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11 Avr

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L’invité de Jean-François Achilli sur France Info

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Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Jean-François Achilli sur France Info.

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

 


Cambadélis veut « tolérer » mais « encadrer » les… par FranceInfo

Nuit Debout

« Tant que c’était bon enfant on pouvait tolérer, même si l’occupation ou la privatisation d’une place n’est pas totalement possible. Et puis nous sommes quand même dans une période pour le moins troublée du point de vue des risques de terrorisme. Mais là, depuis quelques jours, la violence s’est invitée. (…) La difficulté est là. C’est-à-dire que l’on peut discuter, dialoguer, mais si ça tourne à la violence, on ne peut pas tolérer.

On peut tolérer mais encadrer. Faire en sorte que les violences ne viennent pas perturber les débats. »

Loi Travail
« On continue d’améliorer la loi. Le processus parlementaire est en marche.
On ne fait pas des réformes sur les recommandations de Monsieur Gattaz ! Je veux une réforme équilibrée. Je veux une réforme avec de la souplesse mais aussi avec de la sécurité pour les salariés. »

CNPS / primaire

« Quand le PS vote à l’unanimité, les journalistes ne comprennent pas.

Nous sommes pour une primaire sans préalable, sans préjugés, avec une seule condition que tout le monde soit derrière le gagnant.

François Hollande passera par la primaire s’il le souhaite -jusqu’à présent ce n’est pas le Parti socialiste qui dicte sa conduite au président de la République. Donc il passera par la primaire s’il le souhaite, moi je le souhaite. Mais à lui de décider.

François Hollande passera par la primaire si tout le monde est dans la primaire. Si c’est simplement un regroupement de personnes qui sont contre sa politique, il ne peut pas y passer.

Moi je souhaite une primaire. Ce serait le moyen le plus économique de rassembler la gauche. On discuterait à la fois sur le bilan de ce que nous avons fait, on serait en capacité de se projeter dans l’avenir et le 1er janvier c’est terminé, le débat à gauche est fini. Voilà maintenant il faut essayer de la construire, il faut essayer d’apaiser les craintes des uns et des autres. »

Emmanuel Macron / En Marche

Sur Emmanuel Macron qui invite les signataires de En Marche à faire du porte à porte : « C’est moderne de faire du porte à porte. J’invite Emmanuel Macron à venir en faire avec moi dans le 19e arrondissement, sur ma circonscription.»

Emmanuel Macron candidat à la présidentielle de 2017 ? «Tout le monde sait qu’Emmanuel Macron ne sera pas candidat contre le président de la République s’il se présente, tout le monde sait qu’il est comptable du bilan de Manuel Valls au gouvernement. Tout le monde sait qu’il n’est pas au Parti socialiste et tout le monde a compris qu’il voulait cette idée un peu baroque : faire triompher la gauche dans la droite.»

Bilan de l’ex-région Poitou-Charentes

« Il ne s’agit pas de s’envoyer les bilans à la face. S’il y a des difficultés il faut les surmonter ensemble. »

Belle alliance populaire
« La belle alliance populaire c’est rassembler des citoyens, des associatifs, des syndicalistes… pour un nouveau progressisme.
Nous n’opposons pas le citoyen aux organisations politiques. Nous pensons que nous devons proposer et gagner ensemble. »

Intervention de François Hollande jeudi 14 avril sur France 2
« Quand le Président ne parle pas, on le critique, quand il parle on le critique. C’est ça le Hollande bashing.
François Hollande doit faire la pédagogie de son quinquennat, expliquer ce qu’il a fait. Le dialogue est nécessaire. »

 

09 Avr

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Conférence de presse de Jean-Christophe Cambadélis à l’issue du Conseil national – 9 avril 2016

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2016-04-09 - Conférence de presse Jean-Christophe Cambadélis

 

Jean-Christophe Cambadelis a tenu une conférence de presse à l’issue du Conseil national du 9 avril.

 

Retrouvez la vidéo ci-dessous:


Conférence de presse de Jean-Christophe… par PartiSocialiste

 

 

 

Crédits photo: Mathieu Delmestre

09 Avr

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L’invité de Claude Askolovitch sur I Télé

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JCC matinale i tele 09042016

 

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Claude Askolovitch dans la matinale de I Télé.

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


L’invité de Claude Askolovitch du 09/04/2016 par ITELE

 

Conseil national du Parti socialiste

« Je suis fasciné de voir que les médias fixent l’ordre du jour du Conseil national du Parti socialiste.

Le Conseil national posera avant tout les problèmes des Français: de la loi travail à la loi égalité, des cahiers de la présidentielle, de l’alliance populaire ET des primaires.

Ce n’est pas le CN du Parti socialiste qui va fixer les dates de la primaire. »

Primaire à gauche / élection présidentielle de 2017

« Mon choix c’est une primaire et mon candidat c’est François Hollande.

Le Président ne s’occupe pas du PS et il fait confiance aux socialistes pour mener leur barque.

Le Président a d’autres sujets à s’occuper et les Français se tourneront vers l’élection présidentielle fin 2016, début 2017.

Aujourd’hui on est dans la contestation, nous serons ensuite dans la constatation et les Français verront les différents projets proposés

L’enjeu est plus important qu’une personne, l’enjeu c’est la France : une France low-cost celle des Républicains, une France-Maginot celle du Front national ou une France ouverte, une France nouvelle.

Le pays a besoin de gauche, d’une force progressiste. C’est pour cela  que je me bats contre la marginalisation de la gauche et un débat exclusivement articulé autour des Républicains et du Front national. »

Panama Papers

« Révélations d’un monde fou, celui de l’argent. Je suis heureux qu’on puisse s’attaquer à ce problème moral et financier. »

07 Avr

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L’invité du Talk du Figaro

par

Le Talk 07042016

Jean-Christophe Cambadélis était l’invité d’Yves Thréard dans Le Talk du Figaro.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

 

Lancement du mouvement « En Marche » par Emmanuel Macron :

Je ne suis pas surpris du lancement de « En Marche ». Je ne suis pas un supporter de premier rang de M.Macron mais il faut que les Cent fleurs de la re-politisation fleurissent.

Je suis pour le débat d’idées, les échanges. Personne à gauche n’a de monopole.

Emmanuel Macron peut élargir la majorité présidentielle, c’est une bonne chose »

Emmanuel Macron est un social libéral assumé.

Je suis résolument de gauche. Je ne rentre pas dans le champ de recrutement de ce mouvement gratuit.

Emmanuel Macron a dit que « En Marche » ce n’était pas contre le PS. Il a fait attention au Premier secrétaire que je suis et je l’en remercie.

Nous voulons une primaire sans préalable, sans préjugé. Il faut s’engager à soutenir la personne désignée.

Emmanuel Macron premier ministre d’Alain Juppé? «Ça n’est pas une position majoritaire à droite! Jean-Pierre Raffarin souligne une contradiction stratégique à droite ».

Dans ma vie politique des modernes qui n’ont pas fini comme ils l’imaginaient j’en ai vu légions.

Alliance populaire :
Nous lancerons le 13/04 l’alliance populaire. L’alliance populaire c’est une confédération de partis qui se dépassent par l’alliance avec des citoyens, les associatifs, les syndicalistes.

06 Avr

Commentaires fermés sur « Il n’y a pas d’envie de droite dans le pays », interview dans Les Echos

« Il n’y a pas d’envie de droite dans le pays », interview dans Les Echos

par

logolesechos

 

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de l’interview de Jean-Christophe Cambadélis aux Echos ou en cliquant ici:

 

Pensez-vous que le point d’équilibre a été trouvé sur la loi El Khomri ?

La loi El Khomri « 2 » a une nouvelle vie. Suite aux discussions avec les syndicats, le texte a été rééquilibré. Une place plus importante a été donnée au CPA. Il s’approche du point d’équilibre de ce qui doit être la couleur du réformisme de gauche en France. C’est-à-dire à la fois la sécurité pour les salariés et la flexibilité pour les entreprises. C’est-à-dire la prise en compte de la sécurité des parcours professionnels dans le cadre de la révolution de l’immatériel.

Après, il y a un débat parlementaire qui commence, où il y a des propositions d’amélioration du texte. On peut toujours l’améliorer sans lui faire perdre son équilibre. Je crois beaucoup à cette notion de juste équilibre. C’est le seul chemin de la réforme en France, entre les tenants de l’immobilisme et d’un âge d’or qui aurait été le capitalisme des 30 Glorieuses, et les tenants de l’adaptation à marche forcée, baïonnette dans les reins. Il n’y peut pas y avoir de grand soir d’adaptation à la mondialisation. Quand à la radicalité libérale proposée par la droite elle déchaînerait la radicalité sociale. Tout le monde le comprend aujourd’hui.

Que peut faire le gouvernement pour répondre à la contestation d’une partie de la jeunesse ?

C’est ce qui est en train d’être discuté avec les organisations de jeunesse. D’abord rappeler ce que nous avons fait depuis 2012. Ensuite indiquer comment va être étendue la garantie jeunes, ce qui n’est pas rien pour les jeunes les plus en difficultés. Enfin le grand problème restant l’entrée dans le premier emploi, il faut voir comment on peut faciliter, aider ce débouché nécessaire

Que vous inspire le mouvement « Nuit debout » ?

C’est la réalisation in vivo du concept de Jürgen Habermas sur  « l’agir-communicationnel ». Il y a une volonté de communiquer entre les citoyens, en dehors des médias, en dehors des partis institutionnels, en dehors de tout ce que sont les représentations classiques. J’y vois une volonté de parole, d’expression, de dire ce que l’on pense, sans filtre, sans dévoiement de la pensée.

C’est sympathique et il faut le regarder avec bienveillance et sans condescendance même si on sait que la rue ne fait pas les urnes. Au fur et à mesure que les soirs passent, cela va bien au-delà de la loi El Khomri en devenant une interpellation sur tous les sujets de la vie.

Deuxième point positif, après quasiment 20 ans de dépolitisation et de montée de l’identité comme seul débat politique, il y a là l’amorce d’une repolitisation par le bas, par les citoyens. Va-t-elle perdurer ? être-dévoyée ? être-instrumentalisée contre le PS? A cette étape, les côtés positifs l’emportent sur le côté négatif, à savoir que cela contourne les organisations politiques et les syndicats quels qu’ils soient. On voit bien que ce mouvement n’attend personne. Ni la gauche radicale, ni le PS, ni la droite, encore moins l’extrême droite, ni les médias, ni les experts.

Je le vois aussi comme une interpellation à se dépasser, à se renouveler, qui va dans le sens de ce que nous voulons faire avec l’alliance populaire. Avant ces occupations de places, nous avions conçu une belle alliance populaire, c’est-à-dire un mixte entre les politiques et les citoyens, Car on s’était aperçu que les partis politiques ne sont pas suffisants ni en phase car dans l’entre-soi pour répondre à la demande de sens, de réponse concrète, de dialogue.

Le conseil national du PS ce week-end se penche sur la question de la primaire pour la présidentielle. Y êtes-vous toujours favorable ?

Je suis favorable à une primaire de toute la gauche. Jean-Luc Mélenchon lui s’en est éloigné. Mais il reste des gens qui en sont partisans. Il faut bien comprendre que la donne politique a changé. Nous ne sommes plus dans le bipartisme. Aujourd’hui il ne faut plus rassembler au second tour des élections mais se qualifier pour le second tour.  Et si l’on en croit les sondages, la gauche, et pas seulement François Hollande, ne se qualifierait pas à la présidentielle. Et ce serait une folie suicidaire. La gauche courrait alors un risque de marginalisation pour de longues années, de laisser s’installer le Front national comme principale force d’opposition aux « Républicains ».

Je ne me résous pas à une élimination de la gauche dès le premier tour en 2017. Il faut surmonter les préjugés, les divergences. Nous sommes condamnés à trouver un chemin. C’est la question de l’existence même de la gauche qui est posée.

Quand programmeriez-vous cette primaire ?

Dans la deuxième quinzaine de décembre 2016 ou début janvier 2017. Nous connaîtrons alors le candidat de la droite.

François Hollande, dont vous souhaitez la candidature, est très impopulaire. Comment peut-il remonter la pente ?

On assiste actuellement à une décomposition du champ politique. On est déjà à plus de onze candidats à la primaire de droite. Le Front de gauche et les écologistes vont éclater Même le Front national est en proie à des querelles intestines. Le président est impopulaire, mais il n’y a pas d’envie de droite dans le pays.  La droite est trop à droite et une partie de la gauche trop à gauche.

Aujourd’hui, certes l’heure est à la contestation. Mais en 2017 viendra l’heure de la constatation des offres politiques. Alain Juppé surnage car il ne dit rien. On verra ce qu’il se passe quand il rentrera dans l’atmosphère. François Hollande pâtit d’une crise du résultat. Des indicateurs sont passés au vert, mais ce n’est pas perceptible par les Français en raison d’un chômage et d’inégalités persistants. Les citoyens sont en droit d’attendre des résultats et le chef de l’Etat doit y veiller jusqu’à la fin du quinquennat. Mais il doit aussi commencer à indiquer le sens de son action et faire la pédagogie de son quinquennat.

Emmanuel Macron sert-il son camp ?

S’il contribue à élargir la majorité son apport est positif. S’il provoque crispation et réduction son action l’est moins. Il a le choix des armes. S’il veut changer le centre de gravité de la gauche, il fait fausse route. Actuellement c’est plutôt Eric Cantona que Didier Deschamps.

Croyez-vous au retour d’Arnaud Montebourg ?

Pourquoi un retour ? Il n’a jamais arrêté. Il a toujours été présent, en montrant qu’il était là malgré une certaine distance. Il paie ses cotisations au PS et c’est un citoyen engagé. Après, c’est un choix un personnel. Je ne sais pas ce qu’il pense de la situation en général. Arnaud n’a jamais été tenant de l’homme providentiel, c’est pour ça qu’il est pour la 6e République. Donc il ne va pas se l’appliquer. Je suppose que son raisonnement portera sur la façon qu’il aura d’être utile à la gauche et au pays sans nuire à son destin.

 

Propos recueillis par Grégoire Poussielgue et Stéphane Dupont.

 

05 Avr

Commentaires fermés sur L’invité de Mardi Politique sur RFI en partenariat avec France 24 et Libération

L’invité de Mardi Politique sur RFI en partenariat avec France 24 et Libération

par

Mardi politique 05042016

Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de Mardi Politique sur RFI en partenariat avec France 24 et Libération.

Il a répondu aux questions d’Anissa El Jabri, Roselyne Febvre et Lilian Alemagna.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que les vidéos de l’interview:


Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire… par rfi


Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire… par rfi

 

Vivre ensemble:

« Le vivre ensemble, la société décente, l’égalité réelle, la liberté ordonnée doivent donner sens à une société éclatée.

La bataille pour la société décente et le rassemblement de tout le monde dans la République sont importants.

Le vivre ensemble est une bataille car certains veulent la grande séparation.

La question de l’identité prenant le pas sur la question de l’égalité ça fait longtemps que je la vois arriver.

Il y a dans notre société des forces économiques et identitaires qui visent à briser le vivre ensemble.

Dire qu’il y a une centaine de Molenbeek en France est une erreur d’analyse même si j’ai compris ce que voulait dire Patrick Kanner.

La gauche a toujours fait passer l’égalité avant l’identité. Nous ne concevons pas les relations sociales à travers le seul prisme identitaire.

La gauche a mené une vraie bataille dans les quartiers, une bataille sociale et laïque assurément. La gauche n’a pas déserté les quartiers. La droite elle, a montré beaucoup de mots mais pas beaucoup de faits. »

Sur la question du voile:

«Moi je suis pour l’égalité, donc je comprends parfaitement que l’on puisse estimer et que l’on estime que les femmes sont enfermées et réduites à une situation secondaire par les fichus qu’on leur fait porter. Par ailleurs, il n’y a pas d’interdiction, et chacun a le droit de vivre comme il l’entend. Et je dirais que dans ce domaine, je serais assez proche de ce qu’a dit Alain Juppé : il faut être respectueux de la diversité.

Ces questions se heurtent à des décisions constitutionnelles. On s’adresse à des gens qui ne sont pas des adolescents, qui sont des adultes, et la Constitution garantit la liberté. (…) Nous sommes passés du :’il est interdit d’interdire’ à ‘il faut interdire’. Voilà le retournement culturel si on veut en trouver un.

C’est une question, c’est récurrent, et ça continuera à se déployer dans la société française, parce qu’il y a quatre millions de musulmans, et on peut leur demander de se planquer derrière les barricades ou les portes, ils sont là, ils vivent, ils ont des éléments culturelles ou cultuels (…). Il faudra bien prendre ceci en compte.»

Nuit debout:

« Je me félicite de ce printemps de la re-politisation. Ce mouvement, cette expression, donnera ce qu’elle doit donner. Nous verrons bien ».

Primaire à gauche:

« Nous sommes la 1ère force de gauche. (…) Nous lancerons le 13 avril l’alliance populaire qui sera déployée sur tout le territoire.

Le Parti socialiste n’est pas cet ennemi de la primaire que l’on a pu décrire.
Je pense qu’une primaire de toute la gauche peut rassembler l’ensemble des forces de gauche.

La primaire est voulue par certains comme une purification idéologique et non pas comme une reconstruction politique. Je ne désespère pas de convaincre les uns ou les autres.

A force de dire qu’on ne veut pas d’une fausse gauche, on va avoir une vraie droite. Je ne mâchouille pas les désaccords, j’essaie de faire en sorte que la gauche se rassemble.

Il faut créer les conditions pour être présents au 2e tour de l’élection présidentielle. C’est pour cela que nous lançons l’alliance populaire.

Je suis pour une primaire en décembre / janvier. Il faut trouver un calendrier où il n’est pas impossible que le Président se lance dans la bataille.

Je ne souhaite pas qu’il y ait 10 candidats du Parti socialiste ce serait un émiettement. Je suis personnellement favorable à ce qu’il y ait qu’un seul candidat.

J’entends bien qu’au sein du Parti socialiste il y ait des oppositions, on peut regarder ça, mais voir quatre candidats de la minorité du PS, je n’arrive pas à comprendre. »

Panama Papers :
« Je constate simplement que Nicolas Sarkozy avait fait retirer le Panama de la liste noire.

Sur l’évasion fiscale : « J’ai beaucoup de mépris pour cela »

Au Front national, ils se disent hors système mais pas offshore !

Après le financement via les  banques de Poutine, l’argent planqué au Panama, ça commence à fait beaucoup !

Accueil des lanceurs d’alerte « Je crois que c’est un dispositif que l’Europe s’honorerait d’adopter, pas seulement la France. »

04 Avr

Commentaires fermés sur L’invité de L’Opinion

L’invité de L’Opinion

par

Opinion 04042016

Jean-Christophe Cambadélis a répondu aux questions de Nicolas Beytout pour le site de L’Opinion.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:


Jean-Christophe Cambadélis : « Je suis pour… par Lopinionfr

 

 

Nuit debout

« Il y a une bonne nouvelle: c’est le printemps la re-politisation. Ce sont des formes de débats, de prises de paroles. C’est plus Hyde Park que la Puerta del Sol dans le moment présent.

C’est moins sectaire que notre débat politique, toutes les idées sont admises. Il y a de l’opposition à la loi El Khomri mais ce n’est pas aussi global que le souhaiteraient certains.

Prolongement de l’occupation place de la République « Il y a un problème qu’il faut mesurer. À partir du moment où il y a des rassemblements répétitifs il peut y avoir danger. C’est la situation que nous connaissons aujourd’hui. «

Loi Travail

« Il y a deux positions à la loi El Khomri, il y a ceux qui veulent améliorer et ceux qui veulent retirer. Moi je fais parti de ceux qui veulent améliorer. J’ai été l’un des premiers à dire que la première loi El Khomri ne me satisfaisait pas, qu’elle était trop déséquilibrée. Cette nouvelle mouture est un nouveau départ.
L’article 30 bis va faire parti des discussions (…) Licencier plus facilement pour embaucher plus massivement ce n’est pas la panacée qu’il faut aujourd’hui.

On a fait les efforts qu’il fallait avec le CICE et le pacte de responsabilité…

Il faut inventer quelque chose de nouveau et je crois que cette réforme d’un certain point de vue invente quelque chose de nouveau c’est à dire un juste équilibre entre une certaine flexibilité et la protection des salariés. »


Primaire à gauche

« Ce n’est pas parce qu’on est pour François Hollande, que l’on est contre les primaires.

Je suis pour François Hollande et la primaire. Il y a des formes de re-politisation, d’interpellation, de réflexions, il ne faut pas les tuer.
Il faut prendre en compte la spontanéité qui vient de nos citoyens. Il faut l’organiser. C’est le sens de ce que nous ferons le 13/04 prochain avec l’alliance populaire qui dépassera les partis politiques et qui permettra à des citoyens de s’engager.
Nous sommes dans un moment de contestation. Nous serons demain dans un moment de constatation entre différentes offres politiques.

Les Français constateront les projets ultra libéraux du candidat de la droite à la présidentielle. »

Candidature d’Emmanuel Macron en 2017 ?
« Il a clos la séquence. Il a évoqué il y a quelques jours que si le Président de la République était candidat, il ne le serait pas.

Il doit dire ce qu’il a dire et nous dirons ce que nous pensons de ce qu’il dit.

Son équation est plutôt son ministère qu’une future candidature à la présidentielle. »

Interview de Jean-Jacques Urvoas au JDD :
« Jean-Jacques Urvoas n’a pas dit que la Justice ne fonctionnait pas mais qu’elle avait du mal à payer ses factures.

Il faut voir comment augmenter le budget et rationaliser certaines dépenses. »

02 Avr

Commentaires fermés sur Face aux lecteurs de La Provence: « Pour la gauche, c’est s’unir ou disparaître ».

Face aux lecteurs de La Provence: « Pour la gauche, c’est s’unir ou disparaître ».

par

2016-04-01 - Echange avec les lecteurs de la Provence-21

Jean-Christophe Cambadélis était vendredi 1er avril 2016 l’invité du « Face aux lecteurs et à la rédaction » du quotidien La Provence.

Devant un chef d’entreprise, une étudiante responsable de l’Unef, un syndicaliste CGT, un étudiant de Science politique et un stagiaire de l’école de la 2ème chance de Marseille, Jean-Christophe Cambadélis a débattu pendant près de deux heures dans les locaux de La Provence.

La loi travail, la jeunesse, les élections présidentielles et la nécessaire union de la gauche ont été les thèmes forts de la matinée.

Retrouvez l’interview ci-dessous ou en cliquant ici:

 

Cambadélis : pour la gauche, c’est s’unir ou disparaître.

 

Face à nos lecteurs hier, le Premier secrétaire du Parti socialiste a mis en garde les électeurs de gauche : seule une union derrière François Hollande pourrait éviter l’échec en 2017

L’art de la synthèse… Premier secrétaire du PS et dès lors héritier de cette vieille tradition socialiste, Jean-Christophe Cambadélis s’y soumet depuis quelque temps déjà dans les turbulences de Solférino. Il y ajoute désormais une dramaturgie nouvelle, point de départ de la campagne que le PS va sans doute lancer derrière François Hollande. Sur un thème choisi : sans union, sans une candidature d’équilibre, « la gauche risque de disparaître« . Rien de moins… Et une prophétie politique inlassablement répétée hier à Marseille, devant les lecteurs de La Provence, et aux côtés de Jean-David Ciot, président d’une fédération des Bouches-du-Rhône au sein de laquelle les oppositions intestines déchirent le parti et où les Régionales, pour cause de divisions, ont en effet déjà privé la gauche du second tour. CQFD…

Voilà donc Jean-Christophe Cambadélis rôdé, jongleur matois qui sautille entre la gauche protestataire, dont il fut l’une des voix, et la social-démocratie qu’il assumera désormais. Il se tient là, quelque part au milieu du gué et des débats qui traversent la gauche, imaginant des centres de gravité à bâtir et en assumant toutes les obligations durant les deux heures qu’il a passées hier en compagnie des lecteurs de La Provence. Au chevet de la loi El Khomri 2, que la rue avait réprouvé la veille, entre la gauche qui proteste, une social-démocratie qui acquiesce et des volontés de déréglementation plus fortes à droite, Jean-Christophe Cambadélis dessine la voie de passage. Une ligne de crête…

« J’étais opposé à la loi
 El Khomri 1. Il y a eu des avancées. Je suis pour les améliorations, pas pour le retrait » oppose-t-il à ceux qui réclament un 
recul. Il y voit même une clarification nécessaire pour 2017,
 qui démonterait qu’un seul che
min existe entre les « besoins de
 flexibilité » et les désirs légitimes
 de protection. En somme, entre
réformateurs et frondeurs, entre Macron et Montebourg, rien 
ni personne d’autre 
qu’Hollande ne saurait éviter la
 fragmentation de la gauche. Il 
en soutient donc l’hypothèse 
malgré les doutes profonds de 
l’opinion. Et à la condition que 
la courbe du chômage
 s’inverse… Et qu’il soit enfin possible de trouver un « compromis » avec Verts, communistes 
ou frondeurs… L’alliance populaire qu’il lance le 13 avril doit
 justement servir à occuper ce
terrain du rassemblement. L.R.

Comment convaincre les siens sur la loi El Khomri ?

Comment arriver à rester solidaire du gouvernement et ne pas désespérer totalement les forces de gauche, et notamment socialistes, en soutenant un texte largement contesté- une première manifestation le 9 mars, une deuxième ayant rassemblé de 400 000 à 1,2 million de manifestants jeudi – dans la rue ? À cette question délicate, Jean-Christophe Cambadélis a une réponse : assurer avoir été le premier à contester la loi El Khomri 1 jugée « trop déséquilibrée » et qu’il ne la voterait pas (« Une première sous la Ve République« ) pour mieux défendre la version amendée, la loi El Khomri 2. « Dans le mouvement qui existe, assure Jean-Christophe Cambadélis, il existe deux attitudes : celle des syndicats réformistes qui estiment que la loi El Khomri 2 est meilleure que la loi El Khomri 1 et qu’il faut continuer à l’améliorer, c’est aussi la position du Parti socialiste. Il y a aussi ceux qui en veulent le retrait. On ne peut pas dire que la globalité des forces de gauche est hostile. » Pour Cambadélis, cette loi doit donc être « maintenue » et encore « améliorée« .

Une position toute en finesse – synthèse ? – qui ne convainc ce- pendant pas les lecteurs de La Provence invités à en débattre, hier matin, avec le premier secrétaire du Parti socialiste.

« À quel moment le PS va-t-il soutenir les salariés et les jeunes ? »

Pour Aimé Musto « 70 % des Français sont opposés à la loi El Khomri » car « ce qui nous est proposé est un recul social d’un siècle« , et « rien de ce que contient la loi travail ne figurait dans le projet socialiste de 2012« , car « ce texte casse le Code du travail« . « À quel moment le PS va-t-il sou- tenir les salariés et les jeunes et demander le retrait du texte ? Quel est l’intérêt du PS à s’attaquer de front à son électorat ?« , interroge encore ce syndicaliste CGT d’Air France. L’attaque est rude.

« Si je pensais que le texte est tel que vous le décrivez, je ne le soutiendrai pas, rétorque Jean-Christophe Cambadélis, qui assure que le texte bénéficie du soutien mesuré des syndicats réformistes CFDT, Unsa, CFTC Cadre et Fage, majoritaires aux élections professionnelles et, sur le plan politique, du PS, qui occupe « une place non négligeable » à gauche. Quant au texte, il a évolué. Ainsi, « le préambule du texte réaffirme tous les éléments du Code du travail, certes en les simplifiant« . « Je suis favorable à ce texte car je pense qu’au niveau de la jeunesse comme au niveau de l’entreprise ou des PME-PMI, il maintient un équilibre. » C’est-à-dire « le juste équilibre entre l’intérêt des salariés, qui pensent que ça va trop loin, et ce- lui des entreprises, qui pensent que ça ne va pas assez loin. C’est une loi qui permet de la flexibilité et de la protection« . Notamment en ce qui concerne les parcours professionnels : « Il faut avoir des droits portés tout au long de sa vie, ce que nous avons défendu dans ce texte« .

« Et les jeunes ?« , s’inquiète Carolina Faye, présidente de l’Unef Aix-Marseille. Une inquiétude à laquelle Jean-Christophe Cambadélis répond par un tacle : « Quand est-ce que l’Unef a soutenu ou défendu une réforme depuis les années 50-60 ? » Puis, revenant sur la question : « Je pense que la situation actuelle n’est pas satisfaisante : précarisation, diplôme sans emploi, non qualifiés dans l’impossibilité de rentrer dans l’emploi. Personne n’est pour le statu quo. La garantie jeune permettant à plus de 400 000 jeunes d’avoir des heures de formation est un acquis. C’était une revendication de l’ensemble des organisations de jeunesse. Ce n’était pas dans le texte, ça y est. On fait un pas dans le bon sens. »

Quant à l’embauche, notamment des jeunes, « les entreprises ne pourront y avoir recours, souligne Jean-Christophe Cambadélis en réponse à une question de Keryann Guillaume, élève à l’école de la deuxième chance, que quand il y aura de la croissance, car c’est elle qui crée de l’emploi. On y est presque. On a redonné de la compétitivité aux entreprises, on leur a retiré des charges, ce qui leur a permis de reconstituer leurs marges. Du coup, la croissance est à deux doigts de basculer du côté de la création d’emplois« .

Après, la question des jeunes. L’emploi dépend « très fortement de la formation. À ceux qui n’ont pas de qualification, il faut donner une deuxième, voire une troisième chance en leur offrant des heures de formations gratuites. On ne peut pas se satisfaire d’une jeunesse à deux vites- ses, celle qui aura accès à l’emploi et l’autre. »

Cette politique volontaire, inscrite dans le programme de François Hollande, se heurte à une difficulté : le recul du tissu industriel -« que nous avons sous-estimé« . « Nous sommes passés derrière les Anglais, les Espagnols, les Italiens », assure encore Jean-Christophe Cambadélis. D’où le ministère du Redressement productif. Une révolution de mentalité au PS, qui pensait jusqu’ici juste à la redistribution et non pas à la production. « Or, souligne Jean-Christophe Cambadélis, on ne peut pas redistribuer ce que l’on n’a pas. On ne pouvait pas tondre le mouton industriel puisqu’il n’y avait plus de mouton industriel. Donc, il a fallu reconstruire et ça nous a mis en retard. Les Français et les jeunes jugeront d’ici 14 mois. »

« Si le compte d’activité, ne passe pas, il y a le risque qu’on ne l’ait jamais. »

Certains des lecteurs, présents hier, semblent avoir leur opinion. Négative. « Que reste-t-il au PS de socialiste« , s’emporte Aimé Musto. À lui comme aux autres qui doutent, Jean-Christophe Cambadélis a lancé une mise en garde : « Nous allons discuter au Parlement de l’amélioration de la loi El Khomri. Il faut être capable de défendre les acquis dans une situation nouvelle et dans une économie nouvelle qu’il faut aider. Aujourd’hui, nous sommes dans la contestation ; demain nous serons dans la constatation. Si le compte d’activité – fleuron de la loi El Khomri -, ne passe pas maintenant, il y a le risque qu’on ne l’ait jamais. » Frédéric CHEUTIN

 

IL DÉFEND LA FLEXI-SÉCURITÉ

Sécurité accrue donc flexibilité accrue ? « Non, assure Jean-Christophe Cambadélis, car l’élément le plus important dans le sens de la flexibilité était ce qui avait été préfiguré sur les prud’hommes, avec cette thèse que, quand on licencie mieux, on engage plus. Cet article-là a été retiré de la réforme à la demande des organisations syndicales et du PS qui y était opposé tel qu’il était présenté. Nous sommes favorables à ce qu’il soit indicatif de façon à ce que le juge ait la possibilité, dans un panel, de pouvoir choisir l’indemnité qui correspond au préjudice subi par le salarié. L’article précédent était néfaste, il a été retiré, nous nous en félicitons. » Quant à la flexibilité, jugée pas assez prononcée par certains à droite : « Ce n’est pas elle qui fait l’emploi, assure Jean-Christophe Cambadélis. C’est le carnet de commandes. » « Mais le carnet de commandes n’est pas un acquis, tempère Gérard Canavese, chef d’entreprise à Aubagne. Ce qu’il nous faut, c’est plus de flexibilité ! » Une thèse à laquelle pourrait (presque) souscrire Jean-Christophe Cambadélis en faisant le distingo entre grandes et petites entreprises. Sauf que « le Conseil constitutionnel nous retoque quand nous voulons faire la distinction entre des PMI-PME et les grandes entreprises, car ce serait deux logiques que l’on introduirait dans notre droit. Il faudrait avoir une politique spécifique – le groupe socialiste y réfléchit- en direction des PMI-PME, qui n’ont pas les mêmes problèmes en terme de flexibilité et investissements que les grands groupes ». Donc plus de flexibilité ? « Je suis pour que l’on facilite le travail des PMI-PME, qui sont de gros pourvoyeurs d’emplois, mais avec une garantie pour l’ensemble des salariés. Du donnant-donnant. » Pour autant, et même si c’est dans les tuyaux, pas plus de précisions. « Je suis sur la thématique de l’amélioration, pas du retrait. » F.C.

 

Aimé Musto : comment la gauche peut-elle éviter un vote de classe contestataire en 2017 ?

Le grand risque en 2017 est qu’une formation comme le FN accède aux responsabilités. Que l’on soit d’une gauche progressiste ou réformiste, aucune n’a réussi à reconquérir son électorat. Toutes les composantes de la gauche doivent faire leur examen critique. Le PS le fait, un peu trop à mon goût, mais les autres ne le font pas.

Marc Gielblat : mais comment reconquérir cet électorat ? Nous sommes dans la contestation de la politique gouverne- mentale. En 2017 nous serons dans la constatation. On verra que certains voudront remettre en cause la totalité du code du travail, que la droite voudra 100 milliards d’économies, alors qu’on a déjà fait un effort de 50 milliards. Je ne parle pas de l’extrême droite. On constatera les programmes et on verra que la situation n’aura rien à voir à avec celle d’aujourd’hui. Ceux qui disent qu’il y a une fausse gauche au pouvoir ont tort et risquent d’avoir une vraie droite. Le PS aura une cou- leur à défendre et une équation. On va clarifier le débat politique.

Est-ce une synthèse que vous prônez entre Macron et la gauche frondeuse ?
La loi El-Khomri, en proposant une réponse aux problèmes du pays, avant de répondre à ceux du PS, est un schéma cohérent. Le PS n’est pas un objet suspendu en l’air, mais il est dans le dia- logue social. La droite, à cause des primaires, est trop à droite. La gauche, pour des questions de résistance, est trop à gauche. Il y a un espace qui ouvre une voie social-démocrate. Une grosse majorité d’électeurs suivra cela lors de la présidentielle.

Ne faut-il pas réformer le logiciel des grands partis ? Absolument. Le PS a un logiciel pensé dans les années 60 et construit dans les années 70. On est dans une nouvelle époque, celle de la révolution numérique, du terrorisme, du défi climatique et européen. Il y a nécessité à se réformer. Le PS fonctionne comme la SFIO de 1905. Les militants aujourd’hui discutent entre eux. Même les courants ne comptent plus. Le PS est en outre trop étroit pour être seul dans le tripartisme. La question est d’être dans l’union dès le premier tour. C’est pour cela que nous lancerons le 13 avril l’Alliance populaire avec d’autres organisations, des syndicalistes, des personnalités et surtout le mouvement associatif. Je vais lancer une nouvelle génération dans le débat.

François Hollande est-il l’homme de la synthèse ?
Je le souhaite, même si je n’aime pas ce mot. Il est contes- té, toute la presse dit qu’il ne se- ra pas au second tour. Mais qui d’autre ? Un homme qui a incarné la nation dans l’épreuve a son mot à dire. Jamais un président sortant n’a été hors du jeu lors d’une présidentielle. Si Hollande n’y va pas, on en trouvera un autre, mais il est plus en situation que d’autres.

Faudra-t-il une primaire ?
Je suis prêt à étudier une primaire de toute la gauche, mais sans exclusive ni préalable. Il ne faut pas que ce soit contre le PS. Nos partenaires ne sont pas très chauds, mais ce serait une bon- ne chose pour avoir un débat tranché à gauche. Après, que chacun s’engage à soutenir le candidat désigné. Après, je n’ouvre pas encore le débat d’une primaire au PS. Mais tout est imaginable, y compris avec François Hollande. Ce n’est pas le débat qui fait peur.

Comment créer une offre politique renouvelée, notamment dans la région ?

La France veut du renouvellement et celui que les Français désignent actuellement comme le futur président est Alain Juppé. Il y a un paradoxe. L’année précédant la présidentielle est faite d’absolus. La moyenne d’âge des députés et des secrétaires nationaux du PS est plus jeune que jamais. Je veux du renouvellement et nous l’avons montré aux élections régionales. Je suis sûr que si les grands élus étaient repartis à la bataille, la configuration aurait changé. C’est le cas pour Michel Vauzelle. Lui candidat la compétition n’aurait pas été la même. Le débat non plus. Mais nous avons fait un choix. Carole Delga a été élue en Midi-Pyrénées.

Mais la gauche n’est plus présente dans les institutions. Ne risque-t-elle pas de disparaître ? Si la dérive droitière était si terrible que cela à gauche, il y aurait une alternative. Or elle n’existe pas, il suffit de regarder les chiffres. Le risque que la gauche disparaisse du paysage existe. Je l’ai dit à plusieurs reprises. On le voit dans la région Paca. Si les électeurs prennent l’habitude que les socialistes se retirent dans l’entre-deux tours, ils finiront par voter directement à droite. Il y a aura toujours une gauche contestataire, mais elle ne pèse plus dans le pouvoir décisionnel. La fragmentation est partout à gauche. Autant construire un rassemblement sur la base d’un compromis.

Quelle est la solution pour que le PS retrouve son unité dans les Bouches-du-Rhône ? Les problèmes marseillais se traitent à Marseille. Je connais bien tous les acteurs marseillais. Ils anticipent beaucoup dans leur positionnement poli- tique. Il n’y a pas d’avenir pour toute personnalité à Marseille avec un PS fragmenté. Qui que ce soit, ils faut qu’ils pensent à unir les ambitions contraires. Que les intérêts convergent, c’est la méthode à respecter. Si- non, personne ne gagnera seul. Ce n’est pas facile, je n’aimerais pas être le premier secrétaire du PS des Bouches-du-Rhône.

 


Jean-Christophe Cambadélis rencontre des… par PartiSocialiste

 

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Crédit photos: Mathieu Delmestre

30 Mar

Commentaires fermés sur « L’union nationale contre le terrorisme est un devoir sacré », conférence de presse de Jean-Christophe Cambadélis – 30 mars 2016

« L’union nationale contre le terrorisme est un devoir sacré », conférence de presse de Jean-Christophe Cambadélis – 30 mars 2016

par

2016-03-30 - Conférence de presse Jean-Christophe Cambadélis-4

 

Jean-Christophe Cambadélis a tenu un point presse ce mercredi 30 mars 2016 au siège du Parti socialiste.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de son intervention ainsi que l’intégralité de sa déclaration:


« L’union nationale contre le terrorisme est un… par PartiSocialiste

 

 

Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis

Point presse du 30 mars 2016

(seul le prononcé fait foi)

 

Mesdames, Messieurs,

Nous présentons nos excuses aux Français.

Nous n’avons pas convaincu la droite en général et la droite sénatoriale en particulier, de rentrer dans l’union nationale pour renforcer notre droit dans la lutte contre le terrorisme.

La réforme constitutionnelle visait à constitutionnaliser l’état d’urgence. Tout simplement pour rendre nos procédures exceptionnelles, inattaquables par les terroristes.

La droite avait fait de la déchéance de nationalité pour les binationaux une condition de son engagement pour ce texte.

Contre l’avis de nombreux socialistes, – hommes et femmes de gauche -, après avoir retiré la mention des binationaux à ma demande, nous avions maintenu une référence à cette déchéance de nationalité pour obtenir une majorité qualifiée avec la droite. Nous estimions que l’unité nationale contre le terrorisme était prioritaire à toute autre considération.

De fait l’Assemblée nationale a voté à la majorité des 3/5e. Une grande partie de la gauche et grande partie de la droite ont voté ensemble. La droite sénatoriale pouvait en rester là.

Elle a choisi un autre cheminement rendant impossible l’accord des deux assemblées.

Mieux, par la voie de deux responsables des Républicains, elle a refusé de voter simplement l’article 1, c’est-à-dire la constitutionnalisation de l’état d’urgence comme seul ordre du jour de la révision constitutionnelle.

Les Français ne peuvent qu’être consternés par ce triste spectacle d’une représentation parlementaire incapable de faire la paix, même pour combattre efficacement le terrorisme.

Cette dérobade ne met pas en cause la lutte contre le terrorisme et l’efficacité de l’Etat et de ses services. Mais elle ne renforce pas notre défense juridique contre les recours des terroristes. Ce qui est pour le moins critiquable.

Le Parti socialiste ne renonce pas pour autant à la concorde nationale dans le pays, et l’union nationale au Parlement contre le terrorisme. Nous serons toujours présents, multipliant les efforts, même quand cela nous coûte en termes de débat.

L’union nationale contre le terrorisme est un devoir sacré.

 

Crédit photos: Mathieu Delmestre

27 Mar

Commentaires fermés sur L’invité de Caroline Roux dans C Politique sur France 5

L’invité de Caroline Roux dans C Politique sur France 5

par

C politique 27032016C politique bis 27032016

Jean-Christophe Cambadélis était dimanche 27 mars l’invité de Caroline Roux dans l’émission C Politique sur France 5.

 

Retrouvez la vidéo de l’émission ci-dessous ainsi que ses principales déclarations:

 

Attentats / Bruxelles

Sur la manifestation d’extrémistes à Bruxelles: « C’est ce que veulent les terroristes: la grande séparation. Par leur action ils veulent une réaction qui stigmatise tous les musulmans ».

« Je milite pour la concorde nationale. Faisons attention aujourd’hui à garder la dimension de concorde nationale.

Nous sommes une guerre asymétrique, au front mobile avec des attentats aveugles.

Les hommes et les femmes politiques ne devraient pas chercher à montrer que l’adversaire politique est laxiste. L’enjeu c’est l’efficacité, de trouver des mesures pour combattre le terrorisme.

Il y a une psychologie nationale à avoir: il faut savoir que nous sommes dans une situation où l’ennemi peut à frapper à tout moment.

Je suis pour la constitution d’un état major européen de lutte contre le terrorisme. Il faut plus de coordination. (…) Si colère il doit y avoir c’est contre les terroristes pas contre l’Europe. Les peuples ont répondu avec responsabilité, dignité. Il n’y a pas eu de cris accusant l’Europe. Ils ont cherché à faire bloc. »

Des Molenbeek en France ?

« La stratégie contre les terroristes ce n’est pas d’isoler les musulmans.

Il y a des problèmes, il ne faut pas les fuir. Il y a des poches, des rues, des immeubles. Mais ne parlons pas de « quartiers ».

Dans les quartiers il y a de la réussite, il y a de l’intégration, il y a des diplômés.
Je ne suis pas pour la stigmatisation des quartiers. Je préfère montrer ce qui réussit plutôt que de rejeter. Dans les quartiers en difficulté, il faut être en soutien des associations et des acteurs sociaux.

Les attentats c’est depuis un an, la radicalisation c’est depuis longtemps. Il faut parler, échanger pour bloquer et éviter que d’autres générations s’engagent dans ce même processus.
Je crois au langage de la raison, je crois qu’il faut considérer la personne pour pouvoir échanger. (…) Le pacte républicain ça veut dire un vivre ensemble.

Le soir des élections régionales j’ai dit qu’il fallait une inflexion sur le précariat.

Pour casser les ghettos sociaux il faut aussi que les villes riches acceptent aussi leur part de logement social. Les Républicains s’opposent à cela.
Ce qui s’est passé après le 13/11 a montré une volonté de mener la bataille contre des cristallisations sectaires. »

Chômage

« La France avec son filet social est un pays qui protège le mieux sa population.

Le PS a engagé plus que tout autre gouvernement un travail dans le sens de l’emploi: CICE, pacte de responsabilité,  loi El Khomri.

On n’interpelle jamais le Medef sur la croissance économique ou le chômage. Où sont passés les 40 milliards mis sur la table ? Les organisations syndicales patronales, c’est toujours moins pour les salariés et toujours plus pour l’entreprise.

Loi Travail: cette loi était déséquilibrée, maintenant elle est plus équilibrée, c’est un nouveau départ. Il faut toujours discuter et savoir enregistrer les évolutions positives. »

Politique du gouvernement / Election présidentielle

« Aujourd’hui nous sommes dans la contestation. Quand nous serons dans l’élection présidentielle nous serons dans la constatation.

L’absence de la gauche aux présidentielles serait le début de la fin: la marginalisation totale de la gauche.

Si on se divise, si on se fragmente à gauche, nous disparaîtrons d’un certain nombre de territoires.

Les Français ne vont pas répondre à la question « est-ce que vous appréciez la politique menée » mais qui allez vous prendre comme Président  de la République? Les Français vont chercher l’homme qui pourra affronter ce type de période, quelqu’un qui peut faire le job.

Qui peut dans la gauche gagner une élection présidentielle ? Celui qui est en situation.  Je suis pour l’homme qui aura incarné la France dans l’épreuve pour conduire la France.

Je suis conscient que les français sont plus qu’interrogatifs par rapport à ce que nous faisons.

Le PS a fait un choix, celui de la lutte contre le chômage. Il était nécessaire de reconstruire l’appareil productif pour ensuite redistribuer.

Je dis à tout le monde: il ne faut pas essayer de se distinguer mais de se qualifier. Il faut être unis et prendre ce qu’il y a de mieux dans chacun. »