, ce sera elle. Je sais pertinemment qu’elle agira en suivant les raisons et les réseaux de son père.

Dans ce moment plein de tourment, il faut avoir le sens des priorités, il faut avoir le sens de l’intérêt général, de ce qui compte et donc aussi du temps long. Nous l’avons dit, la bataille de France durera au moins une décennie. Chaque faux pas se paiera au prix fort. En conséquence, il faudra peser chaque parole, chaque action.

Ainsi, à celles et ceux qui sont sûrs de leur vote, je dis : ne cherchez pas à donner des leçons mais cherchez plutôt à donner des raisons d’aller voter le 7 mai.

A ceux qui doutent, je dis : Dimanche prochain, j’irai voter pour monsieur Macron d’un pas serein. Je choisirai ce bulletin calmement. Et tranquillement je le glisserai dans l’urne avec le sentiment du devoir républicain accompli.

 

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Mes chers camarades,

Voilà le moment où nous sommes : Un moment qui teste la puissance de nos convictions et la force de notre engagement.

Voilà l’ennemi qui se tient devant nous : Un ennemi qui a rompu son isolement.

Dans ce moment et face à cet ennemi, il faut se tenir tranquille et droit mais surtout tenir bon. Notre parti ne peut pas se perdre dans les faux calculs et l’esthétique de la tactique. J’ai confiance. Si notre parti se tient droit, c’est qu’il incarne une raison au service d’un espoir. Si notre parti tient bon, c’est qu’il repose sur une conviction commune profonde, celle de la République, dans le sens de la justice et du progrès, au service de tous les Français.

Comme toujours, nous sommes du côté de la France. La France forte et diverse. Forte parce que diverse. Elle est à l’image de ces tuiles colorées et vernissées de Bourgogne, diverse mais harmonieuse, attirant les regards, inspirant le beau et le bon. Le Front national détruirait tout cela, c’est écrit dans son passé et dans son projet. Il l’assume et le revendique.

Oui, le moment est plus qu’inquiétant. Mais, quand un progressiste voit quelque chose qui l’inquiète et le révolte, eh bien, il ne s’agite pas, il agit !

A nous d’agir ! A nous de nous engager jusqu’à dimanche. A voter Macron et à faire voter Macron !

On vous dit que nous serions marginalisés ? Mais, quoi ? Les combats des socialistes seraient devenus inutiles ? C’est tout l’inverse ! Comme jamais la République a besoin de nous !

L’attachement viscéral aux libertés, ce serait futile de le porter ? Mais, c’est le ferment de la France !

La passion de l’égalité, ce serait une faiblesse de l’incarner ? Mais, c’est la force de la France !

L’engagement pour la fraternité, ce serait un peu caduc de s’y plonger tout entier ? Mais, c’est le sens de la France !

Quoi ? Le combat pour la République serait dépassé ? Mais, c’est l’âme de la France !

Oui, il nous revient, chers camarades, d’être en première ligne pour que la France reste la France !

Voilà pourquoi, mes chers camarades, ce soir, j’ai le cœur fier en prononçant devant vous ces derniers mots. Ces mots avec lesquels tout prend sens et tout se mesure. Ces mots qui achèvent les discours mais qui inaugurent toute action au nom du progrès. Ces derniers mots qui sont en fait les premiers :

Vive la République et vive la France !

 

Jean-Christophe CAMBADÉLIS

Premier secrétaire du Parti socialiste

Crédit photos: Mathieu Delmestre