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29 Jan

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Meeting de François Fillon à La Villette : un temps mort plutôt qu’un temps fort

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Dans la campagne de François Fillon, le meeting d’aujourd’hui devait être un temps fort : ce fut un temps mort.
La droite rêvait de ce jour comme d’une démonstration de force : elle devait propulser son candidat, montrer qu’il était le seul légitime à gouverner la France.
Las : face à la tourmente, c’est à sa famille politique qu’il a dû prouver qu’il était encore capable de la représenter à l’élection présidentielle.
L’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy a donc repris tous les mantras de la droite : une fois encore, les plus vulnérables ont vu leur dignité bafouée au nom du combat contre « l’assistanat », celle des fonctionnaires au nom de la lutte contre la « bureaucratie », le travail de la communauté éducative et des enseignants réduit à des « activités périphériques », les immigrés à des profiteurs qu’on tolère sous conditions. Rien de nouveau sous le soleil, donc.
Pire encore : pour retrouver de l’espace à droite, François Fillon raconte désormais que tous ses adversaires sont à gauche, y compris le Front national. Le candidat « les Républicains » ne prend même plus la peine de distinguer ceux qui portent les valeurs de la République de ceux qui les rejettent et les bafouent. Etre de gauche, c’est croire en l’action de l’Etat mais c’est aussi partager une éthique et des principes. Le succès des primaires citoyennes démontre que le peuple de gauche est bel et bien vivant, prêt à les défendre, contre la droite et l’extrême-droite.

27 Jan

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Le Parti socialiste s’indigne du retour des discours et des actes climato-sceptiques, de Washington à Paris

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Après le succès de la COP21, on était en droit d’espérer un recul du discours climato-sceptique. Las, force est de constater qu’il revient en force en ce début 2017. Le Parti socialiste non seulement s’en inquiète, mais s’en indigne.

Aux États-Unis, le Président Donald Trump a lancé la charge dès son intronisation, le 20 janvier, en faisant disparaître immédiatement la rubrique « changement climatique » du site officiel de la Maison Blanche. L’une de ses premières décisions aura consisté à relancer l’exploitation des pétroles et gaz de schiste, une énergie fossile dont l’extraction par fracturation hydraulique cause de profonds dommages à l’environnement et provoque des fuites du méthane, un gaz à effet de serre 23 fois plus puissant que le CO2.

Avec cette décision, Donald Trump remet en cause les engagements internationaux des Etats-Unis pour le climat, en particulier l’Accord de Paris. Face à l’urgence climatique, il méprise les 195 signataires, tourne le dos au monde, à la coopération internationale et prend des décisions qui s’annoncent catastrophiques pour notre avenir commun. America first, Climate least.

En France, Marine Le Pen a indiqué hier que le climat n’était pas une religion, comme pour mieux relativiser et remettre en cause les travaux des scientifiques du GIEC qui alertent depuis des années, à l’appui de travaux solides, sur l’importance de la crise climatique et l’urgence d’y remédier. Sous l’effet de la victoire de sa nouvelle idole américaine, Marine Le Pen renoue même avec son discours de 2012 quand elle affirmait douter que l’homme soit responsable du dérèglement climatique.

La trumpisation des esprits s’empare aussi des députés de droite. Lors de l’examen de la proposition de loi relative à la réforme du code minier, ils ont refusé de voter avec les députés socialistes pour interdire définitivement l’exploration et l’exploitation des gaz et huiles de schiste, et faire référence à la loi autorisant la ratification de l’Accord de Paris. Ils préparent ainsi le terrain aux renoncements et régressions contenus dans le programme de leur candidat en matière climatique et environnementale.

25 Jan

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Lettre de Jean-Christophe Cambadélis aux candidats à la primaire de la Belle alliance populaire

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Retrouvez ci-dessous la lettre de Jean-Christophe Cambadélis envoyée ce jour aux candidats à la primaire de la Belle alliance populaire :

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Paris, le 25 janvier 2017

 

 

 

A l’attention de Manuel Valls et Benoît Hamon

 

Mon cher Manuel, Mon cher Benoît,

Nul ne peut l’ignorer. Nous sommes confrontés à une offensive qui va au delà de l’élection présidentielle.

Ce qui est en jeu ce n’est pas seulement le Parti socialiste. C’est la gauche que l’on veut fractionner, pour mieux fracturer le modèle social. Voire pire, imposer le national populisme fort du précédent Donald Trump.

Le premier tour de la primaire fut un succès, ce qui a évidemment contrarié ceux qui s’attendaient ou attendaient une déroute en terme de participation.

Le déchaînement qui s’en est suivi, indique les difficultés qui attendent l’un d’entre vous.

Dans ce moment incertain, l’unité est notre bien. Benoît tu as déclaré que « tu ne te trompais pas d’ennemis : François Fillon et Marine Le Pen ». Manuel, tu as déclaré que « tu n’avais pas d’ennemis dans ta famille politique ».

Je n’ignore rien de ce qui se dit sur les réseaux sociaux au sujet de Manuel ou ce qui fut dit ici ou là pour Benoît. Mais je veux retenir votre double attitude qui, si elle est ferme sur les idées, n’oublie pas qu’il y aura un lendemain.

Le Parti socialiste se tiendra au côté du vainqueur qui aura la lourde charge de conduire la bataille présidentielle.

Le Parti socialiste sera facteur d’unité en toute occasion. Nous ferons tout pour rassembler. Nous ferons tout pour battre la droite et l’extrême droite.

Nous ferons tout collectivement pour que notre histoire, notre culture, nos succès gouvernementaux depuis un siècle soient source de victoires et de combats renouvelés.

Voilà pourquoi après avoir été officiellement saisi, je voulais vous présenter des mots d’apaisement. Même si je perçois un débat de fond qui est loin d’être médiocre sur l’Europe, le travail, la laïcité et bien d’autres choses.

Je n’ai jamais cru à l’impossibilité de l’unité – au regard des enjeux – dans cette élection présidentielle. La gauche est plurielle. La difficulté du redressement de la France après le bilan catastrophique de la droite a aiguisé les divergences. La dureté du monde qui vient où le national populisme a sa dynamique nécessite sang-froid et homme d’Etat. Les crises de la société où la précarité galope obligent à penser différemment. Je ne doute pas que vous serez à la hauteur de ces enjeux.

Voilà pourquoi je vous souhaite tout à la fois un bon débat et un grand rassemblement.

Amitiés socialistes,

 

Jean-Christophe Cambadélis

 

22 Jan

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« On sonne le glas du PS trop tôt », mon interview au Parisien

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Le Parisien publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

On a dit que la primaire de la Belle Alliance avait été calibrée sur mesure pour François Hollande. Ne regrettez-vous pas, maintenant qu’il a renoncé, de l’avoir organisée ?

JEAN-CHRISTOPHE CAMBADELIS : « Je regrette que Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron, le Parti communiste et les écologistes aient refusé d’y participer. On a donc fait une primaire de la Belle Alliance Populaire (BAP).

Après le renoncement de François Hollande, n’aurait-il pas été préférable de retarder son calendrier?

Non. Cette primaire a été bâtie pour l’unité, pas pour François Hollande. En août dernier, Arnaud Montebourg s’interrogeait s’il passerait par la primaire. La gauche du PS faisait elle valoir que s’il n’y avait pas un tel scrutin, elle réunirait cinq cents parrainages pour présenter son candidat. Emmanuel Macron venait de prendre son envol. Jean-Luc Mélenchon était déjà parti. Des écologistes faisaient de même. En l’absence de primaire, les socialistes se seraient trouvés privés de tout levier pour rassembler et battre la droite ou l’extrême droite Finalement, ce scrutin arrive au bon moment, alors que le pays hésite. Et ceux qui sont partis tôt s’essoufflent.

Que pensez-vous du fait que François Hollande ait décidé de ne pas prendre parti dès le premier tour ?

A partir du moment où il n’est pas candidat, il est normal que le président ne se mêle pas des jeux subalternes des partis politiques.

Le fera-t-il à l’issue du second tour ?

C’est à lui de choisir son moment. Mais je serai très étonné, compte-tenu des dangers qu’il a pointés lors de ses vœux, que le président n’intervienne pas dans les débats qui vont concerner la France.

Dimanche dernier, le chef de l’Etat était au théâtre au moment où les candidats débattaient. Cela vous-a-t-il choqué ?

Le président a le droit d’aller au théâtre ! Je ne suis pas persuadé qu’il ait besoin des débats pour se faire une opinion sur des candidats qui, pour la plupart d’entre-eux, étaient ses ministres ou son Premier ministre.

A partir de quel niveau de participation cette primaire sera-t-elle réussie ?

J’estime qu’entre 1,5 et 2 millions nous aurons atteint notre objectif.

Dans les rangs même de votre parti certains doutent que des gens qui n’ont pas réussi à travailler ensemble au gouvernement puissent se ranger derrière le vainqueur…

Les enjeux de cette présidentielle vont transcender les clivages de personnalités. Pendant que la classe médiatique n’a d’yeux que pour Emmanuel Macron, le malheur arrive par Marine Le Pen. Car ce qu’on ne veut pas voir, c’est qu’elle a repris sa marche. On ne veut voir qu’un Macron meilleur troisième. Alors qu’elle est en tête, forte du précédent Trump, du Brexit et du soutien à peine voilé de Poutine.  J’ai de grandes inquiétudes quant à la suite. Si elle n’est pas éliminée au premier tour, je crains tout au second.

Des partisans de certaines écuries disent déjà qu’ils ne s’imaginent pas faire campagne pour le représentant d’une ligne très à gauche. Comment allez vous les gérer ?

J’ai entendu ce type de réaction à chaque primaire, depuis celle entre Lionel Jospin et Henri Emmanuelli en 1995. Il est évident que le gagnant devra faire des gestes pour rassembler et ne pas s’inspirer de ce qu’à fait Fillon qui a littéralement éliminé et les juppéistes et les sarkozystes.

Une dynamique semble pourtant porter Emmanuel Macron…

Il est coincé. Il ne veut pas des socialistes pour conserver des soutiens à droite. Or il ne peut pas accéder au second tour sans la gauche, et sans les socialistes. Pour lui, comme hier François Bayrou, il est plus difficile de passer à 25% que de 15% à 18%. Le candidat désigné par la primaire va lui engager sa dynamique, il rassemblera. Je note chez Emmanuel Macron une certaine fébrilité face à la primaire. Sa volonté de fermer la porte à tout accord avec le PS me semble être une grosse faute. Il divise les progressistes qu’il dit vouloir rassembler. Enfin, il a compris que sa déclaration de vouloir désigner lui-même les 577 candidats faisait un peu Berlusconi.  On voit bien que pour lui au delà du sucre des sondages les difficultés commencent.

Vous en avez parlé avec lui ?

Il y a très longtemps. Je lui ai toujours dit qu’il pouvait être un élément complémentaire voire décisif pour faire gagner la gauche, mais qu’il ne pouvait pas se substituer à elle. On ne se substitue pas à la gauche avec les voix de la droite.

Les socialistes qui vont le rallier seront-ils sanctionnés ?

Ceux qui veulent faire battre le PS ne peuvent se réclamer de lui. On ne peut pas être dans l’équipe du PSG et jouer pour Monaco !

Seront-ils exclus ?

Ils ne pourront plus représenter le parti dans les élections à venir s’ils donnent leur signature ou s’ils font campagne pour une autre formation.

Mais si le soutien de personnalités du parti se confirmait, comme Ségolène Royal par exemple, que ferez-vous ?

Il n’y aura pas de sanctions pour les petits et pas pour les grands ! Cela s’appliquera à tout le monde.

Vous retireriez la carte du parti de Ségolène Royal par exemple?

Je n’y crois pas. Elle votera à la primaire pourtant redoutée par Emmanuel Macron.

Est-ce que le PS et Macron sont irréconciliables ?

Si Macron est de gauche, non. S’il est de droite, assurément !

Vous avez des craintes pour l’avenir du PS ?

Le PS existera après la présidentielle. Ce n’est pas un score électoral qui fait l’avenir définitif d’un parti. Sinon nous aurions disparu en 2002. Cela peut l’handicaper. Cela peut même lui permettre de se renouveler. Et comme je crois qu’il y a une possibilité d’emporter cette présidentielle ou de bien y figurer, je ne suis pas inquiet.

Mais les adhésions sont en berne…

Dans la campagne, les adhésions au projet de la BAP seront massives. Faire adhérer comme le fait Macron, c’est-à-dire un clic égal à une adhésion, c’est à notre portée ! Je trouve qu’on sonne le glas du PS trop tôt. Un parti ne disparaît pas comme cela. Il peut se disloquer. Mais s’il reste uni, il a toujours des chances de se ressourcer.

Comment ?

Je suis pour la métamorphose du PS. Il faut qu’il soit plus inclusif : impliquer beaucoup plus les adhérents, les électeurs d’un jour. Et puis à l’époque du tripartisme, le problème n’est pas de rassembler la gauche au second tour, mais d’y être. Il faut créer les conditions d’une fédération des gauches pour le faire.

D’après vous, François Hollande a-t-il été plus gêné par Macron que par Valls ?

Nous n’en avons pas parlé ensemble. Si je juge politiquement, celui qui lui a compliqué le plus la tâche est celui qui a cherché son impeachment, c’est-à-dire Emmanuel Macron. Cette échappée, dont je ne sais pas si elle sera belle, a dû le contrarier. Mais  il a dû être très peiné de voir Arnaud Montebourg quitter le gouvernement avec Benoît Hamon, Christiane Taubira plus tard. Sans parler des députés qui l’ont attaqué avec une rare violence. Chacun a peut-être mis sa pierre dans son jardin des supplices.

Propos recueillis par Ava Djamshidi et Philippe Martinat

 

 

17 Jan

Commentaires fermés sur Élection du président du Parlement européen : bravo Gianni, travaillons maintenant à une nouvelle alliance des forces de progrès

Élection du président du Parlement européen : bravo Gianni, travaillons maintenant à une nouvelle alliance des forces de progrès

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Le Parti socialiste salue la belle bataille menée par Gianni Pittella pour la présidence du Parlement européen.
Pour la première fois depuis trente ans, l’issue du vote était incertaine car, prenant acte que la droite européenne avait changé, les députés du Groupe socialiste et démocrate ont mis un terme à la coalition avec le PPE.
Depuis que le Parlement européen est élu, son président conservateur, Antonio Tajani, aura été le plus mal élu à cette fonction. La droite européenne qui rassemble dans un même parti les amis de François Fillon, ceux de Viktor Orban et ceux Silvio Berlusconi, a choisi un compagnon de route de ce dernier pour présider le Parlement européen. Désormais, les conservateurs dirigent tous les organes de l’Union européenne alors qu’ils sont grandement responsables de la situation actuelle.
Ce vote marque la fin du compromis historique entre les conservateurs pro européen et les sociaux-démocrates. Cet équilibre, rompu au lendemain même du Brexit, de la déclaration de guerre de Trump à l’Europe et des pressions répétées de Poutine, est la démonstration que le PPE (conservateur) veut tous les leviers pour ne rien changer. L’Europe est en grand danger.
Maintenant, le temps est venu de travailler à la convergence des forces de progrès, comme cela existe au pouvoir au Portugal et comme cela commence à être le cas en Grèce afin de bâtir une Europe qui ne soit ni celle de la droite ni celle de l’extrême droite, mais celle de la solidarité et de la prospérité partagée.

14 Jan

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François Fillon, l’inconstant candidat

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Dissensions et échanges peu cordiaux étaient au programme des Républicains réunis ce matin en Conseil National pour l’investiture de François Fillon. Un reflet de la campagne erratique menée par le candidat de la droite.
Cette semaine, François Fillon aura été tour à tour sarko-estrosiste sur les immigrés, vindicatif sur sa radicalité, penaud sur son programme de santé, amateur d’autoritarisme auprès des siens. Loin de la constance dont il se targuait d’être le maître.
Face à des troupes désorganisées que ses voeux guerriers n’ont pas su réunir, l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy accumule les circonvolutions pour garder le cap de cette campagne incompréhensible.
Alternant reniements et inflexibilité au gré des vents, il sème en chemin confusion et défection : délaissé par les classes populaires, ce sont désormais les centristes qui menacent de faire de même.
Son équipe, perdue, promet tout et son contraire, aux fonctionnaires sur les 39h, aux Français sur l’ouverture avec le centre.
Il ne lui reste quant à lui, que l’auto-conviction pour s’assurer de la discipline de ses rangs et des vertus de l’obstination.
Des sommets atteints pendant la primaire, François Fillon redescend « à fond » et en zigzag. Sur cette route difficile qui mène à la présidentielle, le candidat de la droite procède par à-coups et freinages forcés, et inéluctablement… dérape.

10 Jan

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Mémoire Comme Une : Un film pour restituer le travail de plusieurs mois des « Ambassadeurs de la Fraternité »

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L’histoire de 6 jeunes qui, volontaires en service civique, ont exploré la mémoire collective du 19e arrondissement.

Pendant plusieurs mois, les « Ambassadeurs de la Fraternité » ont rencontré, échangé, interrogé les acteurs de notre Histoire, qu’ils soient habitants, combattants, élus, déportés ou résistants. Un projet qui les portera de la France au camp d’Auschwitz en Pologne, puis sur les traces de l’esclavage en Guadeloupe car en effet, l’histoire de notre pays s’étend bien au-delà de nos frontières.

Un partenariat entre une élue de la Mairie du 19e arrondissement, des directeurs des centres d’animation de la Ligue de l’Enseignement fédération de Paris, un jeune réalisateur, un éducateur, auquel j’ai eu plaisir d’apporter une petite pierre, celle de la confiance et de l’espoir.

Dès le 14 janvier vous pourrez découvrir sur les réseaux sociaux le documentaire « Mémoire comme Une » .

Un projet emplit d’espoirs et d’optimisme, porté par les « Ambassadeurs de la Fraternité », écrit par Karine Gautreau, Adjointe au Maire du 19e chargée de la vie associative et de l’éducation populaire et réalisé par Cyril Lefèvre avec les jeunes ambassadeurs.

 

07 Jan

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Décès de Mario Soares: un résistant face à la dictature, un promoteur de l’Europe, un acteur majeur du socialisme

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C’est avec une grande émotion que le Parti socialiste a appris la mort de Mario Soares à l’âge de 92 ans.
Aujourd’hui, c’est une des figures les plus importantes du Portugal mais aussi du socialisme européen qui s’est éteinte.
Mario Soares était un socialiste convaincu. Engagé dès ses plus jeunes années contre le régime autoritaire de « l’Estado Novo », il fonda l’action socialiste portugaise en 1964. Son engagement lui valu de nombreuses arrestations et il fut même déporté dans une colonie portugaise en 1968.
Contraint à l’exil, il s’installera alors en France où il enseignera à l’Université de la Sorbonne et de Vincennes, tout en continuant à porter l’opposition démocratique portugaise.
Il participera ainsi à la création du Parti socialiste portugais en 1973, dont il deviendra un an plus tard le secrétaire général.
Mario Soares était un militant de l’Europe. A la suite de la « Révolution des Œillets », il mettra ses convictions au service de son pays. Tout d’abord comme Ministre des Affaires étrangères où il engagera le processus d’indépendance des colonies portugaises. Puis, à la présidence du gouvernement de 1976 à 1978 et de 1983 à 1985 où il négociera avec énergie l’entrée de son pays dans le cercle européen et mènera avec succès les réformes nécessaires pour y arriver.
En 1986, il sera élu président de la République au moment même où le Portugal entre officiellement dans la Communauté Economique Européenne. Il effectuera deux mandats de Chef d’Etat.
Par la suite, Mario Soares multipliera les initiatives pour défendre son « pari européen » en prenant la présidence du Mouvement européen International ou encore en siégeant au Parlement européen en 1999.
Tout au long de sa vie, Mario Soares fut un avocat incontournable des libertés, un compagnon majeur du Parti socialiste, une personnalité essentielle de l’histoire de la construction européenne. Il fut un ami intime de François Mitterrand, avec qui il incarna ce lien fraternel entre socialistes portugais et français dans le combat pour la démocratie comme dans l’exercice du pouvoir.
Le Parti socialiste adresse ses sincères condoléances à l’ensemble du mouvement socialiste européen aujourd’hui en deuil. Il exprime, dans ce triste moment, toute son amitié aux camarades socialistes portugais ainsi qu’à la famille et aux proches de Mario Soares.

02 Jan

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Décès de François Chérèque : le mouvement progressiste est en deuil

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C’est avec une profonde tristesse que le Parti socialiste a appris le décès de l’ancien secrétaire général de la CFDT François Chérèque.

Cet éducateur spécialisé de formation exerça tous les échelons de responsabilités au sein de la CFDT avant d’en devenir le secrétaire général en 2002.

Homme de convictions mais aussi de dialogue, François Chérèque porta la voix pendant une décennie de la centrale syndicale. Il marqua de son empreinte de nombreuses réformes notamment celle de la représentativité syndicale dans notre pays.

Militant réformiste et moderne, il prolongea son engagement en s’impliquant dans le suivi du plan gouvernemental de lutte contre la pauvreté puis à la tête de l’agence du service civique dont il fut président de 2013 à juin 2016.

Constamment animé d’une curiosité intellectuelle et de l’amour du débat d’idées, il présida le Conseil d’administration de la fondation Terra Nova, en lien avec Thierry Pech.

C’est donc l’ensemble du mouvement progressiste qui est en deuil aujourd’hui. Le Parti socialiste adresse ses sincères condoléances à ses proches et à sa famille, ainsi qu’aux militants de la CFDT et à leur secrétaire général Laurent Berger.

02 Jan

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Faisons de 2017 l’année du recul des précarités !

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Retrouvez la tribune de Jean-Christophe Cambadélis publiée dans le Huffington Post :

 

Faisons de 2017 l’année du recul des précarités !

J’aimerais qu’il y ait un réveil, un sursaut, j’aimerais que nous soyons en pensée avec celles et ceux qui sont sans: sans logement, sans protections, sans projets, sans espoir.

Je sais que le moment est un peu particulier pour parler d’une question aussi sérieuse que les précarités. Nous nous remettons à peine du réveillon que nous avons passé auprès des nôtres, en famille, entre amis, à faire la fête et à refaire le monde, à repasser en revue cette odieuse année 2016 et à faire des plans sur la comète pour 2017.

Je formule d’ailleurs ici des vœux chaleureux pour vous et pour tous ceux qui vous sont chers. Je vous souhaite plein de réussite dans vos projets, plein de joies et plein d’espoir aussi pour 2017. Vous pouvez en avoir car vous habitez un beau pays, la France, avec une histoire magnifique et un avenir qu’il nous reste encore à écrire.

En évoquant les précarités, je ne veux pas gâcher l’esprit de fête, encore moins donner mauvaise conscience. Je veux simplement parler de nos compatriotes qui n’ont justement pas pu participer pleinement à la joie générale du réveillon alors même que nous vivons dans le même pays, que nous partageons le même destin moral et politique.

Ainsi, après le réveillon, j’aimerais qu’il y ait un réveil, un sursaut, j’aimerais que nous soyons en pensée avec celles et ceux qui sont sans: sans logement, sans protections, sans projets, sans espoir. J’aimerais que nous pensions à ces vies brisées et surtout que nous agissions pour que tous les précaires reprennent peu à peu la maîtrise de leur propre existence, ce droit humain inaliénable.

Car on peut agir, la précarité n’est ni une maladie, ni une fatalité: c’est un terrible enchaînement mais que l’on peut enrayer, c’est une mise à l’écart effroyable mais qui n’est pas irrémédiable, c’est une perte de dignité insupportable mais que l’on peut réparer. Oui, on peut agir, des associations formidables en font la démonstration au quotidien sur le terrain, en matière de logement, de santé, d’emploi et de culture. Ces associations font un travail remarquable et difficile. Elles doivent lutter contre l’indifférence et parfois contre les préjugés entretenus à l’endroit des pauvres. Les municipalités du Front national en ont fait une spécialité, démontrant qu’elles sont non seulement xénophobes mais aussi pauvrophobes.

J’ai voulu donner la parole à certaines associations dans mon dernier ouvrage consacré précisément au précariat (Brissy-sous-Bois ou les oubliés de la République ; Éditions de la Fondation Jean-Jaurès). J’ai voulu qu’elles nous parlent de leur engagement, de leurs actions, de leurs idées aussi pour faire reculer les injustices et les misères de tous ordres.

Contre les précarités on peut agir, le gouvernement l’a aussi démontré depuis 2012. Insuffisamment, c’est une évidence et je n’ai pas écrit cet ouvrage comme un fascicule de propagande électoral. Oui, il devra faire plus, beaucoup plus, mais il a fait de nombreuses choses, personne ne peut le nier: plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale, Prime d’activité, Garantie jeunes, revalorisations des minima sociaux, amélioration de l’accès aux soins grâce à la généralisation progressive du tiers payant, renforcement de la couverture complémentaire santé pour les ménages les plus modestes, développement de places d’hébergement d’urgence…

Il faudra faire plus. Il faut aller plus loin et reconsidérer nos priorités. Je propose de faire de la question du précariat, la question centrale du prochain quinquennat. Certains, comme monsieur Fillon, ont d’autres plans : ils veulent mettre l’État social au régime sec, réduire drastiquement les aides, réduire considérablement le nombre de fonctionnaires, alors même que c’est le cœur de notre modèle français et que les plus faibles n’ont que les services publics comme patrimoine et que les aides sociales comme revenu.

Certes, on pourrait se dire que tout cela ce n’est que de « l’assistanat » car les précaires seraient tout de même un peu responsables de leur sort. Certes, on pourrait dire que la France ne peut pas réduire toute la pauvreté de la France. Oui, on pourrait. Mais, on peut aussi s’indigner, se révolter, se dire que la situation ne peut plus durer, que des millions de nos concitoyens – 20% pour être exact – sont touchés par au moins une forme de précarité, soit de revenu soit de conditions de vie (logement insalubre, alimentation pas équilibrée, incapacité à se soigner…). Il y a beaucoup d’autres statistiques qui témoignent de cette montée de la précarité – j’en cite dans mon ouvrage pour introduire chaque entretien avec les dirigeants des associations – des statistiques discutables par nature, mais qui dressent un très triste tableau.

La précarité touche de plus en plus de personnes et atteint de plus en plus de domaines de l’existence. Les précarités enchaînent et s’enchaînent : les individus sont rongés de l’intérieur par le stigmate social et le sentiment d’inutilité et se retrouvent entraînés en marge de la société. Ces femmes, ces hommes et ces enfants ont pourtant droit à la dignité, ils ont le droit de penser et de diriger leurs vies, de développer des projets et non pas simplement des angoisses, de penser à l’avenir et non plus simplement au prochain repas.

Je vous le dis, les précarités sont un énorme gâchis, un gâchis de vie et un gâchis pour notre pays. Dans le monde qui est le nôtre, où la créativité est le moteur de l’économie, où les idées sont le carburant de l’avenir, la France a besoin de tous les siens. Et donc tous les siens doivent pouvoir compter sur la France.

C’est pourquoi j’en appelle aussi dans ce livre à un « nouveau nous Français », à un nouveau sentiment d’appartenance collectif et inclusif. Riches ou pauvres, nous partageons le même destin. Alors, prenons conscience de ce lien qui nous unit au-delà de nos conditions. Toutes et tous, nous sommes la France. Et si nous en sommes conscients et en sommes fiers, 2017 sera à nous et les années qui suivront seront nos obligées. Alors, bonne année 2017, faite de vos beaux projets et de nos belles luttes contre les précarités !