Il ne se passe plus une semaine sans que les médias ne titrent sur une violence qui a eu lieu dans une école, un collège, un lycée. Sans qu’un élève n’en ait agressé un autre.
C’en est assez ! Alors, reprenons donc les choses dans le bon ordre :
Lorsqu’un enfant va à l’école, il est confié à la République. Pas à quelqu’un de notre famille, pas à un ami ou une connaissance mais à la République. Celle qui doit permettre de lutter contre les inégalités pour permettre à chacun de trouver sa place dans la société. L’école doit être le moteur du système républicain.
Et parce que ce sont des enfants, parce que la société a le devoir de les protéger, ces violences sont inacceptables et scandaleuses. Évidemment, loin de moi l’idée de ne pas rappeler à l’ordre ceux qui commettent ces actes de violences, ces délits. Il faut bien sûr les remettre dans le droit chemin.
Mais comment expliquer l’absence de prévention ? Comment expliquer que les solutions qui sont proposées par le gouvernement soient de l’ordre du répressif ou du punitif exclusivement ou presque ?
A quoi cela sert-il d’intervenir après alors que plus rien n’est fait avant ? Car si ces violences ont lieu, ce n’est pas « la faute à pas de chance ».
Car si l’insécurité se fait sentir là où, normalement, tout devrait être encadré, sécurisé, c’est évidemment non pas, non plus une erreur, mais bien la faute d’une politique menée tambour battant depuis maintenant 8 ans à coups de suppressions de moyens pour l’éducation : 36000 postes adultes supprimés en 4 ans et plus de 16 000 encore annoncés pour l’année scolaire 2010/2011, suppression de la carte scolaire, situation sociale dégradée, etc…
Et tout comme on ne peut pas supprimer des postes de pompiers, allumer des feux et se plaindre des incendies, le gouvernement ne peut pas prétendre trouver la solution alors qu’il est le problème. Lire la suite…