Vous êtes dans: Actualité

27 Mar

Commentaires fermés sur L’invité de Caroline Roux dans C Politique sur France 5

L’invité de Caroline Roux dans C Politique sur France 5

par

C politique 27032016C politique bis 27032016

Jean-Christophe Cambadélis était dimanche 27 mars l’invité de Caroline Roux dans l’émission C Politique sur France 5.

 

Retrouvez la vidéo de l’émission ci-dessous ainsi que ses principales déclarations:

 

Attentats / Bruxelles

Sur la manifestation d’extrémistes à Bruxelles: « C’est ce que veulent les terroristes: la grande séparation. Par leur action ils veulent une réaction qui stigmatise tous les musulmans ».

« Je milite pour la concorde nationale. Faisons attention aujourd’hui à garder la dimension de concorde nationale.

Nous sommes une guerre asymétrique, au front mobile avec des attentats aveugles.

Les hommes et les femmes politiques ne devraient pas chercher à montrer que l’adversaire politique est laxiste. L’enjeu c’est l’efficacité, de trouver des mesures pour combattre le terrorisme.

Il y a une psychologie nationale à avoir: il faut savoir que nous sommes dans une situation où l’ennemi peut à frapper à tout moment.

Je suis pour la constitution d’un état major européen de lutte contre le terrorisme. Il faut plus de coordination. (…) Si colère il doit y avoir c’est contre les terroristes pas contre l’Europe. Les peuples ont répondu avec responsabilité, dignité. Il n’y a pas eu de cris accusant l’Europe. Ils ont cherché à faire bloc. »

Des Molenbeek en France ?

« La stratégie contre les terroristes ce n’est pas d’isoler les musulmans.

Il y a des problèmes, il ne faut pas les fuir. Il y a des poches, des rues, des immeubles. Mais ne parlons pas de « quartiers ».

Dans les quartiers il y a de la réussite, il y a de l’intégration, il y a des diplômés.
Je ne suis pas pour la stigmatisation des quartiers. Je préfère montrer ce qui réussit plutôt que de rejeter. Dans les quartiers en difficulté, il faut être en soutien des associations et des acteurs sociaux.

Les attentats c’est depuis un an, la radicalisation c’est depuis longtemps. Il faut parler, échanger pour bloquer et éviter que d’autres générations s’engagent dans ce même processus.
Je crois au langage de la raison, je crois qu’il faut considérer la personne pour pouvoir échanger. (…) Le pacte républicain ça veut dire un vivre ensemble.

Le soir des élections régionales j’ai dit qu’il fallait une inflexion sur le précariat.

Pour casser les ghettos sociaux il faut aussi que les villes riches acceptent aussi leur part de logement social. Les Républicains s’opposent à cela.
Ce qui s’est passé après le 13/11 a montré une volonté de mener la bataille contre des cristallisations sectaires. »

Chômage

« La France avec son filet social est un pays qui protège le mieux sa population.

Le PS a engagé plus que tout autre gouvernement un travail dans le sens de l’emploi: CICE, pacte de responsabilité,  loi El Khomri.

On n’interpelle jamais le Medef sur la croissance économique ou le chômage. Où sont passés les 40 milliards mis sur la table ? Les organisations syndicales patronales, c’est toujours moins pour les salariés et toujours plus pour l’entreprise.

Loi Travail: cette loi était déséquilibrée, maintenant elle est plus équilibrée, c’est un nouveau départ. Il faut toujours discuter et savoir enregistrer les évolutions positives. »

Politique du gouvernement / Election présidentielle

« Aujourd’hui nous sommes dans la contestation. Quand nous serons dans l’élection présidentielle nous serons dans la constatation.

L’absence de la gauche aux présidentielles serait le début de la fin: la marginalisation totale de la gauche.

Si on se divise, si on se fragmente à gauche, nous disparaîtrons d’un certain nombre de territoires.

Les Français ne vont pas répondre à la question « est-ce que vous appréciez la politique menée » mais qui allez vous prendre comme Président  de la République? Les Français vont chercher l’homme qui pourra affronter ce type de période, quelqu’un qui peut faire le job.

Qui peut dans la gauche gagner une élection présidentielle ? Celui qui est en situation.  Je suis pour l’homme qui aura incarné la France dans l’épreuve pour conduire la France.

Je suis conscient que les français sont plus qu’interrogatifs par rapport à ce que nous faisons.

Le PS a fait un choix, celui de la lutte contre le chômage. Il était nécessaire de reconstruire l’appareil productif pour ensuite redistribuer.

Je dis à tout le monde: il ne faut pas essayer de se distinguer mais de se qualifier. Il faut être unis et prendre ce qu’il y a de mieux dans chacun. »

25 Mar

Commentaires fermés sur L’invité de Parlement Hebdo sur Public Sénat et LCP

L’invité de Parlement Hebdo sur Public Sénat et LCP

par

Parlement Hebdo 25032016

 

Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de Parlement Hebdo sur Public Sénat et LCP.

Il a répondu aux questions de Mickaël Szames et Kathia Gilder.

 

Retrouvez ci-dessous des extraits vidéos de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

Attentats :

« Il s’agit par des actions aveugles de créer les conditions de terreur en France et de séparation entre les Français.

Contre le terrorisme dans notre pays, il faut la concorde nationale qui est là, et l’union sacrée au Parlement qui n’est pas encore là.
François Hollande fait ce que doit faire un chef d’Etat et reconnaissons qu’il le fait bien.

La France est la seule à faire un effort de défense pour l’ensemble de l’Europe. Quand la France dit qu’il faut se préoccuper de la situation libyenne, l’Europe détourne les yeux.

Il y a une nécessité pour les Européens de se ressaisir pour faire face au terrorisme : politique diplomatique et politique de défense commune.

Nous sommes dans une guerre asymétrique avec un front qui n’est pas fixe.

Ces fauteurs de guerre ont une stratégie: la grande séparation. C’est ce que nous devons combattre. »

Propos tenus sur Molenbeek : « Il ne faut pas avoir de formules globalisantes et blessantes. «

Sur les propos tenus par Michel Sapin et Bruno Le Roux : « Les hommes politiques dans le moment présent doivent être économes de leurs mots. Ils se sont tous les deux excusés et ils ont eu raison.

Il y a des personnes qui agissent dans les foyers de pauvreté ou autour des frères musulmans. Nous devons les combattre. Ce n’est pas en stigmatisant ces quartiers que nous aurons de l’efficacité.

En guerre on fait attention à ses mots, ses phrases et ses propositions. J’appelle tout le monde à la prudence y compris dans mon parti. »

Opération de police à Argenteuil: « Cela nous inquiète et nous rassure à la fois : Il y a des cellules dormantes qui veulent passer à l’acte mais le système mis en place, les mesures prises démontrent une efficacité.

Bernard Cazeneuve est un exemple: il est économe de ses mots, il agit et a des résultats. »

Etat d’urgence : « Le débat dans la classe politique ne doit pas être celui qui vise à stigmatiser le laxisme de l’adversaire mais à débattre sur des propositions. »

Euro 2016 : « Il faut maintenir la fête et s’habituer à cette menace. Nous sommes en guerre et l’ennemi est lâche, il frappe à l’aveugle. Il faut prendre toutes les mesures de sécurité. »
Passenger Name Record (PNR) : « Manuel Valls a raison de dire qu’il faudra ajouter cet outil. Mais il en faut d’autres.

Un sommet européen spécialement dédié au terrorisme serait utile. Il faudra plus de coordination de nos services, la création d’une agence européenne de sécurité ou d’un état major européen.

Si nous disons que l’Europe est en guerre il faut une coordination européenne pour lutter. »

Révision constitutionnelle :

« Le Sénat, la droite sénatoriale, a commis une faute politique. Ils ont déployé un arsenal pour organiser le blocage de la révision constitutionnelle.

Nous avions fait un compromis quasiment historique à l’Assemblée nationale entre la droite et la gauche. Ça avait couté très cher à la gauche de le faire, très cher, en termes de débat sur les valeurs. Mais nous estimions, globalement aux deux tiers de l’Assemblée nationale, que cela était nécessaire pour avoir la réforme constitutionnelle

Ce débat ne procède pas de ce qui serait nécessaire pour ce pays mais de la volonté de se distancier du vote émis à l’Assemblée qui avait le soutien de Nicolas Sarkozy. Je ne trouve pas ça raisonnable. Je trouve que le Sénat, et je le dis au président du Sénat, à la Chambre haute, qu’ils ont commis une erreur politique par ce blocage.

Le compromis que Monsieur Jacob a accepté et voté est remis en cause par la droite sénatoriale, on marche sur la tête. Comment voulez-vous que les Français puissent comprendre ?
Je crois qu’il est nécessaire que la droite sénatoriale éclaire le tapis: sont-ils pour aller au Congrès?

Si Gérard Larcher est pour aller au Congrès alors il doit peser de tout son poids et mettre son mandat en jeu pour que ses troupes votent le texte. On ne peut pas biaiser sur ces questions, on ne peut pas jouer, faire de la politique politicienne. Il faut être à la hauteur de l’événement

Il faut arrêter de jouer et dire s’ils veulent aller au Congrès ou non, s’ils ne veulent pas, l’affaire va se terminer. Le texte de l’Assemblée est déjà un compromis. »

Perpétuité Réelle :

« Ce qui est bizarre c’est que nous avons déjà voté cette mesure le 8 mars à l’Assemblée et elle est l’objet d’une polémique.

Encore une fois soyons économes de nos mots. Nos propositions ne doivent pas avoir pour but de démasquer le prétendu laxisme de l’adversaire mais de chercher l’efficacité dans la lutte contre le terrorisme. »

Loi travail:

« La contestation a eu lieu avant le dépôt du texte au Conseil des ministres et le Gouvernement l’a pris en compte. Chacun a pu s’exprimer, négocier, le texte est maintenant déposé et à l’Assemblée il y aura un débat.

La pétition #loitravailnonmerci était une manifestation sur le net. Le Gouvernement a eu raison de prendre le taureau par les cornes et de présenter un nouveau départ pour ce texte.

Ce texte a profondément été rééquilibré et il y a des avancées très positives. On pourrait au moins reconnaitre cela. »

Affaire des écoutes / Nicolas Sarkozy
:

« Ces écoutes ne se sont pas faites au hasard : Il y a un pseudo… tout cela pose problème.

La procédure qui suit son cours ne facilite pas sa candidature.

Nicolas Sarkozy sait très bien que ceci va faire buzz et provoquer dans l’électorat de droite la question de sa candidature. »


Primaires à gauche :

« Le Parti socialiste a déjà dit lors de son dernier Conseil national qu’il était pour la primaire. Une commission a été constituée à cet effet.

La primaire n’est pas le seul moyen pour obtenir l’unité des forces de gauche.

Le 14 avril  nous lancerons l’alliance populaire. Nous installerons dans tous les départements des collectifs de l’alliance populaire qui convergeront le 3 décembre dans une grande convention.

L’alliance populaire c’est un regroupement qui vise à dépasser le Parti socialiste avec la volonté de se tourner vers les citoyens, les associations citoyennes, les syndicalistes

Le problème n’est pas de s’unir au second tour mais d’être au second tour.

Le PS aura à décider de sa forme de participation. »

23 Mar

Commentaires fermés sur Le Parti socialiste salue la mémoire d’Anker Jørgensen, ancien Premier ministre social-démocrate du Danemark

Le Parti socialiste salue la mémoire d’Anker Jørgensen, ancien Premier ministre social-démocrate du Danemark

par

logo social écologie

Nous avons appris le décès de l’ancien président du Parti social-démocrate et Premier ministre du Danemark Anker Jørgensen à l’âge de 93 ans.

Nous adressons nos condoléances au peuple danois et aux sociaux-démocrates.

Anker Jørgensen avait été plusieurs fois Premier ministre du Danemark entre 1972 et 1982, leader du parti social-démocrate jusqu’en 1987 et membre du Parlement jusqu’en 1994. Il a conduit son pays à l’adhésion à la Communauté économique européenne, luttant contre un fort courant eurosceptique.

De ses origines pauvres, il n’avait rien oublié, lui l’orphelin est le dernier ouvrier à être devenu Premier ministre. Membre du parti social-démocrate depuis 1939, ouvrier sans diplôme, puis syndicaliste, il incarnait par son parcours un exemple pour les classes populaires. Jørgensen n’avait jamais quitté son petit appartement d’un quartier populaire de Copenhague.

Ancien résistant au nazisme, il se situait à l’aile gauche de son parti, militant ouvertement comme Olof Palme contre la guerre du Vietnam ou luttant, contre son syndicat, pour l’adhésion à la C.E.E. Comme Premier ministre, il renforça l’Etat providence au Danemark.

Le Parti socialiste gardera de lui l’exemple de l’humilité en politique malgré les moqueries et la fermeté dans les convictions de solidarité entre les peuples et entre les travailleurs.

21 Mar

Commentaires fermés sur L’invité de Guillaume Durand sur Radio Classique et Paris Première

L’invité de Guillaume Durand sur Radio Classique et Paris Première

par

JCC RAdio Classique bis 21032016

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin au micro de Guillaume Durand sur Radio Classique et Paris Première.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


« Il faut tout faire pour essayer de… par radioclassique

 

Primaires à droite

« J’apostrophe tous les dirigeants de la droite. Nous n’avons pas de candidat préféré. Nous avons une droite qui au fond est très unie sur ce qu’elle doit faire. Alors il y en a qui se cachent comme M. Juppé, il y en a qui affirment comme M. Fillon, il y en a qui louvoient comme Bruno Le Maire. Mais à chaque fois il y a le même projet ultralibéral.

Dernièrement j’ai indiqué que personne ne savait ce qu’Alain Juppé faisait, pensait. Il n’a pas de mots, pas de phrases, pas d’avis. On ne désigne pas quelqu’un sans avis. Ne pas avoir d’avis c’est une part de mépris.

Alain Juppé ne veut pas dire ce qu’il pense par peur d’une polémique. Comment peut-on alors être candidat à une présidentielle?

Chez les candidats LR il y a à chaque fois le même projet ultra-libéral.

Il n’y a pas de cap ni de capitaine chez Les Républicains. Ou alors 11 capitaines !

La primaire à droite vient de perdre le soutien de l’UDI. Ce n’est plus une primaire du centre et de la droite mais de la droite.

S’il y a aujourd’hui une formation désorganisée, sans cadre et sans objet, c’est Les Républicains. »

Propos de Marion Maréchal Le Pen sur BFM TV :

« Marion Marechal le Pen instrumentalisé la mort et le malheur des gens pour faire route Qu’avec elle il n’y aurait pas de terrorisme. C’est indigne. »

Législatives partielles :
« Il faut tout faire pour essayer de reconstruire l’ensemble de la gauche.

Dans les moments difficiles il y a ceux qui sautent par dessus bord et ceux qui restent sur le bateau pour le conduire à bon port.

Le Parti socialiste est encore une force majeure dans le paysage politique Français.

Ce n’est pas parce que nous perdons des législatives partielles que le PS est rayé de la carte. »

Terrorisme :

« Ce n’est pas en fermant la frontière avec la Belgique que l’on va arrêter le mouvement.

On mène une bataille frontale avec le terrorisme et on marque des points mais cela ne veut pas dire qu’il n’y aura plus d’attentats. »

Arrestation de Salah Abdeslam / débat sur la déchéance de nationalité:

« Ça le présente sous un autre aspect. Cela met dans la difficulté la droite sénatoriale qui ne veut pas reprendre la formule qui avait été décidée aux 3/5e à l’Assemblée nationale.

La réunion du Congrès est-elle encore possible? « Je crois que c’est possible. Pour cela il faudrait que la droite sénatoriale sorte de son jeu politicien ».

Loi Travail :
Manuel Valls a reconnu qu’il y avait eu des ratés. C’est assez rare en politique. Ce n’est pas une impuissance, c’est une constatation de ce que l’on peut faire.

Candidature de François Hollande en 2017 : 

« Il ne s’agit pas d’une pétition pour François Hollande mais d’une aimable pression. Et petit à petit chacun le dit ».

Situation du pays : 

« Les Français commencent à être récompensés de leur effort: croissance en hausse, déficit en baisse marges des entreprises retrouvées, la situation s’améliore lentement »

21 Mar

Commentaires fermés sur Message de Jean-Christophe Cambadelis à l’occasion de Newroz

Message de Jean-Christophe Cambadelis à l’occasion de Newroz

par

Le 21 mars est la fête du Newroz, la fête plusieurs fois millénaires des peuples d’Iran, d’Afghanistan, d’Asie centrale, du Caucase, du peuple kurde et encore d’autres peuples du Moyen-Orient. C’est la fête du printemps. C’est aussi la fête du nouvel an pour ces peuples. Les Nations Unies ont reconnu cette fête comme « la journée internationale du Newroz ».

Vous êtes nombreux à fêter, cette semaine, le Newroz en France. Je suis heureux de vous présenter mes vœux, et les vœux de tout le Parti socialiste, les plus amicaux.

Newroz signifie en persan le « nouveau jour ». Il est pour vous le symbole de renouveau, de renaissance, d’espoir et de liberté, profondément enraciné dans la culture et l’histoire de vos peuples.

Au moment où les peuples afghan, irakien, syrien et d’autres peuples qui souffrent du terrorisme et de la dictature et du fanatisme religieux qui a détruit les vestiges inestimables de votre histoire et de l’histoire de l’humanité, je pense à vous.

Je forme le vœu que la nouvelle année apporte aux peuples de cette vaste région et à nos concitoyens issus de ces pays, paix, progrès démocratique et prospérité.

11 Mar

Commentaires fermés sur L’invité de Bruce Toussaint sur I Télé

L’invité de Bruce Toussaint sur I Télé

par

JCC Itele 11032016 bis

Jean-Christophe Cambadélis répondait ce vendredi 11 mars 2016 aux questions de Bruce Toussaint sur I Télé.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


L’invité de Bruce Toussaint du 11/03/2016 par ITELE

 

Politique d’accueil des réfugiés

La France a été surprise que l’Allemagne unilatéralement mais à juste raison s’émancipe des accords de Schengen et accueille tout le monde

Nous devons êtres solidaires entre la France et l’Allemagne et créer des solutions communes qui doivent tarir le problème, contenir les réfugiés et les répartir. Autour de ces 3 questions-là, nous pouvons avoir une position commune.

La grande question c’est qu’elle politique en Europe par rapport aux réfugiés? Nous ne sommes pas encore au bout du chemin.

Loi Travail

Je discute avec tout le monde. Je fais en sorte que tout converge vers une solution par le haut.

Je dis aux organisations étudiantes : Négociez! C’est une chance inouïe de pouvoir peser sur le centre de gravité de ce texte avant qu’il ne soit déposé.

En politique, on peut dire qu’il faut retirer le texte, mais quand on est un syndicat c’est pour obtenir des avancées. On n’est pas dans l’idéologie quand on est dans une organisation syndicale, on essaie de faire avancer les choses non pas pour soi et son opinion politique, mais pour les jeunes qu’on est censé représenter.

Les jeunes ne manifestent pas contre le néolibéralisme mais contre la précarité. Et la loi doit répondre à cette question

La lutte contre la précarisation des jeunes ce n’est pas qu’un problème d’embauche mais aussi d’autonomie

Manuel Valls essaie de répondre aux problème de la jeunesse. François Hollande est attentif à la jeunesse dès le premier jour, c’est son obsession. C’est son obsession la jeunesse dans tous les sens du terme, c’est-à-dire sur les terrains de la liberté, sur la situation de l’égalité et sur les problèmes aujourd’hui de la précarité.

Le Parti socialiste, au point de départ, a dit que cette loi était déséquilibrée et qu’il fallait travailler dans 3 domaines : sur la hiérarchie des normes, sur la question des Prud’hommes et sur la question du licenciement économique ; et surtout qu’il fallait rééquilibrer avec la sécurisation des parcours professionnels, c’est-à-dire ce fameux CPA. Voilà les 4 questions qui ont été discutées à la fois au Bureau national du Parti socialiste, et qui ont été discutées dans la réunion du groupe socialiste avec le Premier ministre.

Nous demandons que cette Loi Travail soit équilibrée, qu’elle soit améliorée.

La philosophie de ce texte rappelée par le Président: de la souplesse et de la sécurité.

Je crois en la capacité d’écoute du gouvernement.

Primaires à gauche / élection présidentielle de 2017

Le paradoxe du moment c’est que le Parti Socialiste est le seul parti favorable pour les primaires.

Nous faisons des propositions pour que les primaires réussissent mais nous nous sentons un peu seuls pour le moment.

Le problème n’est pas de savoir si François Hollande est candidat ou pas, c’est de savoir si les dirigeants du Parti socialiste sont pour qu’il soit candidat ou pas. La question que je vais poser à tous les dirigeants du PS: « Es-tu favorable à une candidature de François Hollande ? ». Parce que si on est favorable, on se bat pour.

Tous les dirigeants du parti socialiste c’est-à-dire les ministres, les dirigeants des collectivités locales. Maintenant il faut vous prononcer. Vous dites si vous êtes pour ou si vous êtes contre. Si vous êtes pour, vous faites un mouvement pour. Si vous êtes contre, vous vous présentez. Maintenant, il faut de la clarté. Que les socialistes disent, les uns et les autres, pour qui ils sont. Dès maintenant. Ma réponse, moi, est oui

Je place les dirigeants socialistes devant leur responsabilité car le petit jeu de certains abîme l’ensemble de la gauche.

Propos de Nicolas Sarkozy dans Le Bal des Dézingueurs : « Le style c’est l’homme »

10 Mar

Commentaires fermés sur Décès de Claude Estier : la disparition d’une figure de l’histoire du Parti socialiste

Décès de Claude Estier : la disparition d’une figure de l’histoire du Parti socialiste

par

Claude Estier

Claude Estier s’est éteint ce jour, à l’âge de 90 ans. Par cette disparition, le Parti socialiste perd l’une des figures marquantes de son histoire.

Résistant, journaliste engagé à Libération et au Monde notamment, militant anticolonialiste, écrivain et historien du socialisme : Claude Estier a, sa vie durant, participé aux combats de notre formation politique en embrassant les grandes causes de la gauche.

Nous n’oublions pas qu’il fut le fondateur de L’Unité, l’hebdomadaire du Parti socialiste, au lendemain du Congrès d’Epinay. Tout au long de sa vie politique, il marqua nos débats par son engagement, sa loyauté et sa plume.

Député et conseiller de Paris, il était devenu un visage de la « bande du 18ème » qui accompagna François Mitterrand au pouvoir et pesa dans la conquête socialiste de la capitale.

Elu sénateur en 1986, il avait animé la présidence du groupe socialiste de la Haute assemblée de 1988 à 2004.

Le Parti socialiste adresse ses profondes condoléances à sa famille et à ses proches. Il exprime son amitié à toutes celles et ceux, militants et élus, qui l’ont connu et partagent aujourd’hui la même tristesse.

08 Mar

Commentaires fermés sur L’invité de Ruth Elkrief sur BFM TV

L’invité de Ruth Elkrief sur BFM TV

par

JCC BFM 08032016

 

Jean-Christophe Cambadélis était ce mardi 8 mars 2016 l’invité de Ruth Elkrief sur BFM TV.

 

Retrouvez la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

 

Loi Travail

On est dans un moment de négociation. Et il est toujours compliqué de mobiliser dans un moment de discussion.

Cette réforme vise à répondre à une situation de chômage de masse, de précariat dans la jeunesse.

J’ai été le premier à dire qu’il fallait rééquilibrer cette loi.

Je suis déjà satisfait que le Gouvernement ait pris en compte la situation et ait décidé de discuter avec les centrales syndicales, les parlementaires socialistes, et le PS.

L’inquiétude, l’interrogation, la colère se sont déjà exprimées dans une pétition. Il nous faut y répondre.

On saura dans quelques jours ce qui aura bougé au niveau de la Loi Travail.

Je dis aux jeunes: regardez ce qu’il va y’avoir plutôt que ce qu’il y a eu dans la Loi Travail.

Ils ont déjà eu gain de cause puisque nous sommes dans la négociation.

Il vaut mieux travailler à l’amélioration du projet de loi qu’à la contestation d’une loi qui n’est pas encore là.

C’est une situation inédite: Un texte est contesté alors qu’il n’est pas adopté. Mais nous avons donc le temps de l’améliorer

J’ai insisté sur le fait que le CPA soit renforcé, mis au centre de cette Loi Travail.

Si cette loi ne passe pas il y a des mesures positives qui ne passent pas

Je ne vois pas de divergences insurmontables au PS sauf si on les instrumentalise.

L’immense majorité du Bureau national hier n’était pas sur le retrait

Emmanuel Macron

Les ministres sont égaux. Mais chez les égaux, il y en a qui ont plus d’ego.

La « Macron mania » est un paradoxe au moment où l’on nous dit que le pays est contre des mesures libérales.

Election présidentielle de 2017

Plus on s’approchera de la présidentielle plus les Français répondront à la question: qui comme Président ? Ils ne jugeront plus sur les 5 ans passés mais Qui pour les 5 ans à venir ?

Et je pense qu’un Président sortant, ayant affronté les évènements que nous connaissons, sera en bonne position pour 2017.

 

07 Mar

Commentaires fermés sur Conférence de presse à l’issue du Bureau national – 07 mars 2016

Conférence de presse à l’issue du Bureau national – 07 mars 2016

par

JCC Point presse 07032016

 

Jean-Christophe Cambadélis a tenu une conférence de presse à l’issue du Bureau national du 7 mars 2016.

 

Retrouvez la vidéo ci-dessous:


Point Presse – Jean-Christophe Cambadélis 07/03 par PartiSocialiste

02 Mar

2 Comments

« Excommunier une gauche, c’est affaiblir l’ensemble », interview à L’Obs

par

Obs

 

L’Obs publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Entre la charge de Martine Aubry et de ses amis d’un côté et l’inflexion « sociale-libérale » du tandem Valls-Macron de l’autre, le PS est-il confronté aujourd’hui à un risque d’éclatement, voire de scission ? 

Je ne nie pas la crise au PS. Mais constatons qu’en Angleterre, le débat est fracassant au sein du gouvernement sur le maintien dans l’Europe, qu’en Allemagne, une partie de la CDU critique violemment Angela Merkel, que Syriza en Grèce a vu le départ de son aile gauche et qu’en Espagne, il n’y a toujours pas de gouvernement. Bref, les formations politiques au pouvoir en Europe occidentale traversent un moment très particulier.

Le PS connaît une crise de mutation car il cherche la réponse à la question : comment être encore socialiste quand on se heurte simultanément à quatre grandes crises ? La révolution de l’immatériel, qui bouleverse notre mode de production et la nature du salariat ; la nouvelle donne géopolitique qui nous fait entrer dans l’ère d’un monde a-polaire, marqué par le terrorisme, les guerres, les flux de réfugiés; la possible fin de l’Europe; et le défi climatique. Les socialistes doivent retrouver une grille de lecture qui combine leurs valeurs dans un monde bousculé par ces quatre crises.

 

Avec la déchéance de nationalité, les socialistes se sont fâchés avec la gauche sociétale, et avec la loi El Khomri, ils finissent de se fâcher avec la gauche sociale. Qu’est-ce qui leur reste ? Passer à droite ?

Ce pourrait être une tentation, mais ce n’est pas la mienne. Le salut des socialistes n’est ni dans la droitisation, ni dans la gauchisation, il est dans la social-démocratisation et la social-écologisation. Tout le problème du PS et de ses dirigeants, c’est qu’ils ne sont que la résultante des pressions diverses et qu’ils sont dans l’incapacité d’affirmer leurs propres thèses.
Les socialistes ont la gauche honteuse ?

Ils ont la gauche malheureuse. Ils subissent les pressions médiatiques, les interpellations politiques, les admonestations patronales, les surenchères syndicales. Ils vont l’un à l’autre sans poser ce qu’ils pensent réellement. Un parti politique ne peut pas être la résultante de pressions contradictoires. Il doit affirmer ses propres thèses : oui nous voulons bâtir l’union nationale pour combattre le terrorisme, non, sur la déchéance, il n’était pas acceptable d’inscrire les binationaux dans la Constitution. A propos de la loi El Khomri, entre ceux qui veulent tout défaire et ceux qui veulent ne rien faire, il y a la place  pour défendre un modèle à la fois souple et sécurisant. Le Parti socialiste n’est pas contre la souplesse quand c’est nécessaire, mais il ne veut pas dissoudre le droit du travail.

Martine Aubry a raison de vouloir quitter la majorité du PS puisque ce texte contredit la motion que vous aviez adopté ensemble au congrès de Poitiers ?

C’est pour cela que je juge le texte El Khomri déséquilibré. Mais l’enjeu n’est pas de saisir un prétexte pour sortir de la majorité du parti, c’est de l’améliorer. Il vaut mieux travailler à la construction d‘une issue positive qu’à l’élaboration d’une solution punitive.

Oui à l’évolution, et je partage bien des choses qu’a dites Martine Aubry, mais oui aussi au maintien de la réforme car je crois, comme le Premier ministre, qu’il y a des rigidités qu’il faut lever.

Ceux qui s’opposent au texte El Khomri, c’est la « gauche archaïque et passéiste » que Manuel Valls dénonçait dans l’Obs en octobre 2014 ?

Il y a des archaïques dans cette gauche comme il y a des libéraux dans l’autre camp. Mais il y a surtout des hommes et des femmes qui veulent défendre des valeurs, des principes. Dire que le code du Travail est fait pour protéger les salariés, ce n’est pas une hérésie. Dire que dans le marché mondial, il faut pouvoir s’adapter, ce n’est pas blasphémer.

Le fossé entre ces deux gauches n’est-il pas devenu irréductible comme le disent Manuel Valls d’un côté, Benoît Hamon de l’autre ?
Je ne le pense pas. Des débats de ce type ont été plus violents encore dans l’histoire du PS : entre François Hollande et Laurent Fabius sur le TCE en 2005, entre François Mitterrand et Michel Rocard sur la stratégie après le congrès de Metz en 1979, entre Lionel Jospin et Laurent Fabius après le congrès de Rennes de 1990. L’ADN du PS, c’est que c’est le creuset de toutes les gauches. Vouloir excommunier une gauche, c’est affaiblir l’ensemble. Manuel et Benoît se trompent: personne ne peut gagner seul.

C’est terrible : le PS serait donc condamné à la synthèse hollandaise…

Non, la solution, c’est le compromis. La synthèse dissout les thèses. Le compromis permet à tous de dire ce qu’ils pensent et à chacun de faire un pas vers l’autre. Il n’y a pas assez de compromis dans notre société, et pas assez de compromis à gauche. Il faut écouter ce que l’un et l’autre ont à dire sans être dans le préjugé.

Pour esquisser ce compromis, vous avez besoin du processus de la primaire ?
Je le souhaite parce que l’on a le droit à un débat. Et je n’ai pas de doute sur celui qui pourrait l’emporter.

C’est à dire ?

Le président de la République s’il se présentait serait désigné dans cette primaire.

C’est ça la vraie cause de la crise de la gauche : elle ne peut échapper à la candidature de François Hollande en 2017 ?

J’ai l’impression que dans une partie de la gauche, on ne veut pas de François Hollande, on ne veut pas de Manuel Valls et on sait que Martine Aubry n’ira pas. Donc, on ne veut pas de solution gagnante et on crée les conditions de la dispersion. Moi, je veux une solution gagnante en 2017. C’est pourquoi je souhaite que le Président de la République soit candidat. François Hollande, c’est une candidature pour temps de crise.
Et s’il n’était pas candidat, le Premier ministre s’imposerait naturellement ? 

Dans ce cas, ce serait une nouvelle donne. Et le Premier secrétaire que je suis aurait son mot à dire.
Emmanuel Macron n’incarne-t-il pas cette gauche qui ose dire ce qu’elle pense, sans tenir compte des pressions que vous évoquiez. Peut-il être la solution gagnante pour la gauche dès 2017 ?

Emmanuel Macron, comme Manuel Valls comme Arnaud Montebourg comme Benoît Hamon, seront un jour ou l’autre une solution, mais je ne suis pas certains qu’ils soient à cette étape en situation. La présidentielle de 2017 va être surplombée par les quatre crises que j’ai évoquées. Le pays voudra être rassuré. Il ne fera pas dans l’aventure, dans l’expérimentation. Il ne se jettera pas dans les bras de tel ou tel aussi brillant soit-il.
Manuel Valls comme Emmanuel Macron pensent qu’il faut dépasser voire saborder le PS pour faire autre chose…

Dépasser le PS, c’est la feuille de route du congrès de Poitiers. La question, ce n’est pas le dépassement, c’est pour faire quoi. S’il s’agit de faire un parti démocrate à l’américaine rompant avec la culture socialiste, ce sera sans moi. S’il s’agit de faire un nouveau parti socialiste, écologique et républicain, je suis candidat. C’est le sens de l’alliance populaire que je veux porter, le dépassement du PS avec d‘autres, des radicaux, des écologistes, des citoyens, des associatifs, des syndicats, des personnalités, issues de la société civile.

Aujourd’hui, à gauche et même au PS, certains socialistes ne préfèreraient-ils pas une bonne défaite glorieuse plutôt qu’une hypothétique et pénible victoire électorale ?

Tous les socialistes préfèreraient une bonne politique mais il est vrai, comme c’est arrivé plusieurs fois dans notre histoire, qu’aujourd’hui, certains pensent que dans la mondialisation, les socialistes ne doivent pas être au pouvoir. Beaucoup pensent que ce n’est pas au Parti socialiste de faire les adaptations au « réel-réel » mais à la droite et que la gauche devrait se contenter de manifester dans l’opposition. A l’heure du tripartisme, cette ligne ferait petit à petit sortir la gauche des radars de l’histoire.

 

 

Propos recueillis par Renaud Dély